La Prix Nobel de la paix 2025, qui prévoit de rentrer « le plus vite possible » au pays, a accusé Delcy Rodriguez, investie présidente par intérim, d’être « l’une des principales architectes de la torture ». Le Pentagone a confirmé que près de 200 soldats américains ont participé à l’opération militaire à Caracas.
Le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) vénézuélien a annoncé, sur X, que 14 journalistes détenus lundi ont été libérés. Selon le SNTP, la plupart travaillaient pour des agences et des médias internationaux, et l’un d’eux pour un média local.
Le Comité pour la liberté des prisonniers politiques (Clipp), une ONG, a alerté la communauté internationale et les organes des Nations Unies chargés des droits de l’homme en raison d’une « escalade répressive » au Venezuela. « Des journalistes d’agences internationales ont été harcelés, détenus et soumis à des mauvais traitements, notamment la suppression de matériel audiovisuel, pour avoir exercé leur travail journalistique dans des zones frontalières », a déclaré l’ONG sur X.
Depuis octobre, les relations entre les Etats-Unis et le Canada sont au plus bas. Le président américain, Donald Trump, a décidé, jeudi 23 octobre, de rompre immédiatement les négociations commerciales avec son pays voisin, en raison d’une campagne publicitaire canadienne contre la hausse des droits de douane entre les deux pays.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, l’économie américaine montre des signes de ralentissement. Les droits de douane américains ont fragilisé plusieurs industries, dont l’automobile ou encore l’acier et l’aluminium, taxés à hauteur de 50 %.
Pour faire pièce à cette guerre commerciale lancée par Donald Trump, le premier ministre canadien, Mark Carney, mise sur deux axes : l’accroissement du commerce intérieur et la recherche de nouveaux marchés en Asie et en Europe.
Le Canada a dévoilé, début décembre, un plan pour attirer au pays un millier de chercheurs de calibre mondial, provenant de divers secteurs, dans un contexte de forte concurrence internationale et de réduction des financements scientifiques aux Etats-Unis. « Certains pays décident de tourner le dos à la liberté académique, nous, on ne fera pas ça », a répondu Mélanie Joly, ministre canadienne de l’industrie, à la question de savoir si le Canada comptait tirer profit des coupes budgétaires décidées par l’administration de Donald Trump qui pourraient affaiblir la recherche américaine.
Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à lire cet article d’Alexandre Lepoutre.
« Hugo Chavez meurt en mars 2013. Nicolas Maduro est élu de justesse en avril. Ni les partisans de la révolution bolivarienne, ni ses détracteurs, ni probablement lui-même ne pouvaient imaginer qu’il resterait treize ans au pouvoir », raconte notre correspondante Marie Delcas.
Le 8 décembre 2012, Hugo Chavez, atteint d’un cancer, s’apprête à subir une nouvelle opération à Cuba. Le président vénézuélien appelle alors ses concitoyens à voter pour Nicolas Maduro si lui-même venait à disparaître. Assis a ses côtés, celui qui est alors ministre des relations extérieures et vice-président reste impassible. « Je n’avais jamais voulu être président », précisera-t-il plus tard.
Dans ce même entretien accordé à la chaîne américaine Fox News, Maria Corina Machado n’a pas ménagé ses marques de gratitude à l’égard de Donald Trump pour son action au Venezuela. « Je vais être très claire, a-t-elle commencé. Dès que j’ai appris que nous avions reçu le prix Nobel de la paix, je l’ai dédié au président Trump, car je pensais qu’il le méritait. »
« Beaucoup de gens disaient qu’il était impossible de réaliser cette opération. Si je pensais qu’il le méritait en octobre [le prix Nobel de la paix a été attribué le 10 octobre], imaginez maintenant. Il vient de le prouver au monde entier », a-t-elle ajouté.
Si Maria Corina Machado a avoué ne pas avoir discuté avec Donald Trump depuis le 10 octobre, elle a rappelé à « quel point » le « peuple vénézuélien » lui est « reconnaissant pour sa vision courageuse, pour les mesures historiques qu’il a prises contre ce régime narcoterroriste ».
