Le chercheur, également accusé d’espionnage, avait été condamné à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu’« agent de l’étranger ». Selon le service de renseignements russe, Daniil Kasatkin, un joueur de basket russe, a été libéré en échange. Le Quai d’Orsay n’a pas confirmé dans l’immédiat.
Le chercheur français Laurent Vinatier, spécialiste de l’espace post-soviétique, a été libéré en échange d’un basketteur russe détenu en France, a annoncé le FSB, relayé par les agences russes Tass et Ria Novosti, sans que le Quai d’Orsay ne confirme l’information pour l’heure.
Laurent Vinatier, 49 ans, avait été arrêté en juin 2024, avant d’être condamné à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu’« agent de l’étranger » en Russie où il est également accusé d’espionnage.
Plus tôt, Oleksandr Prokudin avait également annoncé qu’un homme de 63 ans avait été tué au volant de sa voiture, par un drone russe, près du village de Taras Chevtchenko (📍). Un autre homme, âgé de 64 ans, a été blessé et transporté à l’hôpital.
Volodymyr Zelensky a annoncé que le document sur les garanties de sécurité que les Etats-Unis fourniraient à l’Ukraine après la fin de la guerre avec la Russie était « pratiquement prêt » à être soumis pour approbation à Donald Trump.
« Le document bilatéral sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine est désormais pratiquement prêt à être finalisé au plus haut niveau avec le président des Etats-Unis », a déclaré Volodymyr Zelensky, sur Facebook, à l’issue de discussions entre les émissaires américains et ukrainiens à Paris.
La diplomatie russe a accusé jeudi les Etats-Unis d’attiser des « tensions militaires et politiques » après la saisie du Bella-1, un pétrolier lié à Moscou, dans l’Atlantique nord, dans le cadre du blocus de Washington visant l’exportation du pétrole vénézuélien. Le navire avait obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » de naviguer sous pavillon russe et avait été rebaptisé Marinera.
« Le fait que Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales est regrettable et alarmant », a écrit le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué, dénonçant les agissements « dangereux et irresponsables » des Etats-Unis et la complicité de Londres dans la saisie de ce navire.
C’est la première réaction depuis le sommet, mardi à Paris, entre Kiev et ses alliés pour sceller des garanties de sécurité en faveur de l’Ukraine.
Moscou semble doucher les espoirs de succès des efforts diplomatiques qui se sont intensifiés depuis novembre sous l’impulsion du président américain, Donald Trump. « Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant coalition des volontaires et du régime de Kiev font d’eux un véritable “axe de la guerre” », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, selon un communiqué.
« Toutes ces unités et installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes par les forces armées de la Russie. Ces avertissements ont été répétés à plusieurs reprises au plus haut niveau et restent d’actualité », a-t-elle poursuivi.
Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de 70 organisations, conventions et traités internationaux contraires, selon lui, aux intérêts du pays, dont le Centre de science et technologie d’Ukraine (STCU), qui, selon la Russie, « menait des recherches sur des armes biologiques ».
Au début de la guerre, Moscou a prétendu devant le Conseil de sécurité des Nations unies avoir découvert en Ukraine un réseau de laboratoires spécialisés dans les armes bactériologiques, soutenus par les Etats-Unis.
Des laboratoires ukrainiens ont été soutenus financièrement par les Etats-Unis, un partenariat né en 1993 dans le contexte de la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive dans l’espace post-soviétique.
Un drone a attaqué l’Elbus (IMO : 9290385), un pétrolier battant pavillon des Palaos, au large des côtes turques. Le navire faisait route vers la Russie. L’attaque a eu lieu le 7 janvier, selon le journal turc Ortadogu.
L’Elbus se trouvait à environ 30 milles nautiques des côtes du district d’Abana, dans la province turque de Kastamonu, au moment de l’attaque. Le pétrolier endommagé a été remorqué vers le port d’Inebolu pour une inspection approfondie et la mise en œuvre de mesures de sécurité.
Les données du système d’identification automatique (AIS) montrent qu’après l’attaque l’Elbus a brusquement changé de cap et s’est dirigé vers la côte turque.
Les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis l’Arctique restent largement dépendantes des ports de l’Union européenne (UE), malgré l’engagement de celle-ci à interdire totalement le GNL russe d’ici à 2027, selon une analyse publiée mercredi par l’ONG allemande Urgewald et citée par Sweet Crude Reports.
Fondée sur des données du cabinet Kpler, l’étude montre qu’en 2025 le projet de complexe gazier Yamal LNG, dans le nord de la Russie, a représenté 14,3 % des importations totales de GNL de l’UE, soit environ un navire sur sept arrivant dans les terminaux européens.
