EN DIRECT, Venezuela : les Etats-Unis ont « saisi » deux pétroliers, dont un russe, dans l’Atlantique et dans les Caraïbes « pour violation des sanctions américaines »
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EN DIRECT, Venezuela : les Etats-Unis ont « saisi » deux pétroliers, dont un russe, dans l’Atlantique et dans les Caraïbes « pour violation des sanctions américaines »

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Published
Jan 7, 2026

L’armée américaine a annoncé la saisie du navire russe « Bella-1 » et du « Sophia », deux navires respectivement soupçonnés d’avoir des liens avec l’Iran et le Hezbollah, et de ne pas avoir respecté le blocus du pétrole vénézuélien.

Donald Trump étudie « activement » un « achat » du Groenland avec ses équipes, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour obtenir l’île, territoire autonome danois. « C’est quelque chose dont le président et son équipe de sécurité nationale discutent activement », a dit Karoline Leavitt pendant une conférence de presse, en réponse à une question sur une possible acquisition.

Cette déclaration intervient alors que l’impérialisme débridé du président américain – qui cible Cuba, la Colombie, le Mexique et le Groenland – semble désormais la stratégie officielle du pays.

Les Etats-Unis « vont continuer à dicter » les décisions des autorités du Venezuela, a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. « Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal sur les autorités par intérim », a-t-elle ajouté.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est défendu de l’absence de plan des Etats-Unis pour le Venezuela après la capture, le 3 janvier, de Nicolas Maduro.

« Ce n’est pas de l’improvisation », a affirmé le secrétaire d’Etat devant la presse, au Capitole, affirmant que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. « La première étape est la stabilisation du pays », la deuxième, nommée « rétablissement », consiste à « s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste », tandis que la troisième serait « bien sûr de transition », a-t-il ajouté, sans détailler le processus dans ce dernier cas.

Les nouveaux dirigeants du Venezuela coopèrent avec les Etats-Unis sur la question d’un pétrolier saisi par les Etats-Unis dans les Caraïbes, a affirmé le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.

« Ils comprennent bien que le seul moyen de transporter du pétrole et de générer des revenus, et de ne pas avoir d’effondrement économique, est de coopérer et de travailler avec les Etats-Unis », a déclaré Marco Rubio à la presse au Capitole, alors que Nicolas Maduro, capturé samedi par les Etats-Unis, résistait auparavant à un blocus imposé par Washington pour exporter le pétrole vénézuélien.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé qu’il rencontrerait des responsables du Danemark, autour de la question du Groenland, que Donald Trump a répété récemment vouloir acquérir.

Devant la presse au Capitole, à Washington, M. Rubio a répété les déclarations de la Maison Blanche la veille, qui avait affirmé que Donald Trump envisageait plusieurs options pour acquérir le Groenland, y compris « utiliser l’armée ». « Si le président identifie une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis, chaque président conserve l’option d’y faire face à travers des moyens militaires », a déclaré Marco Rubio.

La Russie a demandé aux Etats-Unis d’assurer le « retour rapide » dans leur pays des membres d’équipage russes se trouvant à bord du Bella-1, le navire « saisi » dans l’Atlantique Nord, dans le cadre du blocus américain visant des pétroliers liés au Venezuela.

« Nous exigeons de la partie américaine qu’elle leur assure un traitement humain et digne, qu’elle respecte scrupuleusement leurs droits et leurs intérêts, et qu’elle ne fasse pas obstacle à leur retour rapide dans leur patrie », a fait savoir le ministère des affaires étrangères russe, cité par l’agence de presse TASS, sans préciser combien de Russes se trouvent à bord.

Donald Trump aime le militaire en général, et les militaires des Etats-Unis par-dessus tout. Ces derniers présentent à ses yeux deux vertus essentielles : l’excellence et l’obéissance. Eliminer le « calife » djihadiste Abou Bakr Al-Baghdadi dans sa cache syrienne en 2019, tuer le patron des gardiens de la révolution iraniens, Ghassem Soleimani, à Bagdad en 2020, bombarder les sites nucléaires de la République islamique en 2025, enlever Nicolas Maduro dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier : l’armée sait faire et les autocélébrations du commandant en chef font « de la bonne télévision », un autre critère auquel le président des Etats-Unis est également très attaché.

Ce débat sur une opération qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, « je m’y suis engagé hier, le plus rapidement possible, c’est-à-dire sous quinze jours », a affirmé le premier ministre au Sénat, en réponse à une question de la cheffe de file des sénateurs communistes, Cécile Cukierman.

Le chef du gouvernement français a souhaité que ce débat soit « un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu, pour dire les choses de manière (…) prudente ». Il a redit que « tout contrevient au droit international » dans l’opération américaine au Venezuela, mais « ce n’est pas parce que tout est illégal (…) qu’il ne faut pas se réjouir qu’un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien », en appelant à de nouvelles élections.

« Le vrai sujet, c’est notre crédibilité. Au fond, est-ce qu’on est prêt une bonne fois pour toutes à être fort ? », a demandé le premier ministre, en répondant cette fois au chef de file des sénateurs Ecologistes, Guillaume Gontard. « Et ça, c’est quelque chose qui n’est pas que gouvernemental. C’est une œuvre collective qui se fait, à mon avis, sur plusieurs fondements, plusieurs principes », a-t-il développé, en évoquant notamment la « cohérence » de la France « dans le rapport au droit international » et sa « crédibilité » avec un budget de la défense qui n’est toujours pas voté pour 2026.