Questionnée par le journaliste Sean Hannity sur une éventuelle attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump – que le républicain convoitait –, elle n’a pas écarté cette hypothèse. « Le peuple vénézuélien pense que ce prix lui revient », a-t-elle affirmé, souhaitant lui « décerner » et le « partager ». Avant d’ajouter : « Ce qu’il a accompli est historique. »
Depuis trois jours, Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, est sur tous les écrans. Le vice-président, J. D. Vance, invisible, se retrouve cantonné à des messages sur les réseaux sociaux. La rivalité officiellement amicale entre les deux hommes qui pourraient prétendre à la succession politique du mouvement MAGA (Make America Great Again) vient de connaître une étape majeure, avec l’opération militaire menée au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier. Quelques heures plus tard, Marco Rubio se tenait aux côtés de Donald Trump pour commenter l’enlèvement du président Nicolas Maduro. Discipliné, prudent dans ses formulations, il participait le lendemain aux grandes émissions politiques du dimanche, à la télévision.
« Je prévois de retourner au Venezuela le plus tôt possible », a déclaré Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition vénézuélienne et Prix Nobel de la paix 2025, dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, deux jours après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les Etats-Unis.
Mme Machado a vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu’elle était « l’une des principales architectes de la torture » imputée au gouvernement vénézuélien. Mme Rodriguez a dit sa volonté de coopérer avec Washington, mais Mme Machado estime que celle qui était la vice-présidente de M. Maduro est « rejetée » par les Vénézuéliens.
« Lors d’élections libres et équitables, nous gagnerons avec plus de 90 % des voix, je n’ai aucun doute là-dessus », a clamé l’opposante. « Nous allons faire du Venezuela le centre énergétique des Amériques, nous allons apporter l’Etat de droit, nous allons ouvrir les marchés, nous allons avoir besoin de sécurité pour les investissements étrangers », a-t-elle ajouté, sans dire où elle se trouve actuellement.
Donald Trump a, dès samedi, disqualifié Maria Corina Machado pour prendre la tête du pays à la place de Nicolas Maduro, estimant qu’elle « ne [bénéficiait] ni du soutien ni du respect au sein de son pays ».
Mme Machado avait été déclarée inéligible par le pouvoir vénézuélien pour l’élection présidentielle de juillet 2024. Elle avait été remplacée au pied levé par Edmundo Gonzalez Urrutia comment candidat.
Nicolas Maduro avait été proclamé vainqueur par le Conseil national électoral, qui n’a jamais communiqué les résultats détaillés du scrutin, arguant d’une attaque informatique.
Lors d’une interview à la chaîne américaine NBC, le président américain a écarté toute élection au Venezuela dans les trente prochains jours, estimant que les Etats-Unis devaient « d’abord remettre le pays sur pied ».
Le président de la Chambre des représentants américaine, le républicain Mike Johnson, s’est dit favorable à la tenue rapide d’élections au Venezuela. « Je m’attends à ce qu’il y ait des élections convoquées au Venezuela. Bien sûr certaines choses sont encore en train d’être déterminées, mais ça devrait se produire dans un court délai », a-t-il déclaré lundi soir.
Le ténor républicain s’exprimait à la sortie d’une longue réunion à huis clos entre un groupe restreint de parlementaires et le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, le ministre de la défense, Pete Hegseth, ou encore le chef d’état-major de l’armée, le général Dan Caine.
« Nous ne nous attendons pas à des troupes sur le terrain », a aussi commenté M. Johnson. « Nous ne prévoyons pas d’implication directe au-delà de simplement exercer une coercition sur le nouveau gouvernement intérimaire », a-t-il ajouté. Il a également défendu la légalité de l’opération, menée sans notification du Congrès et critiquée par l’opposition démocrate. « Nous ne sommes pas en guerre. Nous n’avons pas de forces armées au Venezuela et nous n’occupons pas le pays », a affirmé l’élu.
