Outre le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et Jared Kushner, le gendre du président, de nombreux dirigeants et hauts diplomates assistent à la cérémonie de lancement de cet organisme.
Malgré le revirement de Donald Trump sur le Groenland, les 27 dirigeants de l’Union européenne ont maintenu un sommet d’urgence programmé jeudi soir à Bruxelles, afin de discuter de la meilleure manière de gérer l’imprévisible président américain, alors que la confiance qu’ils pouvaient encore avoir en lui semble irrémédiablement endommagée.
Le dollar stagne jeudi, les investisseurs se montrant quelque peu rassurés par le renoncement du président américain d’employer la coercition économique ou militaire pour s’emparer du Groenland.
Vers 11 h 50 à Paris, le billet vert lâchait à peine 0,03 % à la monnaie unique européenne, à 1,1689 dollar pour un euro, et perdait 0,22 % face à la devise helvétique, considérée comme une valeur refuge, à 0,7937 franc suisse pour un dollar.
Le président américain a affirmé devant l’instance du Conseil de la paix qu’il a lancé à Davos, que l’Iran souhaitait entamer des discussions avec les Etats-Unis, et que Washington était disposé à le faire.
Il a rappelé que les Etats-Unis avaient frappé des sites d’enrichissement d’uranium iraniens l’an dernier pour empêcher Téhéran de fabriquer une arme nucléaire. « On ne peut pas laisser faire ça », a-t-il dit. « Et l’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons », a-t-il ajouté.
Devant le Conseil de la paix qu’il a créé et réuni pour la première fois à Davos, le président américain a affirmé que la guerre israélo-palestinienne à Gaza « touch[ait] réellement à sa fin », et que la présence du Hezbollah au Liban se résume à « des vestiges ».
Concernant Gaza, Donald Trump a déclaré : « Il ne reste plus que quelques petits incendies. Nous pouvons les éteindre très facilement. »
Les membres du Hamas « doivent déposer les armes, et s’ils ne le font pas, ce sera leur fin », a déclaré Donald Trump, ajoutant que le groupe islamiste « est né le fusil à la main ».
La liste des participants, selon le programme du forum, fait la part belle au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud. En revanche, elle manque cruellement d’alliés européens majeurs des Etats-Unis, et la liste complète des membres n’est, par ailleurs, toujours pas connue.
Donald Trump a signé jeudi à Davos la charte fondatrice de son « conseil de la paix », quelques instants après avoir assuré que cette instance travaillerait « en coordination » avec les Nations unies.
« Félicitations, président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle », a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d’un parterre de dirigeants ayant accepté l’invitation de Washington à rejoindre l’institution.
Gaza est l’endroit « où le conseil de la paix a vraiment débuté (…) Je pense que nous pourrons l’étendre à d’autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza », a fait valoir Donald Trump.
« Une fois que le conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies », a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l’ONU de n’avoir « pas utilisé » le « formidable potentiel » dont elle dispose.
Le secrétaire général de l’OTAN ne peut négocier au nom du Danemark sur le Groenland, a estimé, jeudi, le ministre de la défense danois, Troels Lund Poulsen, tout en soulignant que Mark Rutte avait travaillé « loyalement à la cohésion » de l’Alliance atlantique.
« Nous avons une ligne rouge claire. Nous ne céderons pas notre souveraineté sur des parties du royaume », a souligné le ministre après l’annonce par Donald Trump d’un projet d’accord sur le Groenland avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
« La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n’a eu lieu hier avec l’OTAN au sujet de notre souveraineté », a déclaré pour sa part la première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, à la télévision danoise.
« Il va de soi que seuls le Danemark et le Groenland eux-mêmes peuvent prendre des décisions concernant les questions relatives au Danemark et au Groenland », avait-elle souligné un peu plus tôt dans un communiqué.
Selon l’Associated Press, sont présents à Davos le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et Jared Kushner, gendre du président et négociateur-clé de son administration sur plusieurs fronts à l’étranger.
Seront également présents à l’occasion du lancement du « conseil de la paix » de Donald Trump des dirigeants ou des hauts diplomates de plusieurs pays, dont le ministre des affaires étrangères d’Arabie saoudite, le prince Fayçal Ben Farhan Al Saoud ; le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev ; le premier ministre arménien, Nikol Pashinyan ; le président du Paraguay, Santiago Peña ; et le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev.
La liste comprend également le président argentin, Javier Milei, et le président indonésien, Prabowo Subianto, tous deux alliés de Donald Trump, ainsi que les dirigeants de plusieurs fonds souverains publics.
Friedrich Merz a mis en garde jeudi contre le danger d’un monde uniquement fondé sur la « puissance », à l’heure où les Etats-Unis « réorganisent radicalement leur politique étrangère et de sécurité ».
« Mon pays, l’Allemagne, a emprunté cette voie par le passé (…) et a entraîné le monde dans un abîme. Gardons donc à l’esprit que notre plus grande force reste la capacité à construire des partenariats et des alliances entre égaux », a affirmé M. Merz, lors du Forum économique mondial de Davos.
« Nous allons protéger le Danemark, le Groenland, le Nord de la menace que représente la Russie », a-t-il poursuivi, saluant l’assurance de Donald Trump de ne pas recourrir à la force pour conquérir le Groenland et le fait que des négociations sur l’île se feront sur la base des principes de la « souveraineté et de l’intégrité territoriale ».