Sur les 19,7 millions de tonnes exportées par Yamal l’an dernier, 15 millions de tonnes ont été livrées dans des ports de l’UE, générant selon l’ONG environ 7,2 milliards d’euros de revenus pour le Kremlin. La part de l’UE dans ces livraisons a même augmenté, atteignant 76,1 %, contre 75,4 % en 2024.
Urgewald souligne aussi que la France a été en 2025 le premier pays importateur de GNL de Yamal dans l’UE, devant la Belgique, dont le port de Zeebruges a reçu davantage de cargaisons que la Chine sur la même période.
« Alors que Bruxelles se félicite d’accords visant à éliminer progressivement le gaz russe, les ports européens continuent de servir de poumon logistique au plus grand terminal de GNL de Russie », a dénoncé Sebastian Rötters, responsable de la campagne « sanctions » de l’ONG, appelant à « fermer immédiatement la faille de Yamal ».
Selon Urgewald, Yamal dépend entièrement d’une flotte de 14 méthaniers brise-glace spécialisés. Onze d’entre eux appartiennent à la société Seapeak, basée au Royaume-Uni et détenue par le fonds d’investissement américain Stonepeak, et à la société grecque Dynagas. Seapeak a transporté 37,3 % du GNL de Yamal, Dynagas, 34,3 %.
Les importations de GNL au sein de l’UE vont être interdites d’ici à la fin de 2026 et celles de gaz acheminé par gazoduc d’ici à septembre 2027. La Commission européenne a en outre prévu de proposer en ce début d’année une législation visant à supprimer progressivement les importations de pétrole russe.
En octobre dernier, la Russie représentait 12 % des importations de gaz de l’UE, contre 45 % avant l’invasion de l’Ukraine.
Rouslan Stefantchouk, le président du Parlement ukrainien (la Verkhovna Rada), a dit espérer que le projet de loi présenté par les sénateurs américains Lindsey Graham et Richard Blumenthal sur les sanctions contre la Fédération de Russie entre en vigueur dans les plus brefs délais, compte tenu du soutien des élus républicains et démocrates.
« Merci au sénateur Lindsey Graham, ainsi qu’au sénateur Richard Blumenthal, et à tous ceux qui ont contribué à ce projet de loi. J’apprécie notre coopération interparlementaire », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Lindsey Graham a annoncé que Donald Trump avait « donné son feu vert » à ce projet de sanctions contre la Russie. La Maison Blanche n’a pas fait de commentaire officiel et le calendrier définitif du vote au Sénat n’a pas encore été confirmé.
Le président américain a accepté de soutenir un projet de loi visant à durcir les sanctions contre la Russie, notamment en ciblant ses revenus pétroliers, a annoncé le sénateur républicain Lindsey Graham, dans un message publié sur X. Selon ce dernier, Donald Trump a donné son « feu vert » après une rencontre entre les deux hommes mercredi. Le vote pourrait intervenir dès la semaine prochaine au Congrès.
Le projet de loi, élaboré il y a plusieurs mois par Lindsey Graham et son collègue démocrate Richard Blumenthal, prévoit des sanctions contre les pays qui continuent de coopérer avec Moscou, en particulier ceux qui achètent ses ressources énergétiques, en raison du refus de la Russie de négocier une issue pacifique à la guerre en Ukraine, envahie en 2022.
« Ce texte permettra au président Trump de sanctionner les pays qui achètent du pétrole russe à bas prix et alimentent la machine de guerre de Vladimir Poutine », selon Lindsey Graham, qui cite notamment la Chine, l’Inde et le Brésil.
Le sénateur républicain se dit confiant quant à l’obtention d’un large soutien bipartisan. Jusqu’à présent, la direction du Congrès avait retardé l’examen du texte, Donald Trump ayant privilégié l’imposition de droits de douane sur certains produits importés, notamment en provenance de l’Inde, l’un des principaux acheteurs de pétrole russe.
Plus d’un million de foyers de la région de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine, sont privés d’eau et d’électricité après des frappes russes nocturnes sur les infrastructures énergétiques du pays, a annoncé jeudi un ministre ukrainien.
« Les travaux de réparation se poursuivent dans la région de Dnipropetrovsk afin de rétablir l’approvisionnement en chauffage et en eau de plus d’un million d’abonnés », a indiqué sur les réseaux sociaux Oleksii Kuleba, vice-premier ministre pour la reconstruction de l’Ukraine.
Les forces russes ont lancé dans la nuit de mercredi à jeudi 97 drones de différents types contre l’Ukraine, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne jeudi.
