EN DIRECT, Venezuela : les Etats-Unis vont « dicter » les décisions des autorités de transition, notamment sur la vente de pétrole, déclare la Maison Blanche
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EN DIRECT, Venezuela : les Etats-Unis vont « dicter » les décisions des autorités de transition, notamment sur la vente de pétrole, déclare la Maison Blanche

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Published
Jan 7, 2026

« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a dit la porte-parole américaine. Cette mise au point survient après que la présidente par intérim du Venezuela a assuré qu’« aucun agent extérieur ne gouvernait » le pays. La compagnie pétrolière publique PDVSA a confirmé qu’elle négociait avec les Etats-Unis « la vente de pétrole ».

Les cours du pétrole ont continué à reculer, mercredi, face aux nouvelles annonces de Washington concernant l’avenir de l’exploitation des gigantesques réserves d’hydrocarbures du Venezuela. Mardi soir, le président américain, Donald Trump, a assuré que Caracas allait remettre aux Etats-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole » actuellement stockés sur des navires. « Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi », a-t-il ajouté, sur sa plateforme Truth Social.

Le gouvernement américain a aussi annoncé, mercredi, que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien et viserait à augmenter la production locale, aujourd’hui de seulement un million de barils par jour.

C’est cette perspective d’ajouts de barils sur un marché dont l’offre est déjà jugée en excédent par rapport à la demande qui pèse sur les prix. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a perdu 1,22 %, à 59,96 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a cédé 2 % à 55,99 dollars.

Une réunion entre les dirigeants des grandes compagnies pétrolières et Donald Trump est prévue vendredi.

Alors que le ministère de la défense britannique avait annoncé, plus tôt mercredi, avoir apporté un soutien « opérationnel » aux Etats-Unis lors de la saisie, dans l’Atlantique Nord, d’un pétrolier lié à la Russie, le ministre de la défense, John Healey, a donné plus de détails dans une intervention dans la soirée devant le Parlement.

« Aucun militaire britannique ne s’est rendu à bord » du pétrolier, a-t-il souligné, précisant que le Bella-1, son nom d’origine, était considéré comme étant « sans pavillon » puisqu’il avait « un faux pavillon » russe, et pouvait donc « être légalement intercepté et soumis au droit de l’Etat » l’ayant placé sous sanction.

Concrètement, les Britanniques ont fourni aux Américains l’accès à au moins une base aérienne, la Royal Air Force a procuré une surveillance aérienne, et un navire ravitailleur « a apporté son soutien aux forces américaines lorsque celles-ci poursuivaient et interceptaient » le pétrolier, avait expliqué le ministère.

Deux paysans ont été arrêtés pour avoir fêté la capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis lors de l’attaque du 3 janvier au Venezuela, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) l’avocat de l’ONG Foro Penal, défenseur des prisonniers politiques, mercredi. Les deux personnes ont été arrêtées lundi en vertu de la loi d’état d’exception décrétée samedi après l’attaque, qui prévoit des peines de prison pour toute célébration de l’opération américaine.

« Nous attendons de voir s’ils seront présentés devant les tribunaux », a fait savoir Me Gonzalo Himiob, précisant que « ce sont des agriculteurs très modestes ». Les deux frères, âgés de 64 et 65 ans, sont des paysans de la localité de Rio Negro, dans l’État de Mérida (ouest).

« Ils étaient en état d’ivresse et sont sortis devant leur domicile pour célébrer » le fait « qu’ils avaient capturé M. Maduro », a précisé l’avocat. « Ils ont tiré quelques coups en l’air avec les armes que l’on conserve habituellement dans les exploitations et les propriétés rurales, en plaisantant avec leurs voisins qui sont des partisans du pouvoir », lesquels les ont dénoncés aux autorités, a indiqué M. Himiob.

Il s’agit des premières arrestations sous le gouvernement de Delcy Rodriguez, la présidente par intérim qui a succédé à Maduro. Aucune manifestation ni expression publique de soutien à l’incursion militaire des États-Unis n’a été enregistrée dans le pays.

« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse. « Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal », a-t-elle ajouté.

Cette mise au point sans appel survient après que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a affirmé, hier, qu’« aucun agent extérieur ne gouvernait » le pays.

Le gouvernement groenlandais participera à la rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et des responsables danois la semaine prochaine, sur fond de tensions autour de l’avenir de l’île arctique, a annoncé la cheffe de la diplomatie groenlandaise.

La compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) a annoncé négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis, après la capture de Nicolas Maduro et les déclarations du président Donald Trump annonçant qu’il allait contrôler la commercialisation du pétrole vénézuélien.

PDVSA « mène actuellement une négociation avec les Etats-Unis pour la vente de volumes de pétrole, dans le cadre des relations commerciales existant entre les deux pays. Ce processus (…) repose sur une transaction strictement commerciale, conforme à des critères de légalité, de transparence et de bénéfice pour les deux parties », selon le communiqué.

« Ce processus se déroule selon des schémas similaires à ceux en vigueur avec des entreprises internationales, comme Chevron, et repose sur une transaction strictement commerciale, conforme à des critères de légalité, de transparence et de bénéfice pour les deux parties », poursuit le texte. « PDVSA réaffirme son engagement à continuer de bâtir des alliances qui stimulent le développement national au bénéfice du peuple vénézuélien et contribuent à la stabilité », conclut la compagnie publique.

La ministre des sciences et de la technologie, Gabriela Jiménez, a diffusé une vidéo sur sa chaîne Telegram qui montre, selon elle, un des bâtiments de l’Institut vénézuélien de recherche scientifique (IVIC), en banlieue de Caracas, touché par des frappes aériennes. Selon Mme Jiménez, « deux missiles ont directement touché la zone » qui « abritait des serveurs et des équipements essentiels à nos réseaux informatiques et ont été complètement détruits ». Les images, que l’Agence France-Presse (AFP) n’était pas en mesure d’authentifier dans l’immédiat, montrent un site jonché de débris, des bris de verre et des structures métalliques fondues. Elles montrent également des fragments présentés comme étant ceux d’un missile AGM-154.

Quatre autres bâtiments de l’IVIC ont été endommagés, a ajouté la ministre. Ces lieux étaient « essentiels pour former les professionnels qui soutiennent notre santé, notre ingénierie et notre souveraineté pétrolière », dit le texte accompagnant la vidéo qui mentionne « l’utilisation de bombardiers stratégiques capables de neutraliser des systèmes radar grâce à une technologie furtive ».

L’Etat portuaire de La Guaira, voisin de Caracas, a également été la cible de ces frappes, destinées à annihiler les défenses aériennes vénézuéliennes pour permettre aux hélicoptères d’aller capturer Nicolas Maduro et son épouse.

Le gouverneur de l’Etat de La Guaira, Alejandro Teran, a dénoncé la destruction d’un entrepôt de médicaments. « Des tonnes de médicaments et de nourriture ont été brûlés », a-t-il affirmé dans une vidéo sur les réseaux sociaux, sans toutefois fournir de preuves.

« Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré Karoline Leavitt à des journalistes.

Donald Trump étudie « activement » un « achat » du Groenland avec ses équipes, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour obtenir l’île, territoire autonome danois. « C’est quelque chose dont le président et son équipe de sécurité nationale discutent activement », a dit Karoline Leavitt pendant une conférence de presse, en réponse à une question sur une possible acquisition.

Cette déclaration intervient alors que l’impérialisme débridé du président américain – qui cible Cuba, la Colombie, le Mexique et le Groenland – semble désormais la stratégie officielle du pays.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est défendu de l’absence de plan des Etats-Unis pour le Venezuela après la capture, le 3 janvier, de Nicolas Maduro.

