EN DIRECT, Groeland : les partis groenlandais affichent leur unité face aux revendications de Donald Trump

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EN DIRECT, Groeland : les partis groenlandais affichent leur unité face aux revendications de Donald Trump
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Why it matters

Ce dernier, qui est le seul à avoir gardé une licence au Venezuela, s’est montré un peu plus enthousiaste que son rival.Son vice-président, Mark Nelson, a assuré à M.

Key takeaways

  • »Selon lui, l’accaparement du Groenland est une nécessité, car la Russie et la Chine s’apprêteraient à faire de même, avec des navires militaires à proximité du territoire.
  • Mais la production est faible, plafonnée à 1 million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement qui ont laissé les infrastructures pétrolières en piteux état.Pour M.
  • Vance, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, ou encore le ministre de l’énergie, Chris Wrigh,t participent à la réunion à ses côtés.

Dans une déclaration commune, les dirigeants des cinq partis groenlandais représentés au Parlement local affirment que « l’avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais », alors que le président des Etats-Unis convoite ce territoire.

« Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont réaffirmé, tard vendredi, les partis groenlandais dans une déclaration commune, après que Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis emploieraient « la manière douce » ou « la manière forte » pour acquérir l’immense île arctique.

« L’avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais », ont poursuivi les dirigeants des cinq partis groenlandais représentés au Parlement local.

« Au moins 60 arrestations arbitraires » de personnes ayant célébré la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro sur Internet ou en privé se sont produites au Nicaragua, a rapporté sur le réseau social X l’organisation de défense des droits humains Monitoreo Azul y Blanco.

Les coprésidents du Nicaragua, Daniel Ortega et son épouse, Rosario Murillo, sont des alliés inconditionnels de M. Maduro, emmené de force aux Etats-Unis pour y répondre d’accusations de narcotrafic lors d’une opération militaire américaine au début de janvier.

« Cette nouvelle vague répressive s’exécute sans mandat judiciaire et se base uniquement sur l’expression d’opinions : commentaires sur les réseaux, célébrations privées ou refus de ne pas répéter la propagande officielle », a affirmé l’ONG, qui a dénoncé « une grave violation des droits humains ».

Selon le média en ligne El Confidencial, édité de l’étranger, ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’un « état d’alerte » décrété par Mme Murillo après l’enlèvement de M. Maduro, et qui comprend des opérations de surveillance des quartiers et sur les réseaux sociaux.

Dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, le groupe pétrolier américain ConocoPhillips a assuré avoir apprécié la discussion qui s’est tenue à la Maison Blanche sur « la préparation du Venezuela à accueillir des investissements ».

C’était « une très bonne réunion avec les plus grandes entreprises partout dans le monde », a jugé Donald Trump, à l’initiative de cette rencontre, une semaine après l’opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, à Caracas. Beaucoup d’entreprises américaines du secteur des hydrocarbures étaient représentées, ainsi que l’italienne Eni ou l’espagnole Repsol.

Après la réunion, le ministre de l’énergie américain, Chris Wright, a reconnu que « cela prendrait du temps » pour relancer la production au Venezuela.

Lors de la réunion avec les grands groupes pétroliers et l’administration Trump à la Maison Blanche, l’intervention du président de l’entreprise américaine ExxonMobil, Darren Woods, qui a dit qu’il n’entendait pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements au Venezuela, a jeté un froid.

Dans une scène cocasse, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a alors fait passer à Donald Trump une note, que ce dernier a lue à voix haute, lui conseillant de donner la parole au groupe américain Chevron. Ce dernier, qui est le seul à avoir gardé une licence au Venezuela, s’est montré un peu plus enthousiaste que son rival.

Son vice-président, Mark Nelson, a assuré à M. Trump, friand d’engagements sans réserve dans ses projets, que la multinationale était « très impatiente d’aider [le Venezuela] à construire un meilleur avenir », mais n’a pas donné de détails plus concrets.

ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l’ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l’Etat devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays.

« Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires », a ainsi déclaré Darren Woods, estimant qu’il était « impossible d’y investir » en l’état.

La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a remercié vendredi l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, pour sa « volonté de contribuer à l’élaboration d’un programme de dialogue entre les Etats-Unis et le Venezuela » fondé sur le respect et le droit international. Le Qatar a joué pendant des années le rôle de médiateur dans les négociations entre le Venezuela et les Etats-Unis, et, après le 3 janvier, a proposé une nouvelle fois sa médiation, appelant à « résoudre les différends par le dialogue ».

Mme Rodriguez a réaffirmé, vendredi, son souhait que le Venezuela continue à « faire face à [l’]agression [américaine] par la voie diplomatique », peu après des annonces respectives de Washington et Caracas de leur volonté de renouer des relations diplomatiques.

Merci pour votre question. TotalEnergies a déjà tenté l’aventure vénézuélienne, mais la major française s’est totalement retirée du pays en 2022, cédant pour une somme symbolique sa participation dans un joint-venture à une filiale de la compagnie publique PDVSA. Elle indiquait alors vouloir concentrer ses investissements dans des projets moins carbonés, alors que l’extraction de pétrole dans la région de l’Orénoque est fortement émettrice de gaz à effet de serre. Mais l’hostilité du contexte politique et financier, entre les sanctions américaines et la gestion chaotique des partenaires vénézuéliens, a largement pesé dans sa décision.

