EN DIRECT, Venezuela : Nicolas Maduro présenté à un juge américain à New York, après son enlèvement
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EN DIRECT, Venezuela : Nicolas Maduro présenté à un juge américain à New York, après son enlèvement

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Published
Jan 5, 2026

Le président vénézuélien déchu est arrivé lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas. Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d’armes automatiques.

Le juge Hellerstein est entré dans la salle d’audience et l’audience a commencé. Nicolas Maduro est apparu, vêtu d’une chemise bleu marine à manches courtes sur un pantalon orange de prisonnier et portant des écouteurs et il prend des notes. Sa femme, Cilia Flores, assise deux sièges plus loin, vêtue d’une tenue similaire bleu marine et orange.

Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, s’est exprimé aujourd’hui devant le Conseil de sécurité, affirmant qu’« il n’y a pas de guerre au Venezuela » à la suite des frappes menées contre le pays et de l’enlèvement son président et de la première dame.

« Nous n’occupons pas un pays. Il s’agissait d’une opération de maintien de l’ordre menée dans le cadre d’actes d’accusation légaux qui existent depuis des décennies », a ajouté M. Waltz, affirmant qu’il existe un précédent à ce type d’action, en référence à la capture par les États-Unis de l’ancien dirigeant panaméen Manuel Noriega en 1989.

Selon lui, les « preuves accablantes » des crimes reprochés à Nicolás Maduro seront « présentées ouvertement devant les tribunaux américains ». L’ancien président est notamment poursuivi pour complot de narcoterrorisme, complot en vue de l’importation de cocaïne et trafic d’armes.

« Maduro n’est pas seulement un trafiquant de drogue inculpé. C’était un soi-disant président illégitime », a déclaré l’ambassadeur. « Je tiens à réaffirmer que le président Trump a donné une chance à la diplomatie. Il a fait plusieurs offres à Maduro et tenté une désescalade. Maduro a refusé de les accepter. »

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, Sun Lei, a déclaré devant le Conseil de sécurité que la Chine condamnait avec vigueur l’action des Etats-Unis contre le Venezuela, dénonçant une « agression militaire de grande ampleur » et appelant à la libération immédiate du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et de son épouse.

Selon Pékin, Washington a lancé des frappes militaires contre le Venezuela, capturé de force Nicolas Maduro et l’a emmené hors du pays, évoquant même la possibilité d’une nouvelle phase d’opérations militaires. Des actes qualifiés d’« unilatéraux, [d’]illégaux et [d’]intimidants ».

La Chine a rappelé que le Conseil de sécurité s’était réuni en urgence à deux reprises, appelant au respect de la Charte de l’ONU, au calme et au règlement pacifique des différends. Elle a accusé les Etats-Unis d’avoir ignoré ces appels, de violer la souveraineté vénézuélienne et les principes fondamentaux du droit international.

Pékin a exhorté Washington à garantir la sécurité de Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer sans délai et à revenir à des solutions politiques par le dialogue, estimant que « les moyens militaires ne sont pas une solution ».

Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Vassili Nebenzia, l’ambassadeur russe à l’ONU, a déclaré, sans sourciller, alors que son pays a envahi l’Ukraine le 24 février 2022 : « Nous condamnons fermement l’acte d’agression armée commis par les Etats-Unis contre le Venezuela, en violation de l’ensemble des normes du droit international.

Compte tenu des informations confirmées faisant état de la présence aux Etats-Unis du président vénézuélien enlevé, Nicolas Maduro, et de son épouse – aujourd’hui, selon nos informations, ils se trouvent à New York – nous proposons, nous appelons (…) la direction américaine à libérer immédiatement le président légitimement élu d’un Etat indépendant ainsi que son épouse.

Tout différend ou conflit existant entre les Etats-Unis et le Venezuela doit être résolu par le dialogue. C’est précisément ce qui est inscrit dans la Charte des Nations unies, dont les buts et principes ont, ces dernières années, été appliqués de manière sélective par un certain nombre d’Etats, en fonction du contexte politique.

