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EN DIRECT, incendie en Suisse, à Crans-Montana : le bilan « est peut-être en train de s’aggraver », selon un responsable suisse ; entre 80 et 100 blessés en urgence absolue
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EN DIRECT, incendie en Suisse, à Crans-Montana : le bilan « est peut-être en train de s’aggraver », selon un responsable suisse ; entre 80 et 100 blessés en urgence absolue

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Le Monde.fr - Actualités et Infos en France et dans le monde
about 3 hours ago
Edited ByGlobal AI News Editorial Team
Reviewed BySenior Editor
Published
Jan 2, 2026

Pour la plupart grands brûlés, les 115 blessés sont hospitalisés en Suisse, mais aussi en Allemagne et en Italie. Plusieurs blessés français ont été transférés en France, notamment à Lyon et à Paris.

« A la demande de la Suisse, nous sommes prêts à fournir des soins médicaux spécialisés à 14 blessés dans des hôpitaux polonais », a écrit Donald Tusk sur X.

Selon la porte-parole du ministère de l’intérieur, la Pologne a préparé 14 places à l’hôpital de Siemianowice Slaskie (Sud), spécialisé dans le traitement des brûlures et des plaies chroniques.

Il s’agit de quatre places en soins intensifs et de dix pour les patients légèrement blessés, a déclaré Karolina Galecka à l’agence de presse polonaise PAP.

La Pologne a également proposé l’aide de deux équipes médicales sur place, notamment pour évaluer l’état des patients. Le ministère de la défense, a ajouté Mme Galecka, a proposé des avions pour transporter les blessés qui pourraient être admis dans des hôpitaux polonais.

Plusieurs corbillards transportant les dépouilles de victimes de l’incendie meurtrier de Crans-Montana en Suisse ont commencé à arriver au centre funéraire de Sion, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse vendredi.

Peu après 11 heures, un premier corbillard est arrivé dans ce centre, situé à une trentaine de kilomètres de la station de ski de Crans-Montana, où un incendie dans un bar pendant la nuit du Nouvel An a fait une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés.

Le pape, Léon XIV, a exprimé sa « compassion et sa sollicitude » aux proches des victimes de l’incendie meurtrier en Suisse qui a causé la mort d’une quarantaine de personnes, selon un bilan encore provisoire, et blessé grièvement une centaine d’autres.

« Il désire manifester aux proches des victimes sa compassion et sa sollicitude. Il prie le Seigneur d’accueillir les défunts dans sa demeure de paix et de lumière, et de soutenir le courage de ceux qui souffrent dans leur cœur ou dans leur corps », selon le message, consulté par l’Agence France-Presse, envoyé par le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, à l’évêque de Sion (Suisse), Jean-Marie Lovey.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, la Suisse ne dispose effectivement que de deux centres spécialisés pour les grands brûlés à Lausanne et à Zurich. Cela s’explique notamment par le fait que la Suisse est un petit pays (environ 9 millions d’habitants), mais aussi parce que les grands brûlés sont des patients rares. Or, en médecine spécialisée, on privilégie généralement d’avoir moins de centres mais d’en avoir de très expérimentés. La Suisse étant également un pays de superficie relativement réduite, les temps de distance ne sont pas très importants lorsqu’il faut transférer des patients dans l’un des deux centres.

De plus, et cela répondra en partie au début de votre question, un centre pour grands brûlés nécessite une réanimation spécialisée, des chirurgiens plasticiens et du personnel hautement formés, des blocs opératoires et des équipements spécifiques, ce niveau d’exigence est donc très coûteux.

Concernant les principales étapes du parcours de soins des grands brûlés en France, cela commence par le transfert vers des centres de traitement des brûlés autorisés qui disposent de services de réanimation, chirurgie reconstructrice et soins spécialisés sur le même site. Une fois le patient transféré, les priorités sont notamment de protéger ses fonctions vitales mais aussi de gérer sa douleur et de lutter contre les possibles infections – cela nécessite donc une surveillance continue.

Une fois le patient stabilisé commence alors un long processus afin de débrider les tissus et d’entamer une ou des greffes de peau (cela peut nécessiter plusieurs interventions). Puis, selon les cas, le patient peut être transféré dans un service en soins de suite et de réadaptation spécialisé pour les brûlés. L’objectif est d’optimiser la cicatrisation, de récupérer de la mobilité mais aussi de soutenir la santé mentale des blessés. La rééducation peut, en fonction de la gravité des blessures, durer plusieurs mois voire plusieurs années.

