Les commandements européen et sud de l’armée américaine ont confirmé la saisie du navire russe « Bella-1 », qui tente depuis deux semaines d’échapper au blocus américain près du Venezuela, et du « Sophia ». La Russie a dénoncé l’usage de la force dans le cas du premier, qui battait pavillon russe.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé que le Mexique devient désormais « un fournisseur important » de pétrole à Cuba, en réponse à la crise au Venezuela qui approvisionnait l’île caribéenne en vertu d’un accord de coopération.
Un article du quotidien britannique Financial Times affirme qu’en 2025 les livraisons de pétrole mexicain à Cuba ont dépassé celles du Venezuela, selon les données de l’industrie. Une information qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante par l’Agence France-Presse et Le Monde.
Interrogée à ce sujet, Mme Sheinbaum a déclaré qu’au vu de la crise que traverse le Venezuela, « le Mexique devient évidemment un fournisseur important », précisant que le pays n’expédiait pas à Cuba « plus de pétrole qu’il n’en avait envoyé historiquement ».
Donald Trump a dit « douter que l’OTAN soit là pour nous si nous avons besoin d’eux » dans un message très critique à propos de l’Alliance atlantique, publié mercredi sur son réseau Truth Social. « Nous serons toujours là pour l’OTAN, même s’ils ne seront pas là pour nous », écrit aussi le président américain.
Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi, avoir « saisi » dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela.
Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a affirmé que les Etats-Unis n’envisageaient pas d’utiliser la force militaire pour s’emparer du Groenland, à rebours des déclarations de la Maison Blanche la veille.
« Ils étudient les canaux diplomatiques », a assuré le speaker à la presse au Capitole de Washington. Les déclarations, mardi, de la Maison Blanche selon lesquelles Donald Trump étudie plusieurs options, dont « utiliser l’armée », pour acquérir ce territoire semi-autonome du Danemark, ne représentaient que des « propos généraux », a-t-il ajouté.
La Russie a dénoncé l’usage de la force par les Etats-Unis contre un navire battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord, après l’annonce par les Etats-Unis de la « saisie » d’un pétrolier poursuivi dans le cadre du blocus des Etats-Unis visant des pétroliers liés au Venezuela.
« Conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, en haute mer s’applique le régime de liberté de navigation, et aucun Etat n’a le droit d’employer la force à l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres Etats », a déclaré le ministère des transports russe. Il a précisé que le Marinera avait obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » de naviguer sous pavillon russe et que lorsque les forces navales américaines sont montées à bord, « la communication avec le navire a été perdue ».
« Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde », a écrit Pete Hegseth sur le réseau social X.
C’est effectivement ce que vient d’annoncer le commandement sud des Etats-Unis, dans un post publié sur le réseau social X : « Le département de la guerre [anciennement département de la défense], en coordination avec le département de la sécurité intérieure, a appréhendé sans incident un pétrolier clandestin sans pavillon et faisant l’objet de sanctions », en mer des Caraïbes.
Ce navire, le M/T Sophia, « opérait en eaux internationales et menait des activités illicites en mer des Caraïbes », affirment les Américains, qui assurent être en train de l’« escorter jusqu’aux Etats-Unis pour qu’il y soit immobilisé ». Selon le New York Times, ce navire battait pavillon camerounais, comme vous l’avez noté, mais cela n’est pas confirmé par les autorités américaines dans leur message.
Le secrétaire à l’énergie américain, Chris Wright, a déclaré que les Etats-Unis prévoyaient de maintenir un contrôle important sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, notamment en supervisant la vente de la production du pays « jusqu’à nouvel ordre », rapporte le New York Times et Politico.
« A l’avenir, nous vendrons sur le marché la production vénézuélienne », a-t-il affirmé à l’occasion d’une conférence sur l’énergie organisée par Goldman Sachs, poursuit le quotidien new-yorkais.
Selon Politico, M. Wright a également annoncé que les recettes de ces ventes seraient « déposées sur des comptes contrôlés par le gouvernement américain », puis « réinjectées au Venezuela pour bénéficier au peuple vénézuélien ».
Cette nuit, Donald Trump a déclaré que le Venezuela allait « remettre » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu’il contrôlerait les revenus générés, en tant que président américain.
Dans un message publié sur X, le commandement des forces américaines en Europe annonce que « le département de la justice et le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, en coordination avec le département de la guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du M/V Bella-1 pour violation des sanctions américaines. Le navire a été saisi dans l’Atlantique Nord en vertu d’un mandat délivré par un tribunal fédéral américain, après avoir été suivi par le USCGC Munro [navire des garde-côtes]».
Le navire, anciennement connu sous le nom de Bella-1, tente depuis plus de deux semaines d’échapper au blocus imposé par les Etats-Unis aux pétroliers sanctionnés près du Venezuela.
Des forces armées américaines mènent, selon plusieurs médias américains, une opération dans l’Atlantique Nord pour prendre le contrôle d’un pétrolier battant pavillon russe, poursuivi depuis plusieurs jours par les Etats-Unis.
L’opération, documentée par Fox News, CNN, le Financial Times et le Guardian, survient quelques heures après des informations de presse rapportant que la Russie a envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter ce navire, poursuivi par les Américains dans le cadre de leur blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.
