Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
L’Europe se trouve dans une phase périlleuse, où elle a pris conscience de sa solitude, mais n’a pas encore les moyens de son autonomie, alors que l’émotion créée par l’agressivité des empires appelle des ripostes, explique, dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».
Publié aujourd’hui à 10h30, modifié à 15h09 Temps de Lecture 4 min. Read in English
En novembre 2019, le président Emmanuel Macron avait horrifié la communauté occidentale en déclarant l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) « en état de mort cérébrale », dans un entretien à The Economist, à la veille d’un sommet de l’Alliance atlantique. Toucher à un tel monument, pilier depuis soixante-dix ans du lien transatlantique, lui-même pilier de l’ordre international, relevait quasiment du sacrilège. La chancelière Angela Merkel marqua froidement sa désapprobation, comme elle savait le faire. Le président Donald Trump qualifia ces propos d’« insultants » et de « très dangereux » pour la France, car « personne n’a plus besoin de l’OTAN que la France ».
Les Etats-Unis ont-ils besoin de l’OTAN ? Six ans plus tard, c’est plutôt la question qui se pose, au moment où le même président Trump, en mode maître du monde, proclame sa volonté de s’emparer du Groenland, territoire appartenant à un membre de l’OTAN, le Danemark. Mettre une telle menace à exécution, avertit la première ministre danoise, Mette Frederiksen, signifierait « la fin de l’OTAN ».
En réalité, Trump n’a aucun intérêt à se défaire de l’OTAN, qui lui permet d’entretenir la dépendance militaire des Européens et surtout de remplir les carnets de commande de l’industrie de la défense américaine. Simplement, l’OTAN selon Donald Trump se rapproche d’un autre modèle d’alliance militaire, celui du pacte de Varsovie, confirmant l’hypothèse posée en février 2025, au début du second mandat de Trump, par Olivier Schmitt, professeur au Centre d’études sur la guerre de l’université du Danemark du Sud, au cours d’une conférence à la Sorbonne.
Il vous reste 74.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Ce message s’affichera sur l’autre appareil.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
En cliquant sur « » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui est l’autre personne ? Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?
Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.
Editorial Context & Insight
Original analysis & verification
Methodology
This article includes original analysis and synthesis from our editorial team, cross-referenced with primary sources to ensure depth and accuracy.