Sur RTL vendredi matin, Stéphane Ganzer, le chef de la sécurité du canton du Valais, s’est dit « surpris » par le chiffre de 47 morts avancé hier par l’ambassadeur italien en Suisse, et que vous évoquez dans votre question. « Ce n’est pas les mêmes chiffres que nous avons, nous. C’est souvent le cas dans les premières heures qui suivent des événements comme ça », a-t-il précisé.

Si les différents représentants des autorités suisses ont semblé, lors des deux conférences de presse d’hier, à la fois choqués, émus et très prudents dans leur prise de parole, ils n’ont pas donné l’impression d’avoir été dépassés par la gestion de l’incendie.

Comme l’a rappelé le commandant de police du canton du Valais, Frédéric Gisler, l’envoi de secours a été rapide et massif après la première alerte – l’ensemble des 115 blessés avaient été pris en charge quatre heures environ après le début de l’incendie. La piste d’un attentat a très rapidement été écartée. Le système de santé du canton, malgré une « extrême tension » de ses capacités, selon un responsable du gouvernement local, a tenu. Par ailleurs, le transfert vers l’étranger de grands brûlés, qui ne pouvaient pas tous être pris en charge en Suisse du fait de la spécificité de leurs blessures, a été également rapide.

L’enjeu politique des suites de ce drame semble déjà se déplacer de la réaction des autorités vers ce qui a pu faire défaut en termes de prévention. « Nous devons tout mettre en œuvre pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas », a d’ailleurs d’emblée commenté le président de la confédération, Guy Parmelin, jeudi.

Dans ce contexte, la communication d’une « quarantaine » de morts semble volontaire. Du fait de l’extrême complexité à identifier les dépouilles des victimes dans le sous-sol du bar, il est possible que les autorités préfèrent ne pas s’engager sur un nombre de morts qui pourraient avoir à évoluer rapidement ensuite. Nous verrons si une nouvelle communication a lieu dans la journée sur ce sujet.

« Souvent les personnes ne peuvent pas parler, elles ne peuvent pas s’identifier, elles n’ont pas de papier d’identité sur elles » : Stéphane Ganzer, le chef de la sécurité du canton du Valais en Suisse, a relaté sur RTL, vendredi matin, la difficulté rencontrée par les autorités pour préciser le bilan des victimes de l’incendie et les identifier, du fait de la gravité de leurs blessures.

Pour la plupart grands brûlés, les 115 blessés – « entre 80 et 100 d’entre eux sont vraiment en urgence absolue », a déclaré M. Ganzer – ont été transportés dans plusieurs centres hospitaliers de Suisse, mais aussi en Allemagne et en Italie. Plusieurs blessés français ont été transférés en France, notamment à Lyon et à Paris, selon le conseiller d’Etat.

« Le bilan est terrible, et il est peut-être en train de s’aggraver », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que de nouvelles informations à ce sujet pourraient être collectées dans la journée.

Un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) s’est rendu dans la cellule de crise installée, dès jeudi, dans le centre des congrès situé à quelques centaines de mètres du bar incendié. Le lieu est un peu excentré par rapport aux ruelles passantes et commerçantes. La zone est interdite à la presse ; l’entrée, barrée par des policiers. Là, des familles de victimes sont reçues.

Un volontaire de l’UNIP, l’unité d’intervention psychosociale de Neuchâtel, se penche sur une adolescente au regard planté dans le sol, afin de lui parler.

Dans une salle plus en retrait, un autre volontaire vêtu d’une chasuble bleue s’agenouille et s’adresse à un couple à l’air éprouvé. Dans ce centre improvisé, policiers, protection civile, ou encore diplomates tentent d’orienter des proches désemparés.

« Nous devons être efficaces pour tout entreprendre (…), et pour les parents qui attendent les proches, qui ne savent pas ce qu’il se passe, l’identification », assurait jeudi après-midi Guy Parmelin, le président de la Confédération suisse, lors d’une conférence de presse, évoquant « le travail extrêmement difficile » mené par les spécialistes.