Nous récoltons aujourd’hui les conséquences de leur imprudence et de cette application sélective des normes du droit international, liées au soi-disant “ordre international fondé sur des règles”. Voilà cet ordre fondé sur des règles, dans toute sa splendeur : et il est terrifiant.

Par crainte de provoquer la colère du gendarme mondial américain, qui tente une nouvelle fois de relever la tête, certains ferment les yeux sur cette agression. Nous sommes particulièrement choqués par le cynisme sans précédent avec lequel Washington n’a même pas cherché à dissimuler les véritables objectifs de son opération criminelle : l’instauration d’un contrôle sans entraves sur les ressources naturelles du Venezuela et l’affirmation de ses ambitions hégémoniques en Amérique latine. Ce faisant, Washington alimente une nouvelle escalade. »

La Suisse a décidé lundi de bloquer avec effet immédiat les éventuels avoirs en Suisse de Nicolas Maduro et d’autres personnes ‍qui lui sont liées. Le Conseil fédéral, organe exécutif de la Confédération suisse, déclare dans un communiqué vouloir s’assurer ⁠que d’éventuels actifs acquis de manière illicite ne puissent pas quitter le pays.

Un porte-parole du ministère des affaires étrangères suisse a annoncé que l’ordonnance concernait ​37 personnes et que le ministère ne pouvait fournir aucun détail ‍sur la valeur des avoirs en question. La mesure, qui ne concerne aucun membre du gouvernement vénézuélien en place, vient ​compléter les sanctions déjà ‍en vigueur et applicables depuis 2018, selon le communiqué.

« Si des ​procédures judiciaires ultérieures viennent à révéler que ces fonds sont d’origine ‌illégale, la Suisse veillera ​à ce qu’ils soient restitués au profit de la population vénézuélienne. »

La Confédération suisse indique suivre de près la situation « instable » au Venezuela et précise que plusieurs scénarios sont envisageables dans les jours et les semaines à venir, tout en rappelant qu’elle a appelé à la désescalade et au respect du droit international et de l’intégrité territoriale. « La Suisse a également proposé à plusieurs reprises ses bons offices à toutes les parties et s’est efforcée de trouver une solution pacifique à la situation », selon le ‌communiqué.

La mesure a été prise ​en application de la loi suisse sur les personnes politiquement exposées à l’étranger, à titre préventif, ajoute le ‍communiqué.

Le New York Times et CNN ont annoncé en début d’après-midi que Nicolas Maduro serait représenté devant le tribunal par David Wikstrom, un avocat pénaliste chevronné. David Wikstrom a été désigné par la cour, mais les deux médias ont signalé que le président déchu ferait également appel à un avocat privé.

Barry Joel Pollack, un avocat de Washington, devrait représenter le président déchu lors de sa mise en accusation, selon le Washington Post et El Pais. Barry Joel Pollack est notamment connu pour avoir assuré la défense du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Selon sa biographie, il a également représenté Martin Tankleff, un habitant de Long Island qui avait été condamné à tort pour le meurtre de ses parents avant d’être innocenté.

Mark E. Donnelly, un ancien procureur fédéral associé au cabinet Parker Sanchez & Donnelly, à Houston, représentera Cilia Flores. C’est un expert en matière de fraude fiscale, de blanchiment d’argent et d’affaires fédérales.

De nombreux députés vénézuéliens ont scandé lundi « Allez Nico », en soutien au président déchu Nicolas Maduro, enlevé par les Etats-Unis, lors de la première session de la nouvelle Assemblée nationale, issue des législatives de mai, boycottées par une grande partie de l’opposition. Le pouvoir avait obtenu 256 des 286 sièges, seuls quelques opposants ayant participé au scrutin.

« Vamos Nico » était l’un des slogans habituels de la campagne présidentielle de Nicolas Maduro, présenté lundi devant la justice américaine.