Selon cette source, les attaques ont été menées depuis plusieurs zones de la Russie, ainsi que depuis la Crimée annexée et des territoires ukrainiens occupés. Environ 70 drones de type Shahed figuraient parmi les engins utilisés.
Les défenses antiaériennes ukrainiennes ont annoncé avoir abattu ou neutralisé 70 drones dans l’est et le sud du pays avant 8 heures (heure locale).
Toutefois, 27 drones ont touché 13 sites, tandis que des débris de drones interceptés sont tombés sur un autre lieu, a précisé l’armée de l’air.
Les régions ukrainiennes de Dnipro et Zaporijia, dans le centre-est du pays, se sont retrouvées privées d’électricité en raison de frappes russes.
« L’ennemi a mené une attaque massive à l’aide de drones contre les infrastructures énergétiques de plusieurs régions. En conséquence, la plupart des consommateurs des régions de Dnipro et de Zaporijia, y compris des centres régionaux, sont privés d’électricité », a publié le fournisseur Ukrenergo sur Telegram vers 23 heures, heure de Paris.
« A la suite de l’attaque ennemie, une infrastructure fondamentale qui alimentait en électricité la majeure partie de la région a été endommagée », corrobore le gouverneur de Dnipro, Vladyslav Haïvanenko, sur Telegram, rapportant que la « situation est difficile ».
Le gouverneur de Zaporijia, Ivan Fedorov, a pour sa part publié vers 23 h 10 un message sur Telegram indiquant que « l’électricité a été rétablie dans les installations clés ». « Les travaux se poursuivent pour rétablir l’alimentation électrique, principalement dans les infrastructures les plus importantes. Nous travaillons sans relâche pour rétablir l’électricité chez tous les consommateurs dès que possible », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022, la Russie bombarde régulièrement les infrastructures électriques du pays avec drones et missiles. Mais ces derniers mois, avec l’arrivée des températures négatives, les attaques se sont encore intensifiées.
Alors que le ministère de la défense britannique avait annoncé, plus tôt mercredi, avoir apporté un soutien « opérationnel » aux Etats-Unis lors de la saisie, dans l’Atlantique nord, d’un pétrolier lié à la Russie, le ministre, John Healey, a donné plus de détails lors d’une intervention dans la soirée devant le Parlement.
« Aucun militaire britannique ne s’est rendu à bord » du pétrolier, a-t-il souligné, précisant que le Bella-1, son nom d’origine, était considéré comme étant « sans pavillon » puisqu’il avait « un faux pavillon » russe, et pouvait donc « être légalement intercepté et soumis au droit de l’Etat » l’ayant placé sous sanction.
Concrètement, les Britanniques ont fourni aux Américains l’accès à au moins une base aérienne, la Royal Air Force a mené une surveillance aérienne et un navire ravitailleur « a apporté son soutien aux forces américaines lorsque celles-ci poursuivaient et interceptaient » le pétrolier, avait expliqué le ministère.
Kirill Dmitriev, homme lige du Kremlin dans les négociations sur l’Ukraine avec Washington, serait à Paris ce mercredi 7 janvier. Il a été vu rue du Faubourg-Saint-Honoré, a confié au Monde une source bien informée.
L’Elysée a démenti que M. Dmitriev se soit rendu au palais présidentiel, aux lendemains des discussions à Paris des pays membres de la coalition des volontaires avec Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump, et avec Jared Kushner, le gendre du président américain. A Paris, M. Dmitriev aurait été reçu à l’ambassade américaine, située juste à côté de l’Elysée.
Washington considère que le pétrolier saisi mercredi par les Etats-Unis dans l’Atlantique Nord, le Bella-1, n’avait pas de pavillon, a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche, et ce, alors que Moscou affirme l’avoir autorisé temporairement à naviguer sous pavillon russe.
Moscou l’appelle désormais le Marinera et dit qu’il a obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » de naviguer sous pavillon russe.
« Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré Karoline Leavitt à des journalistes.
Employé d’une école dans l’Oural, Pavel Talankin a filmé l’impact de la propagande sur les élèves et la société dans laquelle il vit. Ce documentaire, très fort, sur la réalité de la Russie de Poutine en temps de guerre est sorti en salle en France, mercredi.
Au fond de l’Oural, il était « Monsieur Personne », simple animateur pédagogique dans une école, chargé d’organiser et de filmer les petits événements de l’habituelle vie scolaire russe. La caméra de Pavel Talankine est devenue son arme face à Vladimir Poutine. Lorsque, en février 2022, le chef du Kremlin a lancé son « opération militaire spéciale » en Ukraine, il a rapidement fait transformer les salles de classe en relais pour doper le soutien patriotique.
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