EN DIRECT, Venezuela : un « nombre important » de prisonniers politiques vont être libérés, annonce le président du Parlement
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EN DIRECT, Venezuela : un « nombre important » de prisonniers politiques vont être libérés, annonce le président du Parlement

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Published
Jan 8, 2026

Cela concerne « un nombre important de personnes vénézuéliennes et étrangères », selon Jorge Rodriguez, qui n’est pas entré dans le détail au sujet des prisonniers concernés.

Des sénateurs républicains se sont joints jeudi à leurs collègues démocrates pour faire avancer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre le Venezuela, un camouflet pour le président américain quelques jours après la capture de Nicolas Maduro.

La motion de procédure est passée avec 52 voix pour - dont 5 sénateurs républicains - et 47 contre, et le texte lui-même doit désormais être soumis au vote au Sénat la semaine prochaine. En cas d’adoption, il se dirigera vers la Chambre des représentants, où son sort est plus incertain.

Même en cas d’adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer un veto probablement insurmontable au texte, dont la portée reste donc largement symbolique. La résolution a pour but « d’ordonner le retrait des forces armées des Etats-Unis des hostilités à l’intérieur du - ou contre le - Venezuela qui n’ont pas été autorisées par le Congrès ».

Donald Trump ne serait ainsi pas autorisé à lancer de nouvelles opérations militaires contre le Venezuela sans un vote préalable des parlementaires.

« Afin de favoriser la coexistence pacifique, le gouvernement bolivarien et les institutions de l’Etat ont décidé de libérer un nombre important de personnes vénézuéliennes et étrangères », a déclaré Jorge Rodriguez. « Ces processus de libération sont en cours », a-t-il précisé lors d’une déclaration à la presse faite à l’Assemblée nationale, sans entrer dans le détail.

C’est la première libération de prisonniers depuis l’opération, le 3 janvier, de l’armée américaine qui a emmené de force le président Nicolas Maduro pour le traduire en justice aux Etats-Unis, et la nomination de Delcy Rodriguez comme présidente par intérim.

L’ONG Foro penal (« forum pénal »), qui estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires, s’est félicitée de la « bonne nouvelle ». « Nous savons que des personnes sont en train de retrouver la liberté, dont des étrangers », écrit sur X l’avocat de l’ONG, Alfredo Romero, qui cherche à déterminer qui figure parmi les personnes relâchées.

Plusieurs opposants avaient encore été arrêtés au Venezuela fin 2025. En septembre, un groupe d’experts de l’ONU avait dénoncé un durcissement de la persécution pour motifs politiques au Venezuela.

Les contestations de la proclamation de victoire de Nicolas Maduro à la présidentielle de 2024 avaient conduit à l’arrestation de 2 400 personnes. Plus de 2 000 avaient été ensuite relâchées, selon les chiffres officiels. Fin décembre, au moins 99 autres personnes avaient été libérées, puis 87 autres pour le Nouvel An.

Le vice-président américain, J. D. Vance, a confirmé la vision de Washington avec la plus grande clarté, en déclarant mercredi soir sur Fox News : « La manière dont nous contrôlons le Venezuela, c’est en contrôlant les cordons de la bourse, en contrôlant les ressources énergétiques, et nous disons au régime : “Vous pouvez vendre le pétrole à condition que vous serviez les intérêts de sécurité nationale américains”. »

« Voilà comment nous exerçons une pression incroyable sur le pays sans perdre une seule vie américaine, sans mettre en danger un seul citoyen américain », s’est-il félicité, en faisant référence à l’absence de déploiement militaire des Etats-Unis dans le pays.

Le président colombien, Gustavo Petro, et son homologue américain, Donald Trump, « se sont engagés à mener des actions conjointes » contre la guérilla ELN, qui agit à la frontière avec le Venezuela, a affirmé jeudi le ministre de l’intérieur colombien, Armando Benedetti.

MM. Petro et Trump ont eu mercredi soir un entretien téléphonique, le premier entre les deux dirigeants depuis le retour du Républicain à la Maison Blanche en janvier 2025. Lors de cet entretien, le dirigeant colombien, de gauche, a accepté une invitation de Donald Trump à se rendre à Washington et lui a demandé « d’aider à frapper durement l’ELN à la frontière » avec le Venezuela, a assuré M. Benedetti dans un entretien à Blu Radio.

Cette guérilla d’extrême gauche apparue en 1964 sous l’inspiration du révolutionnaire argentin Ernesto Che Guevara compte quelque 5 800 membres qui agissent dans plus de 20 % des plus de 1 100 municipalités de Colombie, selon le centre d’études InSight Crime. C’est la plus grande organisation rebelle d’Amérique.

