Selon un communiqué du gouvernement de Nicolas Maduro, des « zones civiles et militaires » ont été touchées dans la nuit dans la capitale, ainsi que dans les Etats de Miranda, d’Aragua et de La Guaira.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire national, et appelé « tout le pays » à se « mobiliser pour vaincre l’agression impérialiste » américaine, selon le communiqué officiel du Venezuela publié près de deux heures après les premières explosions survenues à Caracas.
« L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation », dénonce le Venezuela dans un communiqué officiel.
« Ils n’y parviendront pas, assure-t-il. Après plus de deux cents ans d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime restent fermes dans la défense de la souveraineté et du droit inaliénable de décider de leur destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine du gouvernement et forcer un “changement de régime”, en alliance avec l’oligarchie fasciste, échouera comme toutes les tentatives précédentes. »
Le Venezuela dénonce, dans un communiqué, « la grave agression militaire » perpétrée « par le gouvernement actuel des Etats-Unis d’Amérique contre le territoire vénézuélien et sa population ». Selon ce communiqué, des « zones civiles et militaires » ont été touchées à Caracas, la capitale, ainsi que dans les Etats de Miranda, d’Aragua et de La Guaira.
« Cet acte constitue une violation flagrante de la charte des Nations unies, en particulier de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des Etats et l’interdiction du recours à la force, dénonce le communiqué. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes. »
Les explosions semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuélienne, sans qu’il soit possible de les localiser précisément dans l’immédiat. Certaines semblent avoir eu lieu à Fuerte Tiuna, une énorme enclave militaire dans la ville.
D’autres témoignages et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux rapportent des explosions à l’aéroport de Higuerote, à l’est de la ville, ou encore à la base aérienne Generalísimo Francisco de Miranda, aussi appelée La Carlota. Il ne nous a pas encore été possible de vérifier ces informations, et les autorités vénézueliennes ne se sont pas encore prononcées.
Une habitante de La Guaira, ville côtière proche de Caracas, a dit à l’Agence France-Presse (AFP) avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de la métropole. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.
Dans beaucoup de quartiers caracassiens, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait. Le courant est coupé dans certains secteurs de la Caracas, selon les informations communiquées par d’autres interlocuteurs de l’AFP.
La Federal Aviation Administration (FAA), agence fédérale chargée de la régulation du transport aérien aux Etats-Unis, vient d’émettre une interdiction de survol du Venezuela du fait d’une « situation potentiellement dangereuse » sur place, sans plus de précisions. La consigne s’applique à tous les appareils civils placés sous sa compétence, c’est-à-dire enregistrés aux Etats-Unis.
« Caracas est attaqué en ce moment. Alerte mondiale : le Venezuela a été attaqué ! », a réagi sur son compte X le président colombien, Gustavo Petro. « Ils bombardent avec des missiles », ajoute-t-il, sans que l’on sache encore l’origine des explosions.
Gustavo Petro a également appelé aussitôt les Nations unies et l’Organisation des Etats américains à « se réunir immédiatement ».
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