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Marine Le Pen, suivie comme un seul homme par ses 11 coprévenus, a sensiblement infléchi sa ligne de défense, au premier jour, mardi 13 janvier, du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN) en 2018.

Il n’est plus question de contester la légitimité de la cour au nom de la séparation des pouvoirs, de nier toute infraction, ou d’assurer que les assistants n’ont fait qu’un « travail politique » pour leurs députés, à Paris ou à Strasbourg, et que ce n’était pas au Parlement européen d’en décider.

Cette stratégie, adoptée en première instance, n’avait pas payé : le 31 mars 2025, les juges ont estimé que Marine Le Pen, comme la plupart de ses coprévenus, avait détourné les fonds publics européens en salariant des assistants parlementaires en réalité affectés, selon l’enquête, à d’autres tâches. Une condamnation qui a valu à Mme Le Pen une peine de prison ferme assortie d’une inéligibilité de cinq ans, avec exécution provisoire.

« Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis –, je veux bien l’entendre, a dit la députée du Pas-de-Calais devant la cour d’appel. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, a-t-elle repris, nous n’avions pas le sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsque en 2004, 2009, puis en 2014, nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants. » « C’est déjà reconnaître qu’il y a eu un délit », a observé après l’audience Patrick Maisonneuve, l’avocat du Parlement européen.

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