D’après le ministère de l’intérieur, au moins 15 personnes ont été blessées après une attaque russe sur un bâtiment de Kharkiv, grande ville dans l’est de l’Ukraine, provoquant un « incendie sur une superficie totale d’environ 200 mètres carrés ».
Selon le ministère de la défense russe, qui a communiqué sur Telegram, les forces armées ukrainiennes auraient perdu, cette semaine, plus de 1 405 soldats, deux chars, 24 véhicules de combat blindés et 60 véhicules motorisés.
Réputé pour ses saillies envers l’Occident, l’ancien président russe (2008-2012) Dmitri Medvedev a vivement critiqué, sur X, le président finlandais, Alexander Stubb. « Un certain Stubb affirme que les relations entre la Finlande et la Russie ont changé à jamais, a-t-il expliqué, avant d’ajouter : Je l’espère aussi. La Finlande doit payer pour sa russophobie abjecte. En fait, elle paie déjà : Stubb parle, et ce sont les citoyens qui en font les frais. »
Si vous voulez en savoir davantage sur Alexander Stubb, « europhile et polyglotte, féru de relations internationales », on vous invite à lire cet article.
Malmenées au début du conflit, les forces aériennes ukrainiennes parviennent à infliger de sévères pertes à l’armée russe. Selon l’état-major des forces armées ukrainiennes, la Russie a perdu 65 avions militaires et 17 hélicoptères en 2025. En juin, 41 avions russes sur quatre bases aériennes russes, dont une au fin fond de la Sibérie, ont été détruits ou endommagés au sol, selon le service de sécurité d’Ukraine (SBU), un bilan sans précédent dans l’histoire de l’aviation militaire russe.
Pour mener des opérations, l’armée de l’air ukrainienne utilise des avions de combat Mirage 2000-5, un appareil configuré pour la défense aérienne et pour le combat air-air, ainsi que des F-16 américains. Selon le site ukrainien spécialisé Defense Express, Kiev aurait également récemment donné son accord de principe pour l’acquisition d’avions de chasse Gripen suédois, dont le principal atout est le missile Meteor à longue portée, pouvant atteindre 200 kilomètres. Il s’agit d’un outil dont ne disposent ni le F-16 ni le Mirage 2000-5.
Pour l’Ukraine, l’épreuve n’est pas pire que celle de l’invasion de 2022, lorsque les soldats de Moscou étaient arrivés aux portes de Kiev, menaçaient Kharkiv et tentaient d’avancer vers Odessa, mais elle est différente, et peut-être tout autant existentielle. L’année 2025, quatrième année de résistance à l’invasion russe et douzième année de conflit armé depuis la révolution de Maïdan, a été marquée par le retour de Donald Trump, le président américain, sur la scène internationale, et par l’agitation diplomatique qu’il a provoquée.
La police finlandaise a annoncé vendredi interroger quatre membres de l’équipage d’un navire en provenance de Russie soupçonné d’avoir endommagé, dans le golfe de Finlande, un câble de télécommunications sous-marin reliant Helsinki à Tallinn, la capitale estonienne.
Les gardes-côtes finlandais ont saisi mercredi le Fitburg, un cargo de 132 mètres de long battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, parti de Saint-Pétersbourg, en Russie, pour Haïfa, en Israël. « Les interrogatoires ont permis de clarifier le déroulement des événements et les différents rôles des membres d’équipage », a expliqué un responsable de la police, Risto Lohi, du Bureau national d’enquête, cité dans le communiqué.
Le navire a été inspecté et son état est « normal » pour son âge et seules des « lacunes mineures » de sécurité ont été relevées, a rapporté l’agence finlandaise des transports et des communications, Traficom, citée dans le communiqué de la police.
Le bateau est soupçonné d’être responsable des dégâts causés à un câble sous-marin, qui appartient au groupe finlandais de télécoms Elisa et se situe dans la zone économique exclusive estonienne. Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022, de nombreux experts et responsables politiques considèrent le sabotage présumé de câbles comme un élément de la « guerre hybride » menée par la Russie contre les pays occidentaux.
La grande ville de l’est ukrainien, Kharkiv (📍), aurait été visée par des bombardements russes. C’est ce qu’a annoncé, sur Telegram, le maire de la ville, Ihor Terekhov. « L’ennemi a mené une attaque sur le centre de Kharkiv, a-t-il déploré. Il a touché un immeuble résidentiel de grande hauteur dans le quartier de Kyïvsky. Les premières informations font état de victimes et de dégâts importants ».