Le 13 décembre, l’ELN, qui contrôle des régions de production de cocaïne, a décrété trois jours de confinement de la population de ces zones, en invoquant des « menaces d’intervention impérialistes » de Donald Trump. Le président américain a annoncé que des pays producteurs de cocaïne en Amérique latine étaient « susceptibles d’être attaqués », en mentionnant la Colombie, qui « fabrique de la cocaïne » et « la vend [aux Etats-Unis] ».

En novembre 2019, le président Emmanuel Macron avait horrifié la communauté occidentale en déclarant l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) « en état de mort cérébrale », dans un entretien à The Economist, à la veille d’un sommet de l’Alliance atlantique. Toucher à un tel monument, pilier depuis soixante-dix ans du lien transatlantique, lui-même pilier de l’ordre international, relevait quasiment du sacrilège. La chancelière Angela Merkel marqua froidement sa désapprobation, comme elle savait le faire. Le président Donald Trump qualifia ces propos d’« insultants » et de « très dangereux » pour la France, car « personne n’a plus besoin de l’OTAN que la France ».

L’Alliance des Etats du Sahel (AES), qui réunit les juntes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, a condamné « fermement » un « acte d’agression » des Etats-Unis au Venezuela, avec lequel elle entretient d’excellentes relations diplomatiques. Les trois pays de la confédération de l’AES sont dirigés par des juntes militaires issues de coups d’Etat commis entre 2020 et 2023. Elles défendent une politique souverainiste et anti-impérialiste.

L’AES « condamne fermement cet acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations unies », a-t-elle réagi dans un communiqué signé par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte burkinabé et président en exercice de la confédération.

« L’AES rappelle que l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat est une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et constitue un acte d’agression », a ajouté jeudi l’alliance, exprimant « sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée ».

Les trois pays ont interpellé le Conseil de sécurité des nations unies « afin qu’il assume pleinement sa mission (…) en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale ».

Les cours de l’or noir progressent jeudi, portés par le risque géopolitique et une application plus offensive des sanctions américaines. Vers 11 h 50, à Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, prenait 1,12 % à 60,63 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas intermediate, pour livraison en février, gagnait 1,18 % à 56,65 dollars.

Mercredi, les Etats-Unis ont saisi deux pétroliers, le Bella-1, rebaptisé Marinera, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran, et le Sophia, était, selon Washington, « sans pavillon et sous sanctions ».

En parallèle, le ministre de l’énergie américain, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays. « Seul l’avenir nous dira » combien de temps Washington entend garder la tutelle sur Caracas, a estimé le Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times.

Une exploitation pétrolière accrue au Venezuela ferait chuter les cours, mais toute hausse significative de la production pourrait prendre plusieurs années selon les experts, car les investissements requis pour produire davantage sont massifs dans ce pays d’Amérique du Sud.

Merci pour votre message. Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants et le Sénat sont censés donner leur aval en cas de conflit à l’étranger. Or, ils n’ont été ni consultés ni même informés avant l’opération menée samedi pour enlever le président vénézuélien, Nicolas Maduro.

Signe de l’affaiblissement de l’institution parlementaire, John Thune et Mike Johnson, les deux leaders républicains au Sénat et à la Chambre des représentants, ont salué à l’unisson la décision de Donald Trump, sans un mot pour le piétinement de leurs prérogatives.

C’est donc logiquement de l’opposition démocrate que se sont élevées les principales critiques, et encore se sont-elles exprimées le plus souvent avec prudence, comme s’il fallait peser chaque mot et ne surtout pas donner l’impression de s’associer au régime de Caracas : aux Etats-Unis, le chavisme de Nicolas Maduro, qui s’est maintenu au pouvoir malgré une victoire contestée, fait office de repoussoir pour l’ensemble du personnel politique.

L’administration Trump argue qu’il s’agissait d’arrêter un trafiquant de drogue – Nicolas Maduro a été inculpé devant un tribunal fédéral de New York pour « conspiration narcoterroriste » – et non pas du déclenchement d’un conflit international. Mais, dans le même temps, Donald Trump a fait part de son intention de « diriger le Venezuela », sans que l’on sache si cela nécessiterait d’envoyer des troupes au sol, ce qui reposerait la question – à tout le moins – de la consultation du Congrès.

Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à lire l’article ci-dessous.

Les Etats-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés et « s’affranchissent des règles internationales », a déploré jeudi Emmanuel Macron dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, évoquant aussi « une agressivité néocoloniale » de plus en plus en vigueur dans les relations diplomatiques.

« Les instances du multilatéralisme fonctionnent de moins en moins bien. Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde », a dit le président français.

Emmanuel Macron a aussi dit refuser « le nouveau colonialisme » de grandes puissances tout comme le « défaitisme » ambiant face aux dernières évolutions dans le monde. « Nous, nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme, mais nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme », a-t-il lancé.

« Ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens. Plus d’autonomie stratégique, moins de dépendance à l’égard des Etats-Unis comme de la Chine », a-t-il insisté.

La diplomatie russe a accusé jeudi les Etats-Unis d’attiser des « tensions militaires et politiques » après la saisie d’un pétrolier lié à Moscou dans l’Atlantique Nord, dans le cadre du blocus de Washington visant l’exportation du pétrole vénézuélien.

« Le fait que Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales est regrettable et alarmant », a déclaré le ministère russe des affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant les agissements « dangereux et irresponsables » des Etats-Unis et la complicité de Londres dans la saisie de ce navire.

Entre 2014 et 2020, le Venezuela a perdu 75 % de son produit intérieur brut (PIB), un record pour un pays qui n’est pas en guerre. En 2019, l’inflation atteignait 329 000 %, Nicolas Maduro l’a rappelé pendant sa campagne en 2024. Fuyant les pénuries, les pannes, l’hyperinflation et l’insécurité, 7,7 millions de Vénézuéliens ont dû émigrer.

« La crise a détruit l’épargne des ménages, la monnaie et l’Etat lui-même, qui est désormais incapable de fournir à ses citoyens les services de base que sont l’eau, l’électricité, le transport public, la santé ou l’éducation », résumait Asdrubal Oliveros, directeur du bureau d’études économiques Ecoanalitica, dans un article du Monde datant du 27 juillet 2024.

Nicolas Maduro et ses affiches de campagne attribuaient l’effroyable récession à la guerre économique menée par l’opposition et aux sanctions décrétées par les Etats-Unis, en 2015, et renforcées en 2019. Celles-ci empêchent le pays de vendre son or, son gaz et son pétrole, et la banque centrale d’opérer sur les marchés financiers. Washington les a levées en octobre 2023 contre la promesse d’une présidentielle ouverte et les a partiellement réinstaurées en avril, en constatant que M. Maduro ne jouait pas le jeu.

En 2022, le pays avait enregistré un taux de croissance de 7 %, avec une croissance espérée de 4 % en 2023. « Mais, rappelait en 2024 l’économiste Manuel Sutherland, chercheur à l’université centrale du Venezuela, l’économie du pays est aujourd’hui le quart de ce qu’elle a été et 4 % d’un quart, c’est peu. Pour retrouver son niveau de 2013, elle devrait progresser de 5 % pendant trente-deux ans. »

Le Venezuela possède pourtant les plus vastes réserves des pétrolières au monde mais, pour le moment, les exportations ne devraient pas reprendre tant que les sanctions américaines sont toujours en vigueur. Or, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a prévenu que les Etats-Unis continueraient, jusqu’à nouvel ordre, à appliquer le blocus pétrolier mis en place en décembre 2025 pour faire pression sur les nouveaux dirigeants vénézuéliens. Les mesures punitives américaines compliquent aussi l’importation de diluants, des hydrocarbures légers indispensables à l’exploitation du brut local, très visqueux.

A plus long terme, il faudra des années et des sommes colossales pour faire revenir la production vénézuélienne à son niveau maximal. Celle-ci s’est littéralement effondrée au cours des deux dernières décennies. Le Venezuela extrayait plus de 3 millions de barils par jour de son sous-sol au début des années 2000. Il en produit aujourd’hui à peine 900 000, moins de 1 % de l’offre mondiale. Le résultat d’années de corruption, de sous-investissements, de vols et d’incendies, qu’ont encore aggravé les multiples sanctions des Etats-Unis.

Le 29 juillet 2024, Nicolas Maduro, 61 ans, a été réélu président de la République bolivarienne du Venezuela avec 51,2 % des voix, selon le Conseil national électoral (CNE), institution du chavisme (le régime fondé par Hugo Chavez en 1999). Son adversaire, Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat unitaire des grands partis d’opposition, a lui obtenu 44,2 % des voix. De nombreux pays ont contesté ces résultats en dénonçant des fraudes massives.

Selon les résultats officiels, moins de 10 millions des 21 millions d’électeurs inscrits ont voté. Entre 4 et 5 millions d’adultes qui avaient émigré n’ont pu participer au scrutin. La déception de l’opposition était immense, sa conviction que le pouvoir avait volé l’élection, totale. Le résultat contredisait tous les sondages réalisés par l’opposition dans les semaines précédant le scrutin et à la sortie des urnes.

Maria Corina Machado, la dirigeante de l’opposition qui, déclarée inéligible, n’avait pu être candidate, assurait qu’Edmundo Gonzalez Urrutia avait été élu avec 70 % des voix et en a appelé aux forces armées, qui avaient selon elle « le devoir de veiller à ce que la souveraineté populaire exprimée dans le vote soit respectée ».

