Depuis le début de cette contestation, le 28 décembre, partie d’un mouvement lié au coût de la vie, au moins 116 manifestants ont été tués et 2 600 arrêtés, selon l’organisation Human Rights Activists News Agency, qui a recensé plus de 570 manifestations à travers le pays.
« En cas d’attaque militaire américaine, le territoire occupé ainsi que les installations militaires et navales américaines seront nos cibles légitimes », a déclaré Mohamad Bagher Ghalibaf, selon des propos rapportés par la télévision d’État. Il semble ainsi également faire référence à Israël, que l’Iran ne reconnaît pas et qu’il considère comme un territoire palestinien occupé.
L’Iran a procédé à d’importantes arrestations de figures clés du mouvement de protestation qui a secoué la république islamique ces deux dernières semaines, a déclaré dimanche le chef de la police nationale.
« Hier soir (samedi soir), d’importantes arrestations ont été effectuées parmi les principaux acteurs des émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après avoir suivi les procédures légales », a déclaré Ahmad-Reza Radan à la télévision d’État, sans donner de détails sur le nombre ou l’identité des personnes arrêtées.
« L’Iran aspire à la liberté, comme peut-être jamais auparavant. Les Etats-Unis se tiennent prêts à aider ! », a pour sa part écrit samedi Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social, renouvelant ses menaces contre le régime iranien.
Vendredi soir, déjà, M. Trump avait menacé Téhéran, déclarant : « Vous feriez mieux de ne pas commencer à tirer sinon nous aussi nous commencerons à tirer. » « J’espère seulement que les manifestants en Iran seront en sécurité, car c’est un endroit très dangereux en ce moment », a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont frappé des installations nucléaires en Iran en juin 2025, se joignant ainsi à Israël dans une brève guerre contre Téhéran.
L’administration américaine a entamé des réflexions préliminaires sur d’éventuelles frappes militaires contre l’Iran, afin de donner corps aux récentes menaces du président Donald Trump, rapporte le Wall Street Journal. Selon des responsables américains cités par le quotidien, plusieurs scénarios sont sur la table, notamment celui d’une frappe visant des installations militaires. Toutefois, les sources du journal soulignent qu’aucun consensus n’a été atteint au sein de l’exécutif sur la stratégie à adopter.
Le sénateur républicain américain Lindsey Graham a adressé un message de soutien aux manifestants iraniens, affirmant que « le long cauchemar » du peuple iranien « touche bientôt à sa fin ». Dans ce message publié sur X, l’élu assure que le combat des Iraniens a été « remarqué par le président des Etats-Unis ». « Lorsque le président Trump dit “Make Iran Great Again”, cela signifie que les manifestants en Iran doivent l’emporter sur les ayatollahs », déclare-t-il.
Dans le discours des dirigeants iraniens, les manifestants ont d’abord été présentés comme des « personnes légitimement mécontentes », en raison des problèmes économiques, qu’il fallait écouter et distinguer des « émeutiers ». Depuis vendredi 9 janvier, les médias d’Etat et les responsables politiques et judiciaires les qualifient d’« agents terroristes » au service des Etats-Unis et d’Israël. Un changement sémantique, qui, au lendemain des grandes manifestations de jeudi, ouvre la voie à une répression sanglante.
Depuis le début de cette contestation, au moins 116 manifestants ont été tués et 2 600 arrêtés, selon l’organisation basée aux Etats-Unis Human Rights Activists in Iran, jugée fiable par l’agence Associated Press.
Un black-out quasi total imposé par Téhéran complique par ailleurs la vérification des informations. Les Iraniens sont en effet privés d’Internet depuis la nuit de jeudi à vendredi à la suite d’une décision des autorités, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks.
Téhéran a promis de réagir avec fermeté aux manifestations antigouvernementales qui touchent une grande partie du pays. Samedi, les gardiens de la révolution, armée idéologique du pouvoir, ont qualifié les manifestants de terroristes et ont déclaré que « préserver les acquis de la révolution islamique et maintenir la sécurité et la survie du régime constituent une ligne rouge ».
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