Lundi, les images diffusées par les médias américains ont montré Nicolas Maduro, 63 ans, veste beige, pantalon rose pâle et chaussures orange, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés.

Il a été extrait du Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn où sont incarcérés quelque 1 300 détenus, où il a probablement été placé sous le régime de détention le plus strict de l’établissement, selon l’agence Bloomberg.

Au MDC, les détenus considérés comme à haut risque sont généralement placés dans des unités spéciales, où l’enfermement peut atteindre jusqu’à vingt-trois heures par jour. Les déplacements hors de la cellule sont étroitement contrôlés. Parmi les autres griefs fréquemment signalés concernant ce centre de détention figurent la nourriture avariée, des matelas très fins et des toilettes sales et hors d’usage. L’éclairage permanent et l’absence de vue sur l’extérieur peuvent désorienter les détenus et leur faire perdre la notion du temps.

L’administration pénitentiaire affirme toutefois que les conditions au MDC se sont améliorées, citant un renforcement des effectifs et une diminution de la population carcérale.

Le MDC est la seule prison fédérale de New York depuis la fermeture, en 2021, du Metropolitan Correctional Center (MCC) de Manhattan, décidée en raison de la dégradation de ses conditions de détention. C’est là que Jeffrey Epstein s’était suicidé en 2019.

Le MDC a servi de lieu de détention temporaire à plusieurs détenus très médiatisés, dont Sean « Diddy » Combs, Ghislaine Maxwell, Luigi Mangione, ou Sam Bankman-Fried, qui a raconté y avoir noué des liens avec l’ancien président du Honduras Juan Orlando Hernandez, reconnu coupable en 2024 de complot visant à importer de la cocaïne aux Etats-Unis puis gracié par le président Donald Trump.

La question de la légalité de l’arrestation du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ⁠par les Etats-Unis a commencé à être débattue, aujourd’hui, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qui compte 15 membres. Cette réunion d’urgence du Conseil a été demandée par le Venezuela et relayée par la Colombie, qui est membre du Conseil depuis le 1er janvier.

Dans un discours lu par la sous-secrétaire générale Rosemary DiCarlo, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lancé : « Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes », notamment « le respect des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des Etats », a-t-il déclaré dans ce discours. « Je suis très inquiet concernant une possible intensification de l’instabilité du pays, l’impact potentiel sur la région et le précédent que cela peut représenter pour la façon dont les relations entre Etats sont conduites », a-t-il ajouté, répétant son inquiétude quant au fait que « des règles du droit international n’aient pas été respectées » lors de l’opération militaire de samedi.

« La situation est critique, mais il est encore possible d’éviter une conflagration plus large et destructrice », a-t-il encore insisté, appelant « tous les acteurs vénézuéliens à s’engager dans un dialogue démocratique inclusif lors duquel tous les secteurs de la société pourront déterminer leur avenir ».

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse, Cilia Flores, ont été transférés vers le tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan de Manhattan, à New York, le 5 janvier 2026 pour leur première comparution. Le dirigeant, détenu à New York depuis son enlèvement samedi, est notamment accusé de trafic de drogue.

L’audience devant le juge Alvin Hellerstein marque la première étape de ce qui s’annonce comme un long parcours judiciaire pour Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores.

Au cours de cette audience qui pourrait être brève, Nicolas Maduro et sa femme devraient plaider non coupable. Selon l’acte d’accusation rendu public samedi à New York, Maduro est poursuivi pour complot de narcoterrorisme, complot en vue de l’importation de cocaïne, ainsi que pour possession de mitrailleuses et d’engins destructeurs. Cilia Flores est, elle, inculpée dans le cadre du complot présumé d’importation de cocaïne.