Le président du CNE, Elvis Amoroso, a signifié que les résultats étaient « irréversibles ». Il a dénoncé une attaque brutale contre le système informatisé de vote pour expliquer le retard de la proclamation des résultats. Le secrétaire d’Etat américain d’alors, Antony Blinken, a immédiatement exprimé de « sérieux doutes » quant à l’exactitude des résultats.

Donald Trump avait fait campagne en 2016 sur le thème de « l’Amérique d’abord » (America First), appelant à en terminer avec les « guerres sans fin » pour se concentrer sur la reconstitution des classes moyennes qui auraient été trahies par les élites. Les Etats-Unis allaient renoncer à leur responsabilité morale dans le monde, comme le rappelle la politiste Laurence Nardon dans une tribune au Monde. Ce nationalisme de repli avait séduit la base populiste du candidat qui, une fois élu, avait peu ou prou tenu sa promesse.

Le slogan « America First » a donc finalement été transposé dans sa politique étrangère, manifestation permanente d’un rapport de force où le droit et la communauté internationale sont bafoués, les alliances traditionnelles bousculées, les investissements considérés comme non rentables coupés, la paix recherchée lorsqu’elle peut apporter un intérêt économique.

Formalisée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale – le document qui définit la posture stratégique des Etats-Unis et les moyens pour la mettre en œuvre – rendue publique le 5 décembre 2025, cette vision du monde s’est manifestée dès le début de l’année 2026 par l’opération militaire menée au Venezuela le 3 janvier, pour y enlever le président, Nicolas Maduro.

Si vous souhaitez en savoir plus nous vous recommandons vivement ce grand format où nous revenons, sur la manière dont Donald Trump a bouleversé la carte du monde.

Dans un entretien accordé au New York Times, mercredi soir, le président américain a déclaré que « seul le temps dira » combien de temps les Etats-Unis dicteront les décisions du pays. « Nous allons reconstruire [le pays] d’une manière très rentable », a déclaré Donald Trump au cours d’un entretien de près de deux heures. « Nous allons utiliser le pétrole, et nous allons prendre du pétrole. Nous faisons baisser les prix du pétrole et nous allons donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin. »

Lors de cette interview approfondie, le président américain n’a pas annoncé de calendrier précis concernant la durée pendant laquelle les Etats-Unis pourraient continuer à « superviser » le Venezuela. Trois mois ? Six mois ? Un an ? Plus longtemps ? « Je dirais beaucoup plus longtemps », a-t-il répondu aux journalistes.

Donald Trump n’a pas répondu aux questions sur les raisons pour lesquelles il avait reconnu la vice-présidente de M. Maduro, Delcy Rodriguez, comme nouvelle dirigeante du Venezuela, plutôt que de soutenir Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition dont le parti a mené une campagne électorale victorieuse contre Nicolas Maduro en 2024 et qui a récemment remporté le prix Nobel de la paix. Il a refusé de dire s’il avait parlé à Mme Rodriguez.

« Mais Marco lui parle tout le temps », a-t-il dit en référence au secrétaire d’Etat américain. Donald Trump a ajouté : « Je peux vous dire que nous sommes en communication constante avec elle et avec l’administration [vénézuélienne]. » Le président américain n’a pas non plus pris d’engagement concernant la tenue d’élections au Venezuela, pays qui a connu une longue tradition démocratique de la fin des années 1950 jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1999.

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a justifié jeudi l’intervention de Donald Trump au Venezuela au nom de la légitime défense, accusant le président déchu, Nicolas Maduro, d’être « l’allié des narcotrafiquants [et] du Hezbollah et du Hamas ».

« Il y a dans le droit international seulement deux cas d’intervention légale par la force : soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies, soit l’article 51 de légitime défense », a expliqué sur France Inter l’ancien ministre de l’intérieur. « Je considère que les Américains étaient fondés » à utiliser cet article 51 « en termes de narcotrafic », a ajouté Bruno Retailleau, soulignant que Nicolas Maduro était « un individu et non un président » reconnu par la communauté internationale.

Le président déchu, Nicolas Maduro, et son épouse, Cilia Flores, ont été emmenés de force aux Etats-Unis lors d’une opération militaire américaine pour y répondre d’accusations de « narcoterrorisme » et d’importation de « tonnes de cocaïne ».

Il a toutefois estimé que « les Etats-Unis ne doivent pas franchir une barrière qui est celle de la souveraineté du peuple vénézuélien ». « Le pétrole, les minerais et la démocratie, c’est l’avenir des Vénézuéliens et certainement pas de M. Trump », a-t-il souligné, faisant la différence avec le cas du Groenland, territoire semi-autonome du Danemark que le président américain envisage d’annexer.

« A ce que je sache, le Danemark est une démocratie et les institutions danoises sont des institutions légitimes. Par conséquent, le droit international ne permet pas de toucher précisément au Groenland », a souligné le président des Républicains.

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