Le ministère de la défense britannique a annoncé, mercredi, avoir apporté son aide aux Etats-Unis dans la saisie, dans l’Atlantique Nord, d’un pétrolier battant pavillon russe poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains.

« Les forces armées britanniques ont fourni un soutien opérationnel planifié (…) aux forces militaires américaines qui ont intercepté le Bella-1 [rebaptisé récemment Marinera] dans le détroit entre le Royaume-Uni, l’Islande et le Groenland, à la suite d’une demande d’assistance des Etats-Unis », a fait savoir le ministère dans un communiqué.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé que le Mexique devenait désormais « un fournisseur important » de pétrole à Cuba, en réponse à la crise au Venezuela, qui approvisionnait l’île caribéenne en vertu d’un accord de coopération.

Un article du quotidien britannique Financial Times affirme qu’en 2025 les livraisons de pétrole mexicain à Cuba ont dépassé celles du Venezuela, selon les données de l’industrie. Une information qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante par l’Agence France-Presse et Le Monde.

Interrogée à ce sujet, Mme Sheinbaum a déclaré qu’au vu de la crise que traverse le Venezuela, « le Mexique devient évidemment un fournisseur important », précisant que le pays n’expédiait pas à Cuba « plus de pétrole qu’il n’en avait envoyé historiquement ».

Donald Trump a dit « douter que l’OTAN soit là pour [les Etats-Unis] s’[ils ont] besoin d’elle » dans un message très critique à propos de l’Alliance atlantique, publié mercredi sur son réseau, Truth Social. « Nous serons toujours là pour l’OTAN, même si elle ne sera pas là pour nous », écrit aussi le président américain.

Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi, avoir « saisi » dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a affirmé que les Etats-Unis n’envisageaient pas d’utiliser la force militaire pour s’emparer du Groenland, à rebours des déclarations de la Maison Blanche la veille.

« Ils étudient les canaux diplomatiques », a assuré le speaker à la presse au Capitole de Washington. Les déclarations, mardi, de la Maison Blanche selon lesquelles Donald Trump étudie plusieurs options, dont « utiliser l’armée », pour acquérir ce territoire semi-autonome du Danemark, ne représentaient que des « propos généraux », a-t-il ajouté.

La Russie a dénoncé l’usage de la force par les Etats-Unis contre un navire battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord, après l’annonce par les Etats-Unis de la « saisie » d’un pétrolier poursuivi dans le cadre du blocus des Etats-Unis visant des pétroliers liés au Venezuela.

« Conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, en haute mer s’applique le régime de liberté de navigation, et aucun Etat n’a le droit d’employer la force à l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres Etats », a déclaré le ministère des transports russe. Il a précisé que le Marinera avait obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » de naviguer sous pavillon russe et que lorsque les forces navales américaines sont montées à bord, « la communication avec le navire a été perdue ».

« Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde », a écrit Pete Hegseth sur le réseau social X.

C’est effectivement ce que vient d’annoncer le commandement sud des Etats-Unis, dans un post publié sur le réseau social X : « Le département de la guerre [anciennement département de la défense], en coordination avec le département de la sécurité intérieure, a appréhendé sans incident un pétrolier clandestin sans pavillon et faisant l’objet de sanctions », en mer des Caraïbes.

Ce navire, le M/T Sophia, « opérait en eaux internationales et menait des activités illicites en mer des Caraïbes », affirment les Américains, qui assurent être en train de l’« escorter jusqu’aux Etats-Unis pour qu’il y soit immobilisé ». Selon le New York Times, ce navire battait pavillon camerounais, comme vous l’avez noté, mais cela n’est pas confirmé par les autorités américaines dans leur message.

Le secrétaire à l’énergie américain, Chris Wright, a déclaré que les Etats-Unis prévoyaient de maintenir un contrôle important sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, notamment en supervisant la vente de la production du pays « jusqu’à nouvel ordre », rapporte le New York Times et Politico.

« A l’avenir, nous vendrons sur le marché la production vénézuélienne », a-t-il affirmé à l’occasion d’une conférence sur l’énergie organisée par Goldman Sachs, poursuit le quotidien new-yorkais.

Selon Politico, M. Wright a également annoncé que les recettes de ces ventes seraient « déposées sur des comptes contrôlés par le gouvernement américain », puis « réinjectées au Venezuela pour bénéficier au peuple vénézuélien ».

Cette nuit, Donald Trump a déclaré que le Venezuela allait « remettre » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu’il contrôlerait les revenus générés, en tant que président américain.

Dans un message publié sur X, le commandement des forces américaines en Europe annonce que « le département de la justice et le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, en coordination avec le département de la guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du M/V Bella-1 pour violation des sanctions américaines. Le navire a été saisi dans l’Atlantique Nord en vertu d’un mandat délivré par un tribunal fédéral américain, après avoir été suivi par le USCGC Munro [navire des garde-côtes]».

Le navire, anciennement connu sous le nom de Bella-1, tente depuis plus de deux semaines d’échapper au blocus imposé par les Etats-Unis aux pétroliers sanctionnés près du Venezuela.

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