Le New York Times et CNN expliquent que Nicolas Maduro sera représenté devant le tribunal par David Wikstrom, un avocat pénaliste chevronné. David Wikstrom a été désigné par la cour, le président déchu devrait également faire appel à un avocat privé. Le juge, âgé de 92 ans, devrait presque certainement ordonner la détention du couple jusqu’à leur procès, qui pourrait s’ouvrir en 2027, selon l’agence Bloomberg.

À titre de comparaison, l’ancien dirigeant panaméen Manuel Noriega s’était rendu aux forces américaines le 3 janvier 1990 et avait été transféré à Miami pour y être détenu. Son procès s’était achevé par une condamnation sur huit des dix chefs d’accusation en avril 1992.

Le premier ministre hongrois, Victor Orban, a estimé lundi que l’opération américaine au Venezuela était « l’une des manifestations du nouveau monde » et qu’elle allait aboutir à la chute des prix souhaitée par Donald Trump pour mener à bien son programme économique. « C’est un nouveau langage, et c’est le langage que le monde parlera à l’avenir », a déclaré le dirigeant nationaliste lors de sa conférence de presse de rentrée. « Avec le Venezuela, les Etats-Unis sont désormais capables de contrôler 40 à 50 % des réserves de pétrole mondiales », a-t-il ajouté, estimant que cela allait conduire à une chute des prix, dont il se félicite.

« Je vois une sérieuse possibilité que, à la suite de la mise sous contrôle du Venezuela, une situation énergétique mondiale plus favorable pour la Hongrie émerge, et c’est une bonne nouvelle », a-t-il dit.

Il a par ailleurs justifié la décision de son pays de ne pas se joindre la veille à l’appel de ses partenaires de l’Union européenne, qui exigeaient le respect de la volonté du peuple vénézuélien : « Coordonner la politique étrangère des 27 Etats membres est une bonne chose, c’est possible. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir une politique étrangère commune, car nous ne sommes pas d’accord et ne le serons pas sur de nombreuses questions de politique étrangère », a-t-il déclaré lors de son discours de rentrée officielle.

Le président colombien, Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu’il allait « reprendr[e] les armes », en réponse aux menaces de son homologue américain, Donald Trump. « J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989 mais pour la patrie je reprendrai les armes », a écrit le président colombien de gauche sur X.

Dimanche, dans un long message publié sur X, Gustavo Petro a averti que « détenir un président que le peuple veut et respecte » conduirait à « libérer le jaguar populaire ». Le chef de l’Etat colombien a également déclaré que chaque soldat du pays avait reçu l’ordre de révoquer tout commandant des forces de sécurité qui privilégierait « le drapeau américain au drapeau colombien ». Le président a ajouté avoir appelé la population à le défendre contre « tout acte de violence illégitime ».

Lors d’un entretien avec le New York Times, Pedro Sanchez, le ministre de la défense colombien a refusé de commenter les menaces de Donald Trump contre son pays. Il a néanmoins affirmé que la Colombie restait en contact permanent avec les États-Unis en matière de lutte antidrogue et que les relations bilatérales demeuraient « très étroites ».

Selon lui, une éventuelle opération militaire américaine contre la Colombie n’a pas été évoquée lors des récents échanges avec le chargé d’affaires américain ou les conseillers militaires. Interrogé dimanche sur cette hypothèse, Donald Trump a déclaré : « Cela me semble être une bonne idée. » Les forces armées colombiennes restent pour leur part concentrées sur la protection de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale du pays face à la criminalité transnationale organisée, « qui ne connaît pas de frontières », a conclu le ministre.

Lundi matin, les images diffusées par les médias américains ont montré Nicolas Maduro, 63 ans, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés. Sa comparution est prévue à partir de midi (18 heures à Paris).

