Lors d’une prise de parole devant plusieurs invités du secteur à la Maison Blanche, le président américain a aussi déclaré : « Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela ».
Donald Trump a prévenu vendredi que les groupes pétroliers intéressés par l’exploitation des immenses réserves vénézuéliennes en hydrocarbures devaient faire affaire avec Washington, et non Caracas. « Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela », a dit Donald Trump lors d’une rencontre à la Maison Blanche avec des dirigeants du secteur.
Moins de deux heures après vous avoir annoncé la fermeture de ce direct, force est de constater que l’actualité liée au Venezuela connaît des développements extrêmement rapides. Donald Trump a pris la parole depuis la Maison blanche, il y a quelques minutes, pour annoncer que les Etats-Unis décideront quelles entreprises pourront exploiter le pétrole au Venezuela.
Devant plusieurs invités du secteur, le président américain a aussi dit : « Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela ».
Ces propos, qui seront suivis de réactions des entreprises concernées, nous poussent à relancer dès maintenant notre suivi de la situation en direct.
Nous fermons ici ce direct consacré, depuis samedi 3 janvier, à l’enlèvement de Nicolas Maduro et aux suites diplomatiques de l’intervention américaine au Venezuela.
Notre rédaction reste mobilisée pour en couvrir les conséquences, pour les Etats-Unis comme pour le reste du monde. Vous pouvez notamment suivre les publications à venir sur la page de notre site rassemblant les sujets internationaux.
Merci à toutes et tous pour votre lecture et votre participation. A bientôt !
Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dit espérer « rapprocher les positions » entre la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et l’opposition, menée par Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil à Madrid, à l’issue d’entretiens avec les deux dirigeants.
« Nous souhaitons accompagner le pays dans cette nouvelle étape et contribuer à rapprocher les positions. C’est le message que j’ai transmis à Delcy Rodriguez et Edmundo Gonzalez Urrutia », a-t-il déclaré sur le réseau social X.
Le Venezuela a évoqué des discussions « exploratoires » avec les Etats-Unis en vue du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, rompues depuis 2019, selon un communiqué du ministre des affaires étrangères Ivan Gil.
Le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, en place depuis la capture par les Etats-Unis de Nicolas Maduro, « a décidé d’entamer un processus exploratoire de nature diplomatique avec le gouvernement des Etats-Unis, visant à rétablir les liens diplomatiques entre les deux pays », dit le communiqué.
Ivan Gil a par ailleurs confirmé que des diplomates américains sont à Caracas. « Ils se sont rendus à Caracas pour effectuer un premier diagnostic en vue d’une reprise progressive des opérations » diplomatiques américaines au Venezuela, avait annoncé auparavant un porte-parole du département d’Etat américain.
Le président colombien, Gustavo Petro, a demandé à la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, de joindre leurs forces contre le narcotrafic, arguant que ce sujet était devenu « l’excuse parfaite » pour justifier une « agression » contre les pays d’Amérique latine.
M. Petro invite Mme Rodriguez à agir « ensemble » afin que les barons de la drogue soient « vaincus par les peuples unis ».
De puissantes guérillas financées par le trafic de cocaïne opèrent à la frontière entre la Colombie et le Venezuela.
L’opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, a appelé à la reconnaissance « explicite » de sa victoire à la présidentielle de 2024, officiellement remportée par Nicolas Maduro.
« La reconstruction démocratique au Venezuela est conditionnée par la reconnaissance explicite des résultats des élections du 28 juillet 2024 », a-t-il assuré lors d’un entretien téléphonique avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, selon un communiqué publié par son équipe.
Visé par un mandat d’arrêt émis par les autorités vénézuéliennes, Edmundo Gonzalez Urrutia avait fui son pays en septembre 2024 et trouvé refuge à Madrid. L’opposition vénézuélienne, qui a publié les procès-verbaux de bureaux de vote – qualifiés de faux par le pouvoir – assure qu’il est le vainqueur légitime de la présidentielle.
Des diplomates américains se sont rendus à Caracas pour envisager de rouvrir l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela, fermée depuis 2019, ont déclaré un responsable sous le couvert de l’anonymat à l’Agence France-Presse et un porte-parole du département d’Etat américain au New York Times.
John McNamara, plus haut diplomate de l’ambassade américaine dans la Colombie voisine, et d’autres diplomates « se sont rendus à Caracas pour effectuer un premier diagnostic en vue d’une reprise progressive des opérations » diplomatiques américaines au Venezuela, a déclaré le responsable américain à l’AFP ; une annonce confirmée par un porte-parole du département d’Etat au quotidien américain.
Le New York Times rappelle que « les Etats-Unis n’ont plus d’ambassadeur au Venezuela depuis 2010, et ont suspendu leurs activités à l’ambassade et retiré tout leur personnel en 2019 ».
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé que son gouvernement œuvrait à « renforcer la coordination » en matière de sécurité avec les Etats-Unis, au lendemain de déclarations de Donald Trump disant vouloir mener des frappes au sol contre les cartels, notamment mexicains.
« J’ai demandé, hier, au ministre des affaires étrangères Juan Ramon de la Fuente de prendre directement contact avec le secrétaire d’Etat et, si nécessaire, de s’entretenir avec le président Trump afin de renforcer la coordination » dans le cadre d’un accord binational existant en matière de sécurité, a déclaré la présidente lors de sa conférence de presse matinale habituelle.