Devant la menace formulée par Donald Trump de droits de douane contre tous les pays qui s’opposeraient à la volonté de faire du Groenland un territoire américain, « il y a eu une réaction très forte, de l’Europe d’abord, de la France, de l’Allemagne et de quelques autres, du Canada », a noté M. Lescure, interrogé sur la radio française RTL.
« Et je pense que cette fermeté a commencé à convaincre le président américain qu’il fallait trouver d’autres voies et moyens que la force », car « la fermeté aujourd’hui, dans un monde où la loi du plus fort a tendance parfois à s’imposer, c’est important », a-t-il poursuivi.
M. Lescure a, par ailleurs, confirmé que la France n’avait aucune intention d’intégrer le conseil de la paix proposé par M. Trump, et qu’elle privilégiait le cadre des Nations unies pour régler les différends diplomatiques. « Nous considérons que l’organisation des Nations unies, c’est le Conseil de la paix », a-t-il expliqué.
A 10 h 30, Donald Trump doit participer à la cérémonie de signature de la charte fondatrice d’un conseil de la paix à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU ➡️ Il avait initialement été conçu pour superviser la reconstruction de Gaza, mais le projet de charte prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.
Après le lancement de ce conseil de la paix, le président américain a prévu de rencontrer, à Davos, Volodymyr Zelensky. Hier, Donald Trump a affirmé que la Russie et l’Ukraine seraient « stupides » de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu’il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an. Le même président américain a finalement jugé, mercredi encore, que c’était à l’OTAN et à l’Europe de « s’occuper de l’Ukraine », et pas aux Etats-Unis.
Oui, cela peut prêter à confusion. Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l’OTAN, Mark Rutte, « le cadre d’un futur accord concernant le Groenland ». Il y a « encore beaucoup de travail à faire » pour trouver un accord sur le territoire autonome danois, a cependant déclaré à l’Agence France-Presse M. Rutte, après avoir dit, sur la chaîne Fox News, que le sujet du Groenland « n’avait pas été abordé lors de [ses] discussions avec le président » américain. C’est ce que nous évoquons dans le post de 1 h 42 que vous mentionnez.
De plus, lors d’une interview donnée au Forum de Davos, le secrétaire général de l’OTAN a déclaré au rédacteur en chef de Bloomberg News, John Micklethwait, que sa discussion avec Donald Trump avait porté sur la sécurité arctique d’un point de vue « pratique », et sur la manière d’empêcher la Russie et la Chine d’accéder au territoire autonome danois.
En revanche, l’échange entre Mark Rutte et Donald Trump – qui a précédé l’évocation du sujet d’un éventuel transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik, dans le nord du Groenland, entièrement aux Etats-Unis –, a eu lieu, comme nous le mentionnons dans l’article dont vous parlez et dans ce direct, dimanche dernier.
Le Danemark souhaite poursuivre « un dialogue constructif avec ses alliés » à propos du Groenland et de la sécurité dans l’Arctique, mais dans le respect de son « intégrité territoriale », a déclaré jeudi la première ministre danoise, Mette Frederiksen.
« Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas », a déclaré dans un communiqué la cheffe du gouvernement danois, après l’annonce par Donald Trump d’un projet d’accord avec le secrétaire général de l’OTAN.
La porte-parole de l’Alliance atlantique, Allison Hart, a ensuite précisé que « le secrétaire général n’avait proposé aucun compromis sur la souveraineté » du Danemark.
Dimanche 18 janvier, Mark Rutte a échangé par téléphone avec le président américain, avant d’évoquer le lendemain, avec les ministres des affaires étrangères danois et groenlandais au siège de l’OTAN, une solution créative, largement inspirée par le Royaume-Uni : transférer la souveraineté de la base de Pituffik, dans le nord du Groenland, entièrement aux Etats-Unis, en s’inspirant du statut des deux bases souveraines britanniques de l’île de Chypre.
Akrotiri et Dhekelia ont été conservées par la Couronne britannique après l’indépendance de Chypre, en 1960. Et Londres peut y mener ses activités sans interférence du gouvernement chypriote. A Pituffik, l’accord de sécurité de 1951, révisé en 2004, donne de très importants pouvoirs aux Etats-Unis, mais pas la « souveraineté » chère à Donald Trump. « Cela a joué un rôle », pense un diplomate européen, qui a suivi les négociations.
Selon le New York Times, le Danemark pourrait de surcroît céder des parcelles du territoire aux Etats-Unis pour qu’ils y établissent de nouvelles bases militaires, sous souveraineté américaine. Le sujet a été notamment évoqué lors d’une réunion, mercredi, au siège de l’OTAN. Ces éventuels transferts de souveraineté, une question sensible, doivent encore être affinés et acceptés par les Danois et les Groenlandais.
Par Jean-Baptiste Chastand, Allan Kaval, Jakub Iwaniuk, Cécile Ducourtieux
Bien qu’elle eût été annoncée à l’habituelle conférence de presse des Patriotes pour l’Europe, organisée mardi 20 janvier au Parlement européen, à Strasbourg, la vice-présidente du groupe et eurodéputée hongroise Kinga Gal ne s’est finalement pas présentée aux côtés de Jordan Bardella. Cette membre du Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orban, n’a ainsi pas eu à écouter le discours flamboyant de l’eurodéputé français, chef du Rassemblement national et président du groupe des Patriotes pour l’Europe, qui a fermement condamné la « logique de vassalisation » imposée par Donald Trump sur le Groenland et le risque de « grave précédent » que constituerait une annexion américaine du territoire autonome danois. M. Bardella a ajouté que « l’Union européenne [UE] n’a pas le droit de se taire ».
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Curated by Marcus Thompson