Concernant « les personnes qui sont intervenues sur le plan psychologique, il y a ceux qui ont vu les scènes, ceux qui ont aidé et ceux qui vont encore le faire. Je vous prie de croire que c’est quelque chose qui va être de longue durée », a ajouté M. Parmelin.

Des aumôniers sont aussi présents dans la cellule de crise. « On s’est tout de suite mobilisés pour soutenir toutes les familles, de toutes les confessions (…). On a préparé des soupes, des repas », puis « nous sommes venus dans la cellule », « invités par les forces de l’ordre », explique à l’AFP le rabbin de la communauté juive de Crans-Montana et du Valais, Levi Pevzner.

Bonjour à toutes et à tous,Nous reprenons ce direct au lendemain de l’incendie de Crans-Montana. Les autorités n’ont pas communiqué de nouveaux bilans depuis la conférence de presse d’hier : une quarantaine de personnes sont mortes, selon la police, et 115 sont blessées.

Nous vous tiendrons informés ici des développements au cours des prochaines heures, et nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.

L’enquête et l’identification des victimes vont se poursuivre, vendredi, après l’incendie qui a fait une quarantaine de morts et plus de cent blessés dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana pendant la nuit du Nouvel An. L’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, a déclaré à l’Agence France-Presse que 47 personnes étaient mortes, ce que les autorités suisses n’ont pas encore confirmé.

D’importants moyens sont mobilisés « pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible », a déclaré Beatrice Pilloud, la procureure générale du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. « Ce travail pourra prendre plusieurs jours », a précisé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler. Une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès de Crans-Montana pour recevoir et orienter les familles.

Les autorités n’ont pas précisé combien de personnes étaient portées disparues. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a rapporté qu’une « quinzaine d’Italiens » avaient été blessés, et qu’autant étaient toujours portés disparus.

Le nombre de personnes présentes dans le bar, qui pouvait en contenir au moins 300 selon son site Internet, reste inconnu. Selon plusieurs témoins, le sous-sol de l’établissement, où l’incendie s’est déclenché, n’est relié au rez-de-chaussée que par un escalier, que certains ont décrit comme étroit. Mais les autorités cantonales ne l’ont pas confirmé. « En ce qui concerne l’étroitesse de l’escalier, j’ai vu l’escalier. J’ai été constater également sur place. Qu’est-ce qu’un escalier étroit, en fait, finalement ? », a réagi, jeudi, Mme Pilloud.

« L’enquête sera aussi là pour déterminer s’il y a toutes les normes de sécurité qui ont été respectées ou si tel n’est pas le cas », a-t-elle poursuivi, précisant qu’il était « trop tôt » pour commenter la conformité des sorties de secours, et plus généralement celle des locaux, et si les démarches nécessaires avaient été effectuées avant d’organiser cette soirée.

En outre, la clientèle du bar étant habituellement jeune, et certains s’interrogent sur la présence éventuelle de mineurs au moment du drame. « Vous pouvez imaginer qu’une nuit de la Saint-Sylvestre, en station, la population est sans doute assez jeune. De là à parler de mineurs, je ne m’avancerai pas, mais effectivement il s’agit d’une population festive, donc jeune », a déclaré Stéphane Ganzer, le conseiller d’Etat (ministre régional) du Valais, chargé de la sécurité.

Neuf Français ont été blessés dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana et huit autres ne sont pas encore localisés, selon un nouveau bilan communiqué jeudi soir par le ministère des affaires étrangères. A ce stade, « on ne peut exclure que des ressortissants français figurent parmi les victimes de l’incendie, dont l’identification est encore en cours », a ajouté le ministère dans un communiqué.

Par ailleurs, trois blessés ont été transférés vers des hôpitaux français, à Lyon et à Paris. « Deux sont des patients français et un est de nationalité suisse », a précisé le porte-parole du Quai d’Orsay sur Franceinfo TV.

Au total, « le ministère de la santé a mobilisé 19 lits, 15 lits adultes et quatre lits enfants pédiatriques, pour pouvoir accueillir, si les autorités suisses le souhaitent et en ont besoin, des blessés », a-t-il ajouté. Des transferts de blessés vers des hôpitaux français sont en cours, a précisé le Quai d’Orsay.

Six Français ont été blessés dans l’incendie du bar de Crans-Montana en Suisse et huit autres ne sont pas encore localisés, selon un nouveau bilan communiqué jeudi soir par le porte-parole du ministère des affaires étrangères.