Nicolas Maduro doit comparaître lundi aux côtés de son épouse, Cilia Flores, lors d’une audience de mise en accusation : ils ont été inculpés devant la justice américaine pour trafic de cocaïne et « conspiration narcoterroriste ». L’acte d’accusation sur lequel repose la procédure a été rendu public samedi. Les 25 pages, signées Jay Clayton, le procureur du district sud de New York, où seront jugés les époux Maduro, exposent en des termes juridiques la théorie défendue depuis des mois par l’administration Trump : « Depuis plus de vingt-cinq ans, les dirigeants vénézuéliens ont abusé de la confiance publique liée à leur position et ont corrompu des institutions autrefois légitimes pour importer des tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. Nicolas Maduro Moros, l’accusé, est au cœur de cette corruption, et s’est associé à ses complices pour utiliser son autorité acquise illégalement et les institutions qu’il a gangrenées afin de transporter des milliers de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. »

Avant cet acte d’accusation, le ministère de la justice américain avait annoncé, dans un communiqué du 26 mars 2020, que « Nicolas Maduro Moros et 14 hauts responsables vénézuéliens [avaient] été mis en accusation » pour narcoterrorisme, corruption, trafic de drogue et autres infractions pénales. Le même jour, le bureau du procureur des Etats-Unis de Manhattan, du district sud de New York, avait publié un communiqué détaillant les charges contre Nicolas Maduro (narcoterrorisme, trafic de drogue et complots criminels).

De son côté, le département d’Etat américain a émis, le 7 août 2025, une offre de récompense pouvant atteindre 50 millions de dollars pour des informations menant à l’arrestation ou à la condamnation de Maduro.

Si le Congrès des Etats-Unis n’était pas averti de l’opération militaire au Vénézuéla qui a eu lieu dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les deux plus grands médias américains l’étaient. Même s’ils n’ont rien fait de cette information. Les grands journaux des Etats-Unis, le New York Times et le Washington Post, ont été prévenus, vendredi 2 janvier, qu’un raid américain allait avoir lieu au Vénézuela dans les heures à venir, mais les deux journaux ont décidé de ne pas publier cette information afin de ne pas mettre en danger les troupes américaines, selon le média Semafor.

Pour affirmer cela, le site Web créé en 2022 par le journaliste Ben Smith, ancien de BuzzFeed News et du New York Times, s’appuie sur deux sources proches des communications entre l’administration et les organes de presse.

« La décision prise par les rédactions new-yorkaise et washingtonienne de respecter le secret officiel s’inscrit dans la longue tradition journalistique américaine », écrivent les journalistes Max Tani et Shelby Talcott, tout en expliquant que l’« hostilité (…) entre le président américain et les médias traditionnels » reste « sans précédent », particulièrement depuis le début de son second mandat et notamment sur les questions de sécurité nationale.

L’article de Semafor rappelle plusieurs précédents. Le New York Times n’avait pas, par exemple, divulgué « à l’avance certains détails concernant l’invasion américaine de la baie des Cochons » (en avril 1961, 1 400 anticastristes entraînés et financés par la CIA avaient tenté, sans succès, de renverser le régime communiste de Fidel Castro). Aussi, le NYT avait, au mitan des années 2000, « retardé pendant des mois la publication d’un article sur les écoutes téléphoniques sans mandat menées par l’administration Bush au nom de la sécurité nationale », ajoutent Max Tani et Shelby Talcott. Plus récemment, en août 2025, les médias américains avaient évité de mentionner les négociations en cours entre les Etats-Unis et la Russie, afin de libérer le journaliste du « Wall Street Journal » Evan Gershkovich et l’ancien marine américain Paul Whelan.

Pour autant, le New York Times n’a pas épargné Donald Trump dans son éditorial après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro. « En agissant sans la moindre légitimité internationale, sans autorité légale valable ni soutien national, M. Trump risque de donner raison aux régimes autoritaires de Chine, de Russie et d’ailleurs qui cherchent à dominer leurs voisins », a souligné le quotidien new-yorkais. Quant au « WashPo », le média américain s’est réjoui de la chute de Nicolas Maduro, tout en estimant que les questions légales entourant son enlèvement étaient « légitimes ».

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