Sur X, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a expliqué que deux missiles ont touché une zone résidentielle, précisant qu’une opération de secours est en cours.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé, vendredi sur X, avoir choisi un nouveau chef de cabinet pour remplacer Andriy Yermak, limogé à la fin de novembre. Il s’agit du général Kyrylo Boudanov, jusqu’à présent chef du renseignement militaire ukrainien. « J’ai rencontré Kyrylo Boudanov et lui ai proposé le poste de chef du cabinet du président ukrainien », écrit M. Zelensky. « Des procédures formelles » pour sa nomination officielle « ont commencé », a déclaré aux journalistes un conseiller du président, Dmytro Lytvyn.
Kyrylo Boudanov, qui aura 40 ans dans deux jours, s’est forgé une réputation auréolée de coups d’éclat, après presque quatre ans d’invasion russe en Ukraine. A la tête du département du renseignement militaire ukrainien (GUR) depuis 2020, il a personnellement participé à plusieurs opérations militaires, dans lesquelles il a été blessé. Selon le porte-parole du GUR, il a également été visé par « plus de dix tentatives d’attentat ».
« A l’heure actuelle, l’Ukraine doit se concentrer davantage sur les questions de sécurité, le développement des forces de défense et de sécurité ukrainiennes, ainsi que sur la voie diplomatique des négociations, et le cabinet du président aura pour mission principale de mener à bien ces tâches de notre Etat », poursuit-il, en jugeant que Kyrylo Buodanov « possède une expérience spécialisée dans ces domaines et les capacités nécessaires pour obtenir des résultats ». M. Zelensky précise avoir chargé son nouveau chef de cabinet de « mettre à jour et de soumettre pour approbation les fondements stratégiques de la défense et du développement de notre Etat ».
Le précédent chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, le très influent Andriy Yermak, a démissionné le 28 novembre à la suite d’un scandale de corruption. Le départ du bras droit du président ukrainien, diplomate en chef, avait provoqué un véritable séisme politique en Ukraine.
« Les forces de défense ukrainiennes respectent les normes du droit international humanitaire et frappent exclusivement des cibles militaires ennemies, des installations du complexe énergétique de la Fédération de Russie et d’autres cibles légitimes, dans le but de réduire le potentiel militaire du pays agresseur », a assuré Dmytro Lykhovy, le porte-parole de l’état-major général des forces armées ukrainienne, à l’agence de presse russe Interfax.
Le village de Khorly, visé par cette attaque présumée, est situé sur une presqu’île au bord de la mer Noire et s’est retrouvé sous contrôle russe au début de l’attaque lancée par l’armée russe contre l’Ukraine en février 2022. L’armée ukrainienne avait repris à l’automne 2022 une grande partie de l’oblast de Kherson aux soldats, dont la capitale régionale éponyme, lors d’une contre-offensive. Depuis, le Dniepr marque la ligne de front entre dans cette région, et des attaques de drones meurtrières ont lieu très régulièrement entre les deux camps.
Les forces russes ont attaqué l’Ukraine, dans la nuit de jeudi à vendredi, avec 116 drones, dont environ 70 étaient de type Shahed, lancés des régions de Koursk, d’Oriol, de Chatalovo, de Briansk, de Millerovo, de Primorsko-Akhtarsk ainsi que du cap Tchaouda et de Hvardiïske en Crimée, a affirmé, mercredi, l’armée de l’air ukrainienne sur Telegram.
La défense anti-aérienne en a abattu 86 dans le nord, le sud et l’est du pays, a ajouté l’armée de l’air. « On a enregistré des impacts de 27 drones d’attaque sur 23 sites, ainsi que la chute d’épaves sur deux sites », précise-t-elle.
De son côté, le ministère de la défense russe affirme, sur Telegram, avoir intercepté 64 drones ukrainiens dans la nuit.
« Du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2026, l’augmentation du territoire occupé s’est élevée à 7 463 km², soit 1,23 % du territoire total », note le groupe d’observateurs, qui estime que l’année 2025 « a été particulièrement difficile pour les forces de défense ukrainiennes » en comparaison aux années précédentes.
Au total, 116 165 km² de territoire ukrainien sont occupés actuellement par la Russie, ce qui représente près de 20 % de la superficie totale du pays. La Crimée est toujours occupée à 100 %, précise DeepState.
En 2025, l’avancée russe a été la plus forte dans l’oblast de Donetsk (Est), où près de 78 % du territoire est à présent occupé, soit une augmentation de 10 points en un an. L’autre partie du bassin du Donbass, l’oblast de Louhansk, est quant à elle presque entièrement occupée (99,6 %, soit une augmentation de 0,6 point en un an)
Selon DeepState, « la Russie n’a que peu progressé dans l’oblast de Zaporijia », à l’Est, occupé à 75 %, contre 73 % à la fin de 2024, et quasi aucun dans l’oblast de Kherson (Sud) occupé à 72 %.
