Les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, qui ont en tout 350 engins selon la préfecture, exigent des « actes concrets et immédiats » du gouvernement, notamment l’entrée en vigueur de la loi Duplomb.

Un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs est entré dans la capitale peu avant 6 heures, et a vite été rejoint par des dizaines d’autres véhicules. Le mouvement ambitionne de faire débarquer plusieurs centaines de tracteurs dans Paris.

Entrés par la porte Dauphine et escortés par des camions de CRS, ils doivent parcourir de grandes artères de la capitale. A 6 h 15, ils remontaient vers l’avenue Foch en direction de l’Arc de Triomphe, en klaxonnant abondamment. « Pas de pays sans paysan », « pas de paysan = > pas d’alimentation », peut-on lire sur un panneau accroché à l’un des tracteurs.

Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris, passe par les Champs-Elysées et les mènera ensuite à l’avenue George-V et au pont de l’Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d’Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.

Le barrage que tiennent les agriculteurs depuis un mois sur l’A64 près de Toulouse est en cours de démantèlement par les forces de l’ordre, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.

« Nous sommes encerclés par les gendarmes », a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 » qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.

Les blindés des forces de l’ordre déployés en nombre à partir de 4 heures du matin, maintiennent les journalistes à l’écart du barrage, a constaté l’AFP.

M. Bayle, éleveur de Haute-Garonne, sur place avec une cinquantaine d’agriculteurs a rapporté que les véhicules de gendarmerie ont détruit le mur de bottes de paille érigé en travers de l’autoroute Toulouse-Bayonne, coupée dans les deux sens depuis un mois à hauteur de la sortie 27 à Carbonne (Haute-Garonne). « On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste », a ajouté Bertrand Loup, autre cadre des « Ultras de l’A64 », présent sur le barrage. Il précise que les agriculteurs invitent le préfet de Haute-Garonne à venir sur place pour « discuter ».

« La préfecture m’a dit que l’Etat a répondu à nos demandes », a encore déclaré M. Bayle, qui avait été informé de la décision préfectorale de démanteler le barrage. « Mais ce n’est pas vrai, le protocole d’abattage n’a pas été modifié, et rien sur les céréales ».

Les « Ultras de l’A64 » avaient lancé à Carbonne la mobilisation agricole en janvier 2024, qui avait fait tache d’huile dans toute la France.

Cet hiver, c’est l’abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège) en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions de l’hexagone. L’accroissement du coût des engrais ou encore l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé sont d’autres motifs de la mobilisation.

« Environ 350 tracteurs » ont été « recensés » pour la mobilisation agricole mardi à Paris des agriculteurs et 150 sont déjà entrés dans la capitale, par la Porte Dauphine, a fait savoir la préfecture de police de Paris peu après 7 heures.

Ces tracteurs arrivent du Nord, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne, a précisé la préfecture de police. Ils sont escortés par la police, qui ne rapporte aucun incident, et avancent en direction du quai d’Orsay où ils doivent se rassembler.

Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à une nouvelle journée de colère des agriculteurs.

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