Nous vous conseillons la lecture de cet article sur les groupes européens présents au Venezuela. A savoir l’espagnol Repsol et l’italien Eni – lesquels ont aussi été invités à la Maison Blanche vendredi –, et le français Maurel & Prom.

Le Venezuela opposera la « voie diplomatique » à « l’agression criminelle » des Etats-Unis, a affirmé vendredi la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, dans un communiqué. Mme Rodriguez a rendu compte lors d’une rencontre en ligne avec les présidents du Brésil, Lula da Silva, et de la Colombie, Gustavo Petro, et le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, de « la grave agression criminelle, illégale et illégitime perpétrée contre la République bolivarienne du Venezuela » le 3 janvier avec les bombardements américains précédant la capture de Nicolas Maduro.

« J’ai réaffirmé que le Venezuela continuera à faire face à cette agression par la voie diplomatique », a-t-elle ajouté, peu après des annonces de volonté respectives de Washington et Caracas de renouer des relations diplomatiques. Mme Rodriguez a dit partager un point de vue commun de « faire avancer un programme de coopération bilatérale élargi » dans le respect de la souveraineté et du dialogue.

Interrogé par la presse vendredi lors d’une réunion à la Maison Blanche sur le prix qu’il serait prêt à payer pour acquérir le Groenland, Donald Trump a réitéré ses menaces à l’encontre de ce territoire autonome du royaume du Danemark. Refusant d’abord de donner un chiffre, il a assuré qu’il était prêt à négocier, tout en lançant : « Si nous ne pouvons pas le faire de la manière douce, nous le ferons de la manière forte. »

Selon lui, l’accaparement du Groenland est une nécessité, car la Russie et la Chine s’apprêteraient à faire de même, avec des navires militaires à proximité du territoire. Rien n’indique à ce stade que les deux pays nourrissent ce type d’ambition. Tout en assurant apprécier le Danemark, il a dénié à ce pays, membre de l’UE et de l’OTAN, tout droit sur ce territoire.

La volonté de M. Trump de se saisir par la force du Groenland ne fait pas l’unanimité dans son propre camp. Plusieurs sénateurs républicains, pourtant discrets habituellement, ont appelé à mettre fin à la rhétorique prédatrice vis-à-vis d’un allié.

Nicolas Chapuis (New York, correspondant)

En les recevant à la Maison Blanche, Donald Trump tente d’embarquer les grands groupes pétroliers dans sa stratégie de mise sous tutelle du Venezuela.

« Nous allons discuter de la manière dont les grandes entreprises américaines peuvent aider à reconstruire rapidement l’industrie pétrolière vénézuélienne en ruine et à produire des millions de barils de pétrole au profit des Etats-Unis, du peuple vénézuélien et du monde entier », a-t-il affirmé au cours de cette réunion.

« Vous aurez une sécurité totale », a-t-il insisté, une semaine après l’opération militaire américaine qui a mené à la capture du président Nicolas Maduro à Caracas.

Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Mais la production est faible, plafonnée à 1 million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement qui ont laissé les infrastructures pétrolières en piteux état.

Pour M. Trump, il suffit d’exploiter cette manne pour faire baisser encore les cours du brut. Encore faut-il convaincre les majors du pétrole d’investir malgré l’instabilité politique, les questions sur la sécurité et la perspective de lourdes dépenses pour remettre l’outil de production en état.

Le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil, Darren Wood,s a estimé, vendredi, qu’il était « impossible d’investir » au Venezuela au vu des circonstances actuelles, appelant à des « changements importants » dans le pays que Washington veut mettre sous tutelle. « Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires », a-t-il déclaré lors d’une réunion à la Maison Blanche avec Donald Trump.

« Si l’on examine les structures et les cadres juridiques et commerciaux actuellement en place au Venezuela, on constate qu’il est aujourd’hui impossible d’y investir », a assuré Darren Woods, se disant toutefois « convaincu » que la situation pourrait évoluer grâce à l’intervention de Washington.

Seul Chevron dispose aujourd’hui d’une licence au Venezuela. ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l’ancien dirigeant Hugo Chavez imposant que l’Etat devienne actionnaire majoritaire de toutes les entreprises présentes dans le pays.

Donald Trump a prévenu vendredi que les groupes pétroliers intéressés par l’exploitation des immenses réserves vénézuéliennes en hydrocarbures devaient faire affaire avec Washington, et non Caracas.

« Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela », a dit le président américain lors d’une rencontre à la Maison Blanche avec des dirigeants du secteur.

Le vice-président, J. D. Vance, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, ou encore le ministre de l’énergie, Chris Wrigh,t participent à la réunion à ses côtés. Les entreprises représentées, selon la Maison Blanche, sont Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, Continental Halliburton, HKN, Valero, Marathon, Shell, Trafigura, Vitol Americas, Repsol, Eni, Aspect Holdings, Tallgrass, Raisa Energy et Hilcorp.

Moins de deux heures après vous avoir annoncé la fermeture de ce direct, force est de constater que l’