« Des transferts de blessés, notamment de grands brûlés, sont en cours d’organisation », a précisé dans la soirée à l’Agence France-Presse le cabinet de la ministre de la santé, Stéphanie Rist. « A ce stade, le nombre de personnes concernées n’est pas stabilisé et les informations relatives à leur lieu d’hospitalisation ne peuvent être communiquées, dans le respect du secret médical », a ajouté le cabinet.

Des drapeaux en berne pendant cinq jours sur le Palais fédéral – le siège du gouvernement et du Parlement à Berne – et des condoléances à la place du traditionnel message de vœux. Pour son premier jour à la tête de l’Etat pour une année, selon le système de présidence tournante en vigueur en Suisse, le président de la Confédération, Guy Parmelin, a souligné, jeudi soir 1er janvier, « l’épouvantable contraste, la cruelle ironie, de délivrer à la population un autre message que celui, serein et apaisé », qu’il avait prévu. A la place, c’est pour déplorer « une des pires tragédies que notre pays ait connues » qu’il s’est rendu sur le lieu de la catastrophe, dans la station huppée de Crans-Montana, ultra-fréquentée à cette période de l’année. L’incendie, d’origine encore inconnue, a fait une quarantaine de morts et 115 blessés, la plupart grièvement, selon un bilan provisoire. Neuf Français ont été blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon un bilan communiqué jeudi soir par le ministère des affaires étrangères.

Trois jeunes Italiens blessés qui étaient hospitalisés à Sion, en Suisse, ont été transférés dans l’après-midi par hélicoptère vers le centre des grands brûlés de l’hôpital de Niguarda, à Milan, a fait savoir le conseiller régional chargé des affaires sociales de la Lombardie.

« Il s’agit de trois jeunes : une jeune femme de moins de trente ans et deux adolescents de seize ans. (...) Ils sont intubés, leur état est donc stable », a déclaré à la presse Guido Bertolaso, précisant qu’ils présentaient des brûlures « sur 30 à 40 % de leur corps ».

Deux autres patients italiens « très jeunes » hospitalisés en Suisse à Berne et Zurich − qui « ne peuvent pas être transportés pour le moment » compte tenu de leur « état critique » − pourraient être transférés plus tard à Niguarda, selon M. Bertolaso.

« Dans notre centre des grands brûlés, nous disposons de 18 lits. Nous les avons tous libérés et nous avons rappelé tout le personnel », a-t-il poursuivi, soulignant que d’autres Italiens − en train d’être recensés − étaient actuellement hospitalisés dans différents hôpitaux suisses.

Le FC Metz a déclaré jeudi soir que Tahirys Dos Santos, joueur stagiaire du club, figure parmi les blessés de l’incendie. « Grièvement brûlé, le jeune Grenat âgé de 19 ans a été transféré par avion en Allemagne, où il est actuellement soigné », a précisé dans un communiqué le club de football.

Se disant « sous le choc », le FC Metz apporte « son entier soutien à sa famille, et œuvre, en collaboration avec les autorités médicales, pour permettre de rapatrier Tahirys à l’hôpital de Mercy, près de chez lui ».

« Deux Français figurent parmi les blessés. Ils ont été immédiatement pris en charge par les services de secours », avait fait savoir plus tôt le ministère des affaires étrangères français dans un communiqué, précisant rester en contact « avec les autorités suisses au cas où d’autres ressortissants seraient concernés ».

Emmanuel Macron a annoncé jeudi que la France accueillait dans ses hôpitaux « des blessés » de l’incendie en Suisse qui a fait une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés.

« La France accueille des blessés dans ses hôpitaux et se tient disponible pour toute aide. Merci aux équipes et aux soignants mobilisés », a écrit le président français sur le réseau X après s’être entretenu par téléphone avec le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin.

Le président français n’a pas précisé combien de blessés étaient accueillis en France ni dans quels hôpitaux. « Nos pensées accompagnent les familles », a ajouté le chef de l’Etat qui exprime la « solidarité » de la France avec son voisin suisse et déplore un « bilan (...) terrible ».

Au moins deux Français figurent parmi les blessés, selon le ministère des affaires étrangères français. Les propriétaires du bar de la station de ski sont par ailleurs un couple de Français, a appris l’Agence France-Presse de sources concordantes.

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