Le commandement européen des États-Unis a confirmé la saisie du « Marinera », anciennement connu sous le nom de « Bella 1 », qui tente depuis deux semaines d’échapper au blocus américain imposé aux pétroliers sanctionnés près du Venezuela
Dans un message publié sur X, le commandement européen des Etats-Unis annonce que « le département de la justice et le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, en coordination avec le département de la guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du M/V Bella-1 pour violation des sanctions américaines. Le navire a été saisi dans l’Atlantique Nord en vertu d’un mandat délivré par un tribunal fédéral américain, après avoir été suivi par le USCGC Munro [navire des gardes-côtes]».
Des forces armées américaines mènent mercredi, selon plusieurs médias américains, une opération dans l’Atlantique nord pour prendre le contrôle d’un pétrolier battant pavillon russe, poursuivi depuis plusieurs jours par Washington et pour lequel la Russie a envoyé selon la presse des navires d’escorte.
L’opération, rapportée par Fox News, CNN et l’agence Reuters intervient quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie a envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter ce navire, poursuivi par Washington dans le cadre de son blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.
Selon le Wall Street Journal, des hélicoptères et au moins un navire des garde-côtes étaient mobilisés mercredi pour prendre le contrôle du pétrolier. Selon des données de suivi des vols et deux responsables américains, les États-Unis ont déployé des avions P-8 Poseidon spécialisés dans la lutte anti-sous-marine ainsi que des avions d’appui-feu AC-130J afin de soutenir l’opération d’arraisonnement.
Ce pétrolier sous sanctions américaines, appelé initialement Bella 1 et désormais enregistré sous le nom de Marinera, avait dans un premier temps échappé au blocus maritime imposé par les Etats-Unis au Venezuela et son équipage avait refusé de laisser les garde-côtes américains monter à son bord. L’opération en cours est conduite par l’US Coast Guard et l’armée américaine, ont dit les deux responsables ayant requis l’anonymat.
Le média russe RT a pour sa part cité une source anonyme selon laquelle un hélicoptère essayait de déposer sur le pont du Marinera ce qui semble être des militaires américains. RT a publié une photo de ce qui est présenté comme un hélicoptère américain volant près du pétrolier.
Cité par les médias d’Etat russes, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que le pétrolier se trouvait dans les eaux internationales et respectait le droit maritime international. Il a réclamé que soit respectée sa liberté de navigation.
Le président américain Donald Trump a décidé d’étouffer les exportations de pétrole du Venezuela par la mer avant d’ordonner la capture à Caracas du président vénézuélien Nicolas Maduro le week-end dernier.
c’est, en effet, ce qu’affirment le Financial Times et le Guardian évoquant une tentative d’abordage. La chaîne de télévision d’Etat russe RT a publié deux photos floues montrant un hélicoptère s’approchant du pétrolier, indiquant qu’une opération était en cours.
L’agence de presse Reuters, citant deux responsables américains, a également confirmé que les Etats-Unis tentaient d’arraisonner le navire. Ces responsables, qui ont requis l’anonymat, ont expliqué que l’opération est menée conjointement par les gardes-côtes et l’armée américaine. Ils ont ajouté que des navires militaires russes se trouvaient dans les environs au moment de l’opération, dont un sous-marin russe.
Le président ukrainien a déclaré, mercredi, espérer que l’équipe de négociation de son pays aborderait avec les représentants du président américain, Donald Trump, les questions les plus sensibles liées à la fin de la guerre avec la Russie, notamment celles des territoires et de la centrale nucléaire de Zaporijia.
« Aujourd’hui, Rustem Umerov a déjà présenté un premier rapport sur le travail de l’équipe ukrainienne de négociation en France. Une nouvelle session de discussions avec les émissaires du président des Etats-Unis aura lieu, la troisième en deux jours », a écrit M. Zelensky sur les réseaux sociaux. « Nous attendons en particulier que les questions les plus difficiles du cadre de base pour mettre fin à la guerre soient discutées, à savoir celles liées à la centrale nucléaire de Zaporijia et aux territoires », a-t-il ajouté.