« Ce n’est pas de l’improvisation », a affirmé le secrétaire d’Etat devant la presse, au Capitole, affirmant que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. « La première étape est la stabilisation du pays », la deuxième, nommée « rétablissement », consiste à « s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste », tandis que la troisième serait « bien sûr de transition », a-t-il ajouté, sans détailler le processus dans ce dernier cas.

Les nouveaux dirigeants du Venezuela coopèrent avec les Etats-Unis sur la question d’un pétrolier saisi par les Etats-Unis dans les Caraïbes, a affirmé le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.

« Ils comprennent bien que le seul moyen de transporter du pétrole et de générer des revenus, et de ne pas avoir d’effondrement économique, est de coopérer et de travailler avec les Etats-Unis », a déclaré Marco Rubio à la presse au Capitole, alors que Nicolas Maduro, capturé samedi par les Etats-Unis, résistait auparavant à un blocus imposé par Washington pour exporter le pétrole vénézuélien.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé qu’il rencontrerait des responsables du Danemark, autour de la question du Groenland, que Donald Trump a répété récemment vouloir acquérir.

Devant la presse au Capitole, à Washington, M. Rubio a répété les déclarations de la Maison Blanche la veille, qui avait affirmé que Donald Trump envisageait plusieurs options pour acquérir le Groenland, y compris « utiliser l’armée ». « Si le président identifie une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis, chaque président conserve l’option d’y faire face à travers des moyens militaires », a déclaré Marco Rubio.

La Russie a demandé aux Etats-Unis d’assurer le « retour rapide » dans leur pays des membres d’équipage russes se trouvant à bord du Bella-1, le navire « saisi » dans l’Atlantique Nord, dans le cadre du blocus américain visant des pétroliers liés au Venezuela.

« Nous exigeons de la partie américaine qu’elle leur assure un traitement humain et digne, qu’elle respecte scrupuleusement leurs droits et leurs intérêts, et qu’elle ne fasse pas obstacle à leur retour rapide dans leur patrie », a fait savoir le ministère des affaires étrangères russe, cité par l’agence de presse TASS, sans préciser combien de Russes se trouvent à bord.

Donald Trump aime le militaire en général, et les militaires des Etats-Unis par-dessus tout. Ces derniers présentent à ses yeux deux vertus essentielles : l’excellence et l’obéissance. Eliminer le « calife » djihadiste Abou Bakr Al-Baghdadi dans sa cache syrienne en 2019, tuer le patron des gardiens de la révolution iraniens, Ghassem Soleimani, à Bagdad en 2020, bombarder les sites nucléaires de la République islamique en 2025, enlever Nicolas Maduro dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier : l’armée sait faire et les autocélébrations du commandant en chef font « de la bonne télévision », un autre critère auquel le président des Etats-Unis est également très attaché.

Ce débat sur une opération qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, « je m’y suis engagé hier, le plus rapidement possible, c’est-à-dire sous quinze jours », a affirmé le premier ministre au Sénat, en réponse à une question de la cheffe de file des sénateurs communistes, Cécile Cukierman.

Le chef du gouvernement français a souhaité que ce débat soit « un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu, pour dire les choses de manière (…) prudente ». Il a redit que « tout contrevient au droit international » dans l’opération américaine au Venezuela, mais « ce n’est pas parce que tout est illégal (…) qu’il ne faut pas se réjouir qu’un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien », en appelant à de nouvelles élections.

« Le vrai sujet, c’est notre crédibilité. Au fond, est-ce qu’on est prêt une bonne fois pour toutes à être fort ? », a demandé le premier ministre, en répondant cette fois au chef de file des sénateurs Ecologistes, Guillaume Gontard. « Et ça, c’est quelque chose qui n’est pas que gouvernemental. C’est une œuvre collective qui se fait, à mon avis, sur plusieurs fondements, plusieurs principes », a-t-il développé, en évoquant notamment la « cohérence » de la France « dans le rapport au droit international » et sa « crédibilité » avec un budget de la défense qui n’est toujours pas voté pour 2026.

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