Mme Sheinbaum a affirmé que le secrétaire d’Etat américain avait évoqué « la bonne coordination en matière de sécurité qui existe avec le Mexique ».
Le ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a annoncé s’être entretenu avec son homologue américain Marco Rubio « sur la situation au Venezuela », une première depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.
« J’ai discuté avec Marco Rubio de la situation au Venezuela. L’Espagne est engagée auprès du peuple vénézuélien dans cette nouvelle phase », a écrit le ministre espagnol sur le réseau social X.
Après l’opération, l’Espagne, où vivent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens, avait proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre Caracas et Washington, une offre jusque-là ignorée par Donald Trump.
« Je suis profondément heureux de voir les étreintes de ceux qui ont déjà retrouvé leurs proches », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant penser « à toutes les familles qui attendent un appel ».
Selon le Wall Street Journal, les garde-côtes américains ont arraisonné un cinquième pétrolier tôt vendredi matin et continuaient de surveiller d’autres navires qui tentent d’échapper au blocus américain visant les pétroliers sanctionnés à destination et en provenance du Venezuela, selon des responsables américains.
L’opération a été confirmée, à la mi-journée, par le commandement sud de l’armée américaine, qui supervise les activités militaires des Etats-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes et a écrit sur X : « Une fois de plus, nos forces interagences conjointes ont envoyé un message clair ce matin : “Il n’existe aucun refuge sûr pour les criminels.” » Le message précise que l’opération a permis d’appréhender sans encombre le navire Olina en mer des Caraïbes.
L’Olina a été saisi « tôt ce matin » dans « les eaux internationales de la mer des Caraïbes » alors qu’il « était parti du Venezuela en cherchant à échapper aux forces américaines », a également ajouté sur X, Kristi Noem, la ministre de la sécurité intérieure américaine.
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est loin d’être en crise et est prête à défendre ses pays membres, a assuré vendredi le commandant suprême des forces alliées en Europe, malgré les menaces de Donald Trump de s’emparer de force du Groenland, territoire autonome du Danemark.
« Jusqu’à présent, cela n’a eu aucun impact sur mon travail au niveau militaire, donc je dirais simplement que nous sommes prêts à défendre chaque » centimètre de l’Alliance, a déclaré le général américain Alexus Grynkewich, en déplacement en Finlande. « Je considère que nous sommes loin d’être en situation de crise à l’heure actuelle », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les déclarations du président américain, le commandant suprême Grynkewich n’a pas souhaité s’épancher sur « l’aspect politique » de la question groenlandaise. « Nous essayons de dissuader toute action contre le territoire de l’Alliance. Je pense que nous y parvenons. Nous le constatons chaque jour », a-t-il toutefois souligné.
D’après le journal, qui cite des responsables américains anonymes et la société Vanguard, spécialisée dans la sécurité maritime et le suivi des navires, le pétrolier visé vendredi était l’Olina. Le navire, précédemment nommé Minerva M, avait été sanctionné par les Etats-Unis pour son rôle dans le transport de pétrole russe. Cette décision risque d’exacerber les tensions entre Washington et Moscou, quelques jours après que les Etats-Unis ont saisi un navire qui revendiquait la protection de la Russie.
« Les cinq compatriotes libérés hier [jeudi] au Venezuela sont de retour en Espagne », s’est félicité sur le réseau social X le ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, évoquant « un jour heureux ».
Le chef de la diplomatie espagnole avait précisé dans la matinée à la télévision que Madrid était en contact « depuis de nombreux mois » avec Caracas pour obtenir leur libération. « C’est désormais une réalité », s’était-il réjoui, ajoutant que les cinq prisonniers libérés, parmi lesquels la célèbre militante et avocate binationale Rocio San Miguel, étaient « en bonne santé ».
M. Albares a également annoncé « la possible libération » d’un sixième ressortissant espagnol, qui « pourrait être remis en liberté dans les prochaines heures ou dans les prochains jours », sans révéler son nom ni préciser le nombre total d’Espagnols toujours emprisonnés au Venezuela. Les autorités vénézuéliennes avaient annoncé jeudi avoir libéré de « nombreux prisonniers », dont des étrangers.
Depuis l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier, dans un raid américain, une question taraude les entreprises européennes – dont Maurel & Prom (France), Eni (Italie) et Repsol (Espagne) : vont-elles être à nouveau autorisées à exporter des hydrocarbures en provenance du Venezuela ?
En mai 2025, pour renforcer la pression sur la République bolivarienne, le Bureau américain de contrôle des avoirs à l’étranger (Office of Foreign Assets Controls, OFAC) avait révoqué les licences dont ces entreprises disposaient du temps de la mandature de Joe Biden. Une seule dérogation avait été accordée, en juillet 2025, à la major américaine Chevron, elle aussi présente dans le pays.
Pour le moment, le blocus naval instauré par Washington en décembre pour bloquer les exportations de pétrole vénézuélien reste en place. Pour autant, les autorités américaines se sont dites prêtes à lever leurs sanctions « de manière sélective » afin de permettre la vente de brut du Venezuela sur les marchés mondiaux.
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