Le patron des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a qualifié le plan de Donald Trump pour « diriger » le Venezuela de « vague, reposant sur des vœux pieux et insatisfaisant ». « Quand les Etats-Unis s’engagent dans ce genre de changement de régime et de prétendue reconstruction nationale, ça finit toujours par leur causer du tort. J’ai quitté la réunion avec le sentiment que ça serait de nouveau le cas », a conclu le sénateur.
Les militaires tués lors de l’assaut américain à Caracas, tous membres des forces armées révolutionnaires ou du ministère de l’intérieur cubains, réalisaient des missions au Venezuela « à la demande d’organes homologues » de ce pays, proche allié de l’île communiste, a précisé le gouvernement cubain, dimanche, lors de l’annonce des 32 morts.
Ces soldats « ont accompli dignement et héroïquement leur devoir et sont tombés, après une ferme résistance, dans un combat direct contre les assaillants ou à la suite des bombardements », a ajouté La Havane, qui a décrété deux jours de deuil national. « Honneur et gloire aux braves combattants cubains qui sont tombés en affrontant des terroristes vêtus d’un uniforme impérial », a déclaré, de son côté, le président Miguel Diaz-Canel.
Cuba et le Venezuela entretiennent d’étroites relations depuis la fin des années 1990 et l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez (1999-2013). En 2002, une tentative de coup d’Etat contre le dirigeant vénézuélien a précipité l’incursion des Cubains dans les affaires militaires du pays afin de consolider son pouvoir. Le Venezuela est le principal fournisseur de pétrole de Cuba, en échange notamment de l’envoi de personnel médical.
Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores, dans la capitale du Venezuela, lundi vers 20 heures (1 heure à Paris), selon plusieurs témoins contactés par l’Agence France-Presse, mais ces tirs ont cessé et la situation était sous contrôle selon une source proche du pouvoir.
D’après cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. La police a répliqué en tirant « de façon dissuasive », selon une source officielle, précisant qu’il n’y avait eu « aucun affrontement ».
L’incident a mobilisé de nombreuses forces de l’ordre autour du palais, selon des vidéos.
Delcy Rodriguez a été investie, lundi, en tant que présidente par intérim du Venezuela, après avoir prêté serment devant l’Assemblée nationale.
« Je me présente avec douleur en raison de l’enlèvement de deux héros qui sont otages aux Etats-Unis (…) J’ai aussi l’honneur de prêter serment au nom de tous les Vénézuéliens », a-t-elle déclaré.
La Cour suprême lui avait ordonné, samedi, d’assumer les fonctions de chef de l’Etat pendant quatre-vingt-dix jours renouvelables, et l’armée lui avait apporté son soutien le lendemain.
Mme Rodriguez a prêté serment en présence de son frère, Jorge Rodriguez, réélu président de l’Assemblée, et du fils du chef de l’Etat déchu, Nicolas Maduro Guerra, surnommé « Nicolasito » (« petit Nicolas »), député lui aussi réélu, qui portait la Constitution. « A toi, Delcy Eloina, tout mon soutien inconditionnel pour la tâche si difficile qui t’incombe. Compte sur moi, compte sur ma famille ! », a déclaré ce dernier avant la prestation de serment, affirmant : « La patrie est entre de bonnes mains, papa ! »
Très applaudi, il a ajouté : « Le Venezuela ne demande ni privilèges ni concessions, il exige le respect. Notre aspiration à la paix n’est ni faiblesse ni reddition, c’est une décision souveraine. Nous voulons des relations internationales avec tous, fondées sur l’égalité, le respect mutuel et la coopération, sans menace et sans ingérence. »
Organisée à l’appel du pouvoir, la manifestation se déroule en parallèle à l’investiture de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, et alors que M. Maduro, emmené de force samedi par les Américains, a plaidé non coupable devant la justice des Etats-Unis.
