Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Condamnée en première instance à une inéligibilité de cinq ans applicable immédiatement, l’ancienne dirigeante du FN semble avoir renoncé à sa stratégie de défense, qui consistait à nier les faits, pour retrouver en appel une marge de manœuvre, analyse la juriste.
Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 16h28 Temps de Lecture 4 min. Read in English
A l’approche de l’ouverture de son procès en appel, mardi 13 janvier, Marine Le Pen a changé de ton. Inhabituel, presque suspect, son récent silence dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (FN) tranche avec la virulence de ses réactions au lendemain de sa condamnation.
Faut-il y voir le signe d’une résignation après le rejet de tous ses recours devant les juridictions administratives et européenne ? D’une abnégation face aux refus de renvoi de ses questions prioritaires de constitutionnalité au Conseil constitutionnel ? Nous ne le pensons pas. La cheffe de file des députés du Rassemblement national [RN, nouveau nom du FN depuis 2018] n’a pas déposé les armes. D’après les déclarations faites par l’un de ses colistiers à Franceinfo, elle a bien plutôt fait le choix, pour le moins avisé, de se battre différemment. Autrefois désinvolte, celle qui a pris le temps, cette fois-ci, de « décortiquer » le jugement, aura compris que la peine d’inéligibilité prononcée par le tribunal le 31 mars 2025 n’a pas reposé uniquement sur la gravité des faits.
Sa condamnation et le fait, plus précisément, que son inéligibilité de cinq ans ait été déclarée applicable immédiatement s’expliquent aussi – et le jugement le dit très explicitement – par le « système de défense » dont l’intéressée ne s’est pas départie depuis dix ans. Cohérente, tenace, méthodique, la stratégie qu’elle a inlassablement suivie depuis la dénonciation des faits aura été redoutablement efficace… contre elle. Bien malgré elle, l’ancienne cheffe du parti a fourni aux juges plus d’éléments qu’il n’en fallait pour qu’ils puissent craindre que, dans la course à la présidentielle – pis encore, une fois élue à la magistrature suprême –, elle ne se livre de nouveau à un usage frauduleux des deniers publics. Ce constat a joué un rôle décisif dans la décision de l’empêcher de candidater sans attendre.
Il vous reste 69.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Ce message s’affichera sur l’autre appareil.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
En cliquant sur « » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui est l’autre personne ? Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?
Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.
Curated by Marcus Thompson