La chaîne de télévision d’Etat russe RT a également publié deux photos floues montrant un hélicoptère s’approchant du pétrolier, affirmant qu’une opération était en cours.
L’agence de presse Reuters, citant deux responsables américains, a également confirmé que les Etats-Unis tentaient d’arraisonner le navire. Ces responsables, qui ont requis l’anonymat, ont expliqué que l’opération était menée conjointement par les garde-côtes et l’armée américaine. Ils ont ajouté que des navires militaires russes se trouvaient dans les environs au moment de l’opération, dont un sous-marin russe.
Mardi, Majed Al-Ansari, porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari, a exhorté à résoudre les différends « par le dialogue, la retenue et la désescalade ». « Le Qatar a joué avec succès le rôle de médiateur entre le Venezuela et les Etats-Unis par le passé, et ces canaux de communication sont prêts à être utilisés si l’un des gouvernements concernés nous le demande », a-t-il déclaré devant des journalistes.
Il a rappelé que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, s’était rendue à Doha en avril dernier, où elle avait rencontré le premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani : « Il y a eu des communications avec Rodriguez dans le passé, lorsqu’elle était vice-présidente du Venezuela, et le canal de communication reste ouvert entre le Qatar et le Venezuela. »
« Nous sommes très préoccupés par ce qui se passe là-bas », a déclaré Majed Al-Ansari, ajoutant que le problème dépasse le cadre du Venezuela. « Cela ne concerne pas seulement le Venezuela, mais la stabilité de toute la région. »
Les cours du pétrole baissent mercredi, après les déclarations de Donald Trump affirmant que le Venezuela allait « remettre » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, et de nouvelles avancées dans les négociations sur l’Ukraine.
Vers 11 h 40, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 0,44 % à 60,43 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, lâchait 0,75 % à 56,70 dollars.
Mardi à Cuba, le ministère des forces armées a salué, dans une publication sur les réseaux sociaux , « l’honneur et la gloire » des soldats tués au Venezuela. Parmi eux figuraient deux hauts gradés du ministère de l’intérieur : le colonel Humberto Alfonso Roca, 67 ans, et le colonel Lazaro Evangelio Rodriguez, 62 ans.
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a appelé les 10 millions d’habitants de l’île, située à seulement 145 kilomètres des côtes de Floride, à défendre la nation et la révolution cubaine « au péril de leur vie ». Il demande également aux organisations internationales de dénoncer ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir des Etats-Unis.
Par Anne-Françoise Hivert, Chloé Hoorman
C’est une petite musique que Donald Trump a relancée, dans la foulée de son coup de force militaire au Venezuela. Et si les Américains plantaient une bonne fois pour toutes leur drapeau au Groenland ? « Le président a clairement indiqué que l’acquisition [de l’île arctique, territoire autonome danois] était une priorité pour la sécurité nationale des Etats-Unis, a déclaré, mardi 6 janvier, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. M. Trump et son équipe discutent actuellement d’une série d’options pour atteindre cet objectif important en matière de politique étrangère, et, bien sûr, le recours à l’armée américaine est toujours une option. »
La République dominicaine a déclaré mardi devant l’Organisation des Etats américains (OEA) que, « conformément à la position adoptée » après les élections du 28 juillet 2024 au Venezuela, lorsqu’elle n’a pas reconnu la victoire contestée de Nicolas Maduro, « elle ne peut conférer de légitimité à un régime de facto qui cherche à se perpétuer en dehors de la volonté du peuple vénézuélien ».
« Nous ne pouvons pas non plus tolérer la menace persistante qui pèse sur la paix sociale ou sur l’intégrité du peuple vénézuélien », a-t-il ajouté.
L’opération, annoncée par Donald Trump, constitue un revers pour la Chine, qui avait fait du pouvoir vénézuélien un ami dans le combat contre les Etats-Unis et un partenaire économique malgré ses défaillances, explique notre correspondant Harold Thibault.
Premier importateur de pétrole de la planète, la Chine était devenue la ligne de survie du gouvernement de Maduro, achetant la majeure partie du brut qu’il exportait – entre 55 % et 90 %, selon les mois, en 2025.
Lors d’une conférence de presse, la porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Mao Ning, a déclaré que le Venezuela « est un pays souverain et jouit d’une souveraineté pleine et permanente sur ses ressources naturelles et sur toutes les activités économiques qui se déroulent sur son territoire », en réponse à une question sur les informations publiées par ABC News concernant les exigences de Washington envers Caracas.
Selon ABC, citant trois sources anonymes, les Etats-Unis demandent au Venezuela de réduire ses relations avec la Chine, la Russie, l’Iran et Cuba. L’administration américaine l’aurait dit à la dirigeante intérimaire du Venezuela, Delcy Rodriguez.
Dans des propos rapportés par El Nacional, Mao Ning a décrit cette pression comme un « usage flagrant de la force » et a soutenu que l’exigence faite au Venezuela de se départir de ses ressources énergétiques selon une approche « l’Amérique d’abord » constitue « un cas typique d’intimidation », qui « viole gravement le droit international », « porte gravement atteinte à la souveraineté du Venezuela » et « nuit aux droits du peuple vénézuélien ».
« La Chine condamne fermement ce comportement », a souligné la porte-parole, ajoutant qu’« il convient de souligner que les droits et intérêts légitimes de la Chine et des autres pays au Venezuela doivent être protégés ».
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