Le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé « désormais le calme règne. » « Nous avons le contrôle total » de la situation a-t-il assuré. L’ONG Iran Human Rights déplore la mort d’au moins 3 428 manifestants, tués depuis le début des mobilisations contre le régime, le 28 décembre.

« Il est recommandé aux citoyens indiens actuellement en Iran (étudiants, pèlerins, hommes d’affaires et touristes) de quitter l’Iran par tous les moyens de transport possibles », a écrit, mercredi soir, l’ambassade indienne à Téhéran sur les réseaux sociaux.

Le nombre de ressortissants indiens en Iran est estimé à 10 000.

A la demande des Etats-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira jeudi pour « un briefing sur la situation en Iran », a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne.

Les prix du pétrole ont baissé de plus de 3 %, jeudi, après les propos de Donald Trump assurant que les « tueries » en Iran « ont pris fin » et temporisant sur une intervention militaire américaine.

Vers 3 heures, le baril de WTI nord-américain lâchait 3 % à 60,16 dollars (51,70 euros environ) et celui de Brent de la mer du Nord 2,87 % à 64,61 dollars (55,50 euros environ)

Les cours de l’or noir avaient bondi ces derniers jours, atteignant mercredi un niveau plus vu en clôture depuis trois mois avec la montée de tensions en Iran, secoué par un soulèvement populaire violemment réprimé, et les menaces de Washington contre Téhéran.

L’exécution d’Erfan Soltani, un manifestant iranien de 26 ans, qui était prévue mercredi, a été reportée, a déclaré l’organisation de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège, citant des proches, tout en ajoutant qu’il existait « des inquiétudes sérieuses et persistantes » concernant son droit à la vie.

Parallèlement, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a assuré dans un entretien à Fox News qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) ». « Je peux vous dire, je suis confiant dans le fait qu’il n’y a pas de projet de pendaison », a-t-il ajouté.

Le président américain, Donald Trump, qui a menacé de prendre des mesures militaires contre Téhéran en raison de la répression des manifestations, a déclaré plus tôt qu’il avait été informé par « une source fiable » qu’il n’y avait « pas de projet d’exécution », sans donner plus de détails.

Le groupe de transport aérien allemand, qui, outre la compagnie allemande Lufthansa, englobe Austrian, Brussels Airlines, Discover, Eurowings, Swiss et ITA Airways, a expliqué dans un communiqué éviter ces espaces aériens « en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient ».

« Désormais (…) le calme règne. Nous avons le contrôle total » de la situation, a déclaré le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, dans un entretien à Fox News, selon des extraits de cette interview enregistrée mercredi et qui doit être diffusée à minuit.

« Nous avons fermé temporairement l’ambassade britannique à Téhéran, elle fonctionnera désormais à distance », a fait savoir un porte-parole du ministère des affaires étrangères britannique, précisant que les conseils aux voyageurs avaient été « mis à jour pour refléter ce changement consulaire ».

« On nous dit que les tueries en Iran prennent fin. Elles ont pris fin », a déclaré le président américain, assurant qu’il tenait ses informations « de bonne source ».

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi soir à Holon, dans le entre d’Israël, pour soutenir les manifestations, durement réprimées, qui secouent depuis plus de deux semaines la République islamique iranienne. La ville, située en périphérie de Tel-Aviv, abrite une importante communauté juive d’origine iranienne.

Les manifestants ont arboré des drapeaux israéliens et des drapeaux iraniens ornés d’un lion et d’un soleil datant d’avant la Révolution islamique de 1979. Ils brandissaient des pancartes en hébreu, en persan et en anglais appelant à la solidarité avec le peuple iranien. « Soyez la voix du peuple iranien », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.

Le chant Javid shah (« vive le chah ») a retenti à plusieurs reprises dans la foule, un slogan souvent scandé ces deux dernières semaines par des manifestants en Iran et à l’étranger, appelant au rétablissement de la monarchie. Plusieurs manifestants ont brandi des portraits de Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, exilé aux Etats-Unis et qui a appelé à renverser la République islamique.

Les ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni ainsi que la haute représentante de l’Union européenne affirment être « vivement préoccupés par l’évolution de la situation relative aux manifestations en cours en Iran ».

« Nous nous opposons fermement à l’intensification de la répression brutale exercée par les autorités iraniennes contre le peuple iranien, qui fait preuve de courage depuis la fin du mois de décembre 2025 en exprimant ses aspirations légitimes à une vie meilleure, à la dignité et à la liberté », peut-on lire dans cette déclaration commune.

« Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d’intimidation des forces de sécurité », précisent les responsables politiques, qui affirment être prêts « à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l’Iran poursuit la répression des manifestations et de la contestation, en violation du droit international relatif aux droits de l’homme et de ses obligations internationales ».

Dans un communiqué de presse, le ministère des affaires étrangères français a souhaité mettre à jour ses consignes de sécurité en Iran, « où des violences insoutenables se sont abattues sur les manifestants (…) ces derniers jours ».

« La France déconseille formellement tout déplacement en Iran à ses ressortissants, y compris binationaux, compte tenu notamment du risque de détention arbitraire. Ces conseils sont valables pour tous les ressortissants, y compris les journalistes », ajoute le Quai d’Orsay, qui précise que ces consignes s’appliquent aussi aux binationaux.

Il donne également des nouvelles de Cécile Kohler et de Jacques Paris, qui se trouvent toujours à l’ambassade : « Notre but est de pouvoir les ramener aussi vite que possible en France », écrit le ministère, qui assure que des réflexions sont engagées afin de « sanctionner » les responsables de la répression envers les manifestants. « C’était l’un des messages de la convocation de l’ambassadeur iranien en France hier à la demande du ministre de l’Europe et des affaires étrangères », peut-on lire dans le communiqué.

Selon les données scrutées par l’organisation NetBlocks, qui surveille et signale les coupures d’Internet et la censure en ligne dans le monde, l’Iran est soumis à une coupure de la quasi-totalité des télécommunications depuis sept jours. « Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées et continue d’isoler plus de 90 millions d’Iraniens du reste du monde », ajoute l’organisme dans un post sur le réseau social X.

Ce black-out, imposé par le régime, isole non seulement les Iraniens entre eux et du reste du monde, mais il complique aussi la récolte d’informations.

La lauréate iranienne du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a suggéré que les Etats-Unis mènent des « actions hautement ciblées » contre le guide suprême iranien Ali Khamenei et les commandants des gardiens de la révolution islamique.

« Ce que nous demandons et ce que nous voulons » de la part du président américain, Donald Trump, « ce sont des mesures qui empêchent le massacre des Iraniens », a déclaré l’avocate dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle mercredi. Selon elle, les Etats-Unis pourraient aussi recourir au brouillage pour perturber les communications du régime avec ses forces de sécurité et la diffusion de sa propagande.

Dans une déclaration citée par la télévision d’Etat, Mohammad Pakpour a également accusé le président américain, Donald Trump, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, d’être les « assassins de la jeunesse iranienne ».

« Ce chiffre est un minimum absolu », avertit IHR, qui indique avoir reçu « de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l’ampleur de la violence ». L’ONG ajoute qu’au moins 10 000 personnes ont été arrêtées.

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