L’Allemagne, la Suède et la Norvège font aussi partie de la manœuvre déclenchée en soutien au Danemark. Après une réunion à Washington, mercredi, Copenhague a acté un « désaccord fondamental » avec les Etats-Unis sur l’avenir du territoire autonome.
« Nous ne sous-estimons pas les déclarations [de Donald Trump] sur le Groenland », a fait savoir le président français en conseil des ministres, mercredi, alors que le président des Etats-Unis affirme depuis des semaines ses visées sur le Groenland.
« Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites », a déclaré Emmanuel Macron, selon les propos rapportés devant la presse par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « La France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté », a-t-il ajouté.
Les intentions du président américain « sont sérieuses et (…) doivent désormais être prises très au sérieux », a appuyé le premier ministre, Sébastien Lecornu, devant l’Assemblée nationale, lors des questions aux gouvernement. Il a redit que la France était « dans une pleine solidarité avec le Danemark et les autorités légitimes du Groenland », expliquant à « ceux qui pourraient être fascinés par la force ou l’épreuve de force » que « la défense de la souveraineté des autres pays conditionne la protection de notre propre souveraineté ».
Par Flavie Holzinger, Julie Cassotti
Cette ancienne colonie du Danemark, peuplée de 57 000 habitants pour 2,2 millions de kilomètres carrés, est l’une des rares régions inexploitées de la planète. Outre ses formidables réserves en terres rares, sa position est rendue éminemment stratégique par la fonte des glaces qui s’accélère. La convoitise américaine, maintes fois exprimée par Donald Trump, n’est cependant pas nouvelle. Washington dispose déjà d’une importante présence militaire sur l’île.
Les intentions du président américain, Donald Trump, en particulier sur le Groenland, « doivent être prises au sérieux », a affirmé le premier ministre, Sébastien Lecornu, mercredi 14 janvier devant l’Assemblée nationale. « Il est clair que les intentions de l’administration Trump sont sérieuses et qu’elles doivent désormais être prises très au sérieux et que nous ne devons absolument pas sous-estimer la parole du président américain », a-t-il déclaré.
Devant les députés, le chef du gouvernement français a rappelé que la France était « dans une pleine solidarité avec le Danemark et les autorités légitimes du Groenland », dont les Etats-Unis menacent de s’emparer. « La défense de la souveraineté des autres pays conditionne la protection de notre propre souveraineté », a-t-il fait valoir, en insistant sur la nécessité pour la France d’avoir un budget pour financer son « autonomie stratégique ».
« Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland. Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites », a dit le président français, Emmanuel Macron, en conseil des ministres, selon les propos rapportés devant la presse par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « Et la France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté », a-t-il ajouté.
Peu avant l’annonce de la France, l’Allemagne avait dit envoyer des soldats pour participer à une « exploration du Groenland » de jeudi à samedi avec d’autres nations européennes, afin de soutenir le Danemark.
« L’objectif est d’examiner les conditions-cadres en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité de la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime », a déclaré le ministère de la défense allemand dans un communiqué, ajoutant envoyer jeudi une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr, l’armée allemande, à Nuuk, la capitale groenlandaise.
La Suède a pris la même décision. Les officiers dépêchés sur place « vont préparer les prochaines étapes dans le cadre de l’exercice danois “Operation Arctic Endurance” », a précisé le premier ministre, Ulf Kristersson, sur X, ajoutant qu’ils faisaient partie d’un groupe de militaires de « plusieurs pays alliés ».
Selon les informations du Monde, la Norvège fait également partie de ce groupe – deux soldats de l’armée du pays doivent être mobilisés au Groenland.
Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, ont rencontré, mercredi 14 janvier, le vice-président américain, J. D. Vance, et le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, à Washington, pour une réunion aux lourds enjeux, après que Donald Trump a une nouvelle fois exprimé sa volonté de prendre possession du territoire arctique.
« Il est clair » que Donald Trump « a le désir de conquérir le Groenland », a déclaré M. Rasmussen devant la presse après la rencontre. Il n’est « absolument pas nécessaire » que les Etats-Unis s’emparent du Groenland, a-t-il ajouté, en constatant que Copenhague et Washington ont un « désaccord fondamental » sur l’avenir du territoire autonome.
Selon le ministère des armées au Monde, la France va envoyer un petit détachement militaire au Groenland, dans le cadre d’un exercice « grand froid » avec le Danemark, auxquels d’autres pays alliés doivent participer. Il s’agit de troupes de montagne dont le nombre et la mission exacte devraient être précisés demain, au détour des vœux aux armées du président de la République, prévus sur la base aérienne d’Istres.
Bienvenue dans ce direct consacré au suivi de la situation au Groenland.
Nous vous relaierons ici les principales déclarations diplomatiques sur le sujet, alors que la France et d’autres pays européens viennent d’annoncer qu’ils allaient envoyer des soldats sur place dans le cadre d’un exercice conjoint, en signe de soutien au Danemark face aux menaces répétées de l’administration américaine.
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