Dans son allocution quotidienne, le président ukrainien a affirmé que des rencontres pour tenter de faire avancer les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont toujours prévues dans les prochains jours.
Samedi, une réunion doit se tenir en Ukraine avec des conseillers à la sécurité d’Etats européens alliés de Kiev. Une équipe américaine y participera par visioconférence, a fait savoir Volodymyr Zelensky, précisant que 15 pays avaient confirmé leur participation ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’OTAN.
Puis une rencontre entre des responsables militaires est attendue lundi pour discuter des « garanties de sécurité » que peuvent apporter à l’Ukraine ses alliés pour dissuader Moscou de l’attaquer à nouveau. « Sur le plan politique, presque tout est prêt, et il est important de régler chaque détail du fonctionnement des garanties dans les airs, sur terre et en mer si nous parvenons à mettre fin à la guerre », a affirmé M. Zelensky.
Un sommet avec des chefs d’Etat occidentaux est, par ailleurs, toujours prévu mardi, a poursuivi le président ukrainien, sans donner plus de détails sur le lieu de cette rencontre. Il avait précédemment affirmé qu’elle pourrait se tenir en France.
Le président serbe, Aleksandar Vucic, a déclaré jeudi espérer un accord rapide entre la Russie et la Hongrie sur la compagnie pétrolière serbe NIS, visée par des sanctions de Washington, qui exige le retrait total du capital russe de cette société cruciale pour l’économie serbe.
Selon Belgrade, des négociations sont en cours entre Gazprom et la compagnie pétrolière et gazière hongroise MOL sur la vente de 56 % des parts du NIS contrôlées par deux filiales du géant russe − Gazprom Neft et Intelligence.
Les Etats-Unis ont accordé mercredi un sursis de trois semaines à NIS, lui permettant à reprendre ses activités, en attendant un accord sur la vente. Après neuf mois de reports successifs, Washington a imposé, le 9 octobre, des sanctions à NIS, dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Russie de mettre un terme à la guerre en Ukraine.
Ces sanctions ont mis fin aux importations du brut par NIS, ce qui a conduit à l’arrêt, au début de décembre, de sa raffinerie à Pancevo, près de Belgrade, l’unique dans ce pays et qui approvisionne environ 80 % du marché serbe.
Le chef de l’Etat serbe a salué l’octroi de la licence temporaire par le bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC), qui permettra à NIS de reprendre ses activités jusqu’au 23 janvier, notamment le raffinage.
Il a expliqué que les importations du brut devraient reprendre dès le 5 janvier et que la raffinerie devrait tourner à plein régime vers le 17 janvier, à savoir juste quelques jours avant l’expiration du délai accordé par Washington. « J’espère que les Russes et les Hongrois finiront d’ici là leur travail », à savoir parvenir à un accord sur la vente des parts russes, a déclaré M. Vucic aux médias.
Le navire en provenance de Russie saisi en Finlande et soupçonné d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin reliant Helsinki à Tallinn transportait de l’acier russe visé par les sanctions de l’Union européenne (UE), ont fait savoir jeudi les douanes finlandaises.
La police finlandaise a saisi mercredi le Fitburg, un cargo de 132 mètres de longueur parti de Saint-Pétersbourg à destination de Haïfa, en Israël. Elle a également placé en détention ses 14 membres d’équipage, car le bateau était soupçonné d’avoir endommagé le câble dans le golfe de Finlande, qui fait partie de la mer Baltique, et qui est bordé par l’Estonie, la Finlande et la Russie.
« Selon les premières informations, la cargaison contenait des produits sidérurgiques d’origine russe, qui font l’objet de sanctions de grande ampleur imposées à la Russie », ont déclaré les douanes finlandaises dans un communiqué.
« L’importation de marchandises sous le coup de sanctions dans l’UE est interdite par les réglementations européennes relatives aux sanctions », ont ajouté les douanes, qui ont dit examiner « l’applicabilité des sanctions de l’UE dans ce cas » spécifique. Les douanes finlandaises ont ouvert une enquête préliminaire et l’acier reste confisqué en attendant des clarifications.
Ces dernières années, des infrastructures énergétiques et de communication, dont des câbles et pipelines sous-marins, ont été endommagées en mer Baltique. Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, de nombreux experts et responsables politiques considèrent le sabotage présumé de câbles comme un élément de la guerre hybride menée par la Russie contre les pays occidentaux.
Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’un homme avait été tué lors d’une frappe russe sur la ville de Kherson tôt le matin même, tandis qu’une femme a été blessée par un bombardement aérien près de Kharkiv.
« La Russie entame délibérément la nouvelle année en poursuivant la guerre, en lançant plus de 200 drones » dans la nuit de Nouvel An, avait déclaré plus tôt le président Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
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