Le président ukrainien a également ajouté avoir demandé à son équipe d’examiner les formats possibles de rencontres au niveau des dirigeants entre l’Ukraine, d’autres pays européens et les Etats-Unis.
Une référence aux engagements des Etats-Unis à soutenir des forces multinationales en Ukraine en cas de nouvelle invasion russe a été supprimée de la version finale de la déclaration de Paris adoptée par la coalition des volontaires, selon le média ukrainien European Pravda.
D’après ce dernier, qui cite un projet du texte ainsi qu’un responsable du palais de l’Elysée, les Etats-Unis ne sont pas formellement signataires de la déclaration, et la mention d’un engagement explicite de Washington à soutenir les forces de la coalition en Ukraine en cas de nouvelle agression russe a été retirée avant l’adoption définitive du document le 6 janvier.
La présidence française a rappelé que les Etats-Unis ne sont pas partie prenante officielle à la déclaration de Paris. Un responsable de l’Elysée, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a signalé que la déclaration avait été approuvée par les membres de la coalition et discutée en détail avec Washington.
Selon European Pravda, une comparaison entre le projet initial et le texte final montre que le paragraphe consacré aux forces multinationales ne mentionne plus les engagements américains à fournir un soutien en cas de violation d’un cessez-le-feu par la Russie.
D’après le projet initial, « les partenaires de la coalition et les Etats-Unis joueront un rôle vital, dans une coordination étroite, dans l’apport de ces garanties de sécurité ». Par ailleurs, une « force multinationale pour l’Ukraine » serait « dirigée par les Européens », mais avec « une participation américaine », notamment en matière de « renseignement et logistique », et « un engagement américain à soutenir la force en cas d’attaque ».
La version finale du texte mentionne que les forces multinationales seront dirigées par des Européens, avec la participation de membres non européens, et évoque un soutien américain envisagé, sans engagement formel.
Le chef du bureau présidentiel ukrainien, Kyrylo Boudanov, a affirmé que des « résultats concrets » ont déjà été obtenus à l’issue des négociations en cours à Paris sur la sécurité de l’Ukraine.
« Nous poursuivons d’importantes négociations à Paris afin de parvenir à une paix durable et à des garanties de sécurité fiables pour notre pays. Toutes les informations ne peuvent pas être rendues publiques, mais des résultats concrets ont déjà été obtenus et le travail se poursuit », a déclaré M. Boudanov dans un message publié sur Telegram. « Les intérêts nationaux de l’Ukraine seront protégés », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après la signature par la coalition des volontaires de la déclaration de Paris sur les garanties de sécurité pour la paix en Ukraine.
A l’issue de cette réunion à Paris, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a également signé une déclaration avec les dirigeants de la France et du Royaume-Uni exprimant leur intention de déployer un contingent militaire multinational en Ukraine une fois un cessez-le-feu instauré. Les discussions portent sur les conditions d’une paix durable et sur les mécanismes de sécurité destinés à prévenir toute nouvelle agression contre l’Ukraine.
La Russie a envoyé un sous-marin et d’autres moyens navals pour escorter le pétrolier Marinera, rapportent le Wall Street Journal et CBS News. Le navire, anciennement connu sous le nom de Bella 1, tente depuis plus de deux semaines d’échapper au blocus imposé par les Etats-Unis aux pétroliers sanctionnés près du Venezuela. Le navire fait partie de la flotte fantôme russe, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens avec l’Iran et le Hezbollah.
D’après trois responsables américains, la Russie a demandé aux Etats-Unis de cesser de poursuivre le navire. Mardi, le ministère des affaires étrangères russe a déclaré suivre « avec inquiétude » la situation autour du pétrolier. Le média russe RT a diffusé une vidéo montrant un patrouilleur des gardes-côtes américains suivant le pétrolier et affirmé que les Etats-Unis tentaient d’intercepter le navire, en route vers Mourmansk, malgré son « statut civil ». Ces derniers ont déjà saisi deux superpétroliers, le Skipper et le Centuries, soupçonnés de participer au transport de pétrole illicite, et n’excluent pas de nouvelles saisies.