Les manifestants ont scandé « Maduro, tiens bon, le Venezuela se soulève ! ». Certains brandissaient des jouets à l’effigie de Nicolas Maduro et de Cilia Flores, la première dame, également emmenée de force aux Etats-Unis lors de l’opération, samedi. « [Donald] Trump-Marco Rubio, maudits assassins et kidnappeurs. Où se trouve réellement la vraie justice aux Etats-Unis ? », pouvait-on lire sur une pancarte.
Sur la scène, l’un des organisateurs a répété ce que Nicolas Maduro a déclaré au tribunal, à New York : « Je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête, je reste le président du Venezuela. »
Nicolas Maduro Guerra, fils du président déchu, s’est joint aux manifestants après l’investiture de Mme Rodriguez. Il a dit avoir eu une « communication indirecte » avec son père, sans pourvoir « rien dire de plus ».
« Là-bas, nous avons une bonne équipe qui nous soutient et nous aide à défendre la dignité », a-t-il ajouté, sous les applaudissements.
Le président vénézuélien déchu a comparu ce lundi soir pour la première fois devant un tribunal américain pour répondre aux accusations de « narcoterrorisme » lancées par l’administration Trump pour justifier sa capture et son transfert à New York.
Un sondage Reuters à l’échelle nationale publié lundi, mené auprès de 1 248 adultes américains, montre une opinion publique très partagée sur l’action militaire des Etats-Unis visant à renverser Nicolas Maduro.
Selon l’enquête, 33 % des personnes interrogées approuvent l’intervention militaire américaine, tandis que 34 % s’y opposent. Les 33 % restants ont indiqué ne pas savoir ou ont choisi de ne pas répondre.
Le sondage, réalisé dimanche et lundi, révèle de fortes divisions partisanes : 65 % des républicains interrogés se disent favorables à l’action militaire, contre seulement 11 % des démocrates et 23 % des indépendants. Interrogés sur leur crainte d’un engagement excessif des Etats-Unis au Venezuela, 72 % des adultes sondés ont répondu par l’affirmative, dont 54 % des républicains et 90 % des démocrates.
Un sondage mené par le Washington Post, publié lundi, montre lui aussi une opinion publique américaine profondément divisée. Réalisée par SMS les 3 et 4 janvier auprès de 1 004 adultes, l’enquête rapporte que près de 40 % des personnes interrogées approuvent l’envoi de forces pour capturer Maduro, tandis qu’à peu près autant s’y opposent (42 %) et que 18 % se disent indécis.
Les réactions sont nettement polarisées selon l’appartenance politique : 74 % des républicains approuvent l’action militaire, 76 % des démocrates la désapprouvent. Parmi les indépendants, 34 % l’approuvent, 42 % la désapprouvent, 24 % n’ont pas d’opinion.
Une majorité d’Américains (63 %) estime en outre que l’opération aurait dû recevoir l’approbation du Congrès, signe d’un scepticisme plus large vis-à-vis de l’exécutif sur les questions de guerre.
La moitié de l’opinion publique (50 %) estime que les États-Unis devraient juger Nicolas Maduro pour trafic de drogue, 14 % s’y opposent, tandis que 36 % se disent indécis.
Les sondés se montrent également réticents à l’idée que les Etats-Unis prennent le contrôle du gouvernement vénézuélien – 45 % d’Américains s’y opposent, 30 % d’entre eux se déclarant indécis – ou déterminent son avenir : 94 % préfèrent que les Vénézuéliens décident de leur propre avenir politique.
Après l’opération militaire américaine samedi au Venezuela, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a répondu à Donald Trump qui a justifié la capture de Nicolas Maduro par une remise au goût du jour de la doctrine Monroe, considérant que l’Amérique latine est la chasse gardée des Etats-Unis.
« Le Mexique soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance », a lancé la dirigeante mexicaine, lors de sa conférence de presse quotidienne. « Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment », a ajouté Claudia Sheinbaum.
Donald Trump a déclaré devant la presse que « la doctrine Monroe est très importante, mais nous l’avons dépassée de très loin ». « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question », avait également lancé le président américain, qui a ensuite menacé d’autres gouvernements de gauche en Amérique latine, dont Cuba, la Colombie et le Mexique.
L’arrestation de Nicolas Maduro et son inculpation pour trafic de drogue devant un tribunal fédéral de New York ont déclenché un « processus juridique complexe », a déclaré son avocat, Barry Pollack, cité par le Washington Post. « Il existe des questions concernant la légalité de son enlèvement militaire », a dit Barry Pollack au juge fédéral Alvin Hellerstein lors d’échanges sur le calendrier de la procédure préliminaire. « Je m’attends à un processus juridique long et complexe. »
L’avocat a précisé que la procédure porterait également sur les « privilèges et immunités » dont Nicolas Maduro aurait dû bénéficier en tant que chef d’État.
De son côté, le procureur fédéral adjoint Kyle Wirshba a déclaré que son bureau commencerait à transmettre à la défense les éléments du dossier – dans le cadre de la procédure dite de discovery – « presque immédiatement », une fois que les parties se seront accordées sur une ordonnance permettant de sceller ces documents afin d’en limiter l’accès à des tiers.
Le département d’Etat a publié, lundi, sur X et Facebook un message qui résume la nouvelle orientation de la politique étrangère américaine sur le continent américain, illustration d’une politique assumée de domination régionale, en contradiction avec les principes de la Charte des Nations unies invoqués lors des débats au Conseil : « Ceci est NOTRE [en lettre capitale] hémisphère », écrit le département d’Etat, avec une photo de Donald Trump.
Cette déclaration intervient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni pour examiner la situation au Venezuela, plusieurs Etats dénonçant une violation de la souveraineté et du droit international par Washington. A l’inverse, les Etats-Unis ont défendu une action relevant, selon eux, du maintien de l’ordre et de leurs intérêts stratégiques dans la région.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, prêtera serment lundi devant l’Assemblée nationale, a annoncé le président du Parlement, son frère. « Aujourd’hui, tenant compte du mandat exercé par la Chambre constitutionnelle du Tribunal suprême de justice et conformément aux principes constitutionnels, la présidente par intérim de la République, l’avocate Delcy Eloina Rodriguez Gomez, prêtera serment », a déclaré Jorge Rodriguez.
Depuis plus d’une décennie, le pouvoir au Venezuela est détenu par une poignée de responsables. Un équilibre entre civils et militaires règne au sein d’un cercle restreint, où chaque membre a ses propres intérêts et ses appuis.
Delcy Rodriguez et son frère représentent actuellement le côté « civil » de ce cercle tandis que Diosdado Cabello et Vladimir Padrino Lopez en sont le pendant « militaire ». Cette structure du pouvoir rend le démantèlement de l’actuel gouvernement vénézuélien plus difficile qu’en retirer seulement Nicolas Maduro.
Diosdado Cabello, qui exerce une influence sur les agences de renseignement militaire et civile du Venezuela, pose notamment question. Selon les Nations unies, le Service national de renseignement bolivarien (SEBIN) et la direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM) ont commis des crimes contre l’humanité dans le cadre d’opérations visant à réprimer la dissidence. Ces dernières semaines, Diosdado Cabello avait appelé la DGCIM à « aller arrêter les terroristes » alors que les Etats-Unis augmentaient leur présence militaire dans la région.
Diosdado Cabello, ancien officier de l’armée et personnalité du Parti socialiste, exerce une influence sur une grande partie des forces armées, même si Vladimir Padrino Lopez occupe les fonctions de ministre de la défense depuis plus de dix ans.
Le Venezuela compte quelque 2 000 généraux et amiraux, et les officiers supérieurs ou ceux qui sont à la retraite contrôlent la distribution de denrées alimentaires, de matières brutes et la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA. En outre, des dizaines de généraux siègent aux conseils d’administration d’entreprises privées.
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