Au moment où les Etats-Unis ont commencé à poursuivre le navire, le Bella 1 était considéré comme sans pavillon et visé par une ordonnance judiciaire de saisie. Son passage sous pavillon russe complique désormais la base juridique d’une intervention américaine, estiment des experts, qui soulignent un risque de représailles de la part de Moscou et de ses alliés.
Alors que des responsables ukrainiens et américains poursuivraient leurs discussions à Paris, mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est arrrivé dans la nuit à Chypre, où il doit rencontrer son homologue chypriote, Nikos Christodoulides, ainsi que de hauts responsables de l’Union européenne (UE), a annoncé son porte-parole, Sergii Nykyforov.
Dans la soirée, M. Zelensky participera à une cérémonie marquant le début de la présidence semestrielle de Chypre du Conseil de l’UE.
Sont prévus également des entretiens avec le président chypriote, avec l’archevêque Georges III de Chypre, puis avec le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en présence de M. Christodoulides.
Ce dernier, qui avait rencontré M. Zelensky à Kiev en décembre, a assuré que les efforts de l’Ukraine pour rejoindre l’UE figureront parmi les priorités de la présidence chypriote. Chypre succède au Danemark à la tête du Conseil de l’UE. Copenhague, proche allié de Kiev, avait tenté de faire avancer l’ouverture des chapitres de négociations d’adhésion de l’Ukraine, sans succès en raison de l’opposition de la Hongrie.
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, considéré comme le dirigeant le plus proche du Kremlin au sein de l’UE, affirme régulièrement que l’adhésion de l’Ukraine au bloc européen aurait des « conséquences catastrophiques ».
Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, Chypre apporte une aide financière, sécuritaire et humanitaire à l’Ukraine, notamment dans le cadre des mécanismes européens.
A l’issue de la réunion de la coalition des volontaires, mardi, le premier ministre belge, Bart De Wever, a annoncé que son pays contribuerait à assurer la paix en Ukraine après la fin de la guerre.
« La Belgique assumera sa part des efforts internationaux, a dit, sur X, le dirigeant de l’Alliance néoflamande (N-VA). Notre contribution portera notamment sur la fourniture de capacités aériennes et maritimes, ainsi que sur des actions de formation, domaines dans lesquels la Belgique peut avoir un impact concret et significatif ».
Opposé à l’idée de libérer les dizaines de milliards d’avoirs russes logés au sein de la banque belge Euroclear et devant garantir un prêt à l’Ukraine, Bart De Wever a rappelé son attachement à un Occident « uni », essentiel pour « obtenir des résultats qui marqueront l’histoire et assureront la paix ».
Pour (re)découvrir ce nationaliste flamand devenu défenseur des intérêts belges, nous vous invitons à lire cet article de notre correspondant à Bruxelles, Jean-Pierre Stroobants.
Les forces russes ont attaqué l’Ukraine dans la nuit de mardi à mercredi avec 95 drones, dont environ 60 étaient de type Shahed, en provenance de Primorsko-Akhtarsk, Oriol et Donetsk, a affirmé, mercredi, l’armée de l’air ukrainienne sur Telegram.
La défense aérienne a abattu 81 drones, a-t-elle précisé, ajoutant que « 14 drones d’attaque ont été repérés sur huit sites, et les débris d’avions abattus sont tombés sur cinq sites ».
Alors que l’invasion à grande échelle de l’Ukraine s’apprête à entrer dans sa quatrième année, le Kremlin continue de présenter le conflit comme une mission nationale, en mobilisant un imaginaire patriotique et religieux. Dans ce contexte, les célébrations de Noël orthodoxe ont rassemblé, dans la nuit du 6 au 7 janvier, des fidèles lors des offices traditionnels de minuit.
Les chrétiens orthodoxes de Russie, du Moyen-Orient et d’autres Églises utilisant le calendrier julien célèbrent Noël le 7 janvier, contrairement aux catholiques, protestants et orthodoxes grecs, qui suivent le calendrier grégorien adopté à partir du XVIIᵉ siècle et aujourd’hui largement utilisé dans la vie civile à travers le monde.
Le président ukrainien et l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, ont annoncé rester mercredi à Paris pour poursuivre leurs discussions en vue d’un cessez-le-feu avec la Russie. Si les Etats-Unis ne sont pas signataires de la « déclaration de Paris », approuvée mardi par la coalition des volontaires, le président Donald Trump « soutient fortement ces protocoles de sécurité », qui visent à « dissuader toute attaque » future en Ukraine, a affirmé Steve Witkoff.
Les 35 pays membres de la coalition des volontaires se sont accordés mardi pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance d’un potentiel cessez-le-feu sous « leadership » américain, une fois un accord de paix, toujours très hypothétique, trouvé avec la Russie.
Les ministres des affaires étrangères du G7 ont salué mardi soir « les avancées sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine » obtenues à l’issue d’un sommet de pays en majorité européens à Paris, a déclaré le ministère des affaires étrangères français à l’origine de cet échange téléphonique entre pays du G7.
Le ministre Jean-Noël Barrot avait pris l’initiative de cet échange téléphonique avec ses homologues des Etats-Unis, du Canada, de l’Italie, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et du Japon, le premier depuis que la France assure la présidence du G7 depuis le 1er janvier. M. Barrot souhaitait notamment informer ses homologues des résultats du sommet de la coalition des volontaires, qui a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur « le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu » en Ukraine.
« Ce premier échange entre ministres des affaires étrangères du G7 sous présidence française a permis d’aborder les principaux sujets d’actualité internationale, dont la situation au Venezuela », a ajouté le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, sans davantage de précision sur le sujet.
Emmanuel Macron a confirmé au journal télévisé de France 2 que « des milliers de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine après le cessez-le-feu ». Une fois la paix signée, « nous souhaitons pouvoir fournir : un, des images et de l’observation (…) ; deux, nous participerons à la régénération de l’armée ukrainienne ; et trois, nous avons montré notre disponibilité pour être déployé dans cette force multinationale. Ce ne sont pas des forces qu’on engage au combat », a-t-il précisé, « c’est une force de réassurance », une fois la paix signée. Il a évoqué la « potentialité de plusieurs milliers d’hommes ».
Il a également expliqué que les Etats-Unis prendront le leadership des mécanismes de surveillance d’un cessez-le-feu une fois la paix signée. « Ce que ce sommet de Paris a changé, c’est que, pour la première fois, il y a eu un travail entre [la] coalition des volontaires, [les] Ukrainiens et [les] Américains, et [que] les Américains ont dit ce qu’ils étaient prêts à faire (…) C’est ça qui a changé ces dernières semaines », a-t-il rapporté. « C[e son]t eux qui mèneront le monitoring du cessez-le-feu, a-t-il ajouté, c’est-à-dire tout ce travail qui consiste à voir si la zone frontière est violée ou pas. »
Interrogé sur la reprise d’un dialogue avec le président russe, M. Macron a indiqué être en train de « réorganiser une prise de contact dans les prochaines semaines ».
Dans la foulée de la réunion à Paris des alliés de Kiev, les ministres des affaires étrangères du G7 doivent s’entretenir par téléphone ce soir « afin d’aborder les enjeux au Venezuela et en Ukraine », selon la diplomatie française.
Cette réunion des chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de la France, du Canada, de l’Italie, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et du Japon se tient à la demande de la France, qui préside le G7 depuis le 1er janvier, précise le Quai d’Orsay.
« Nous devrons sûrement faire des compromis » pour atteindre la paix en Ukraine, a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, après la réunion de la coalition des volontaires. « Nous ferons tout notre possible, avec ténacité, réalisme et clairvoyance, pour parvenir au meilleur résultat possible, à savoir un cessez-le-feu stable, une garantie de sécurité solide et une paix en Europe qui lie étroitement l’Ukraine et les Européens et que nous construirons ensemble », a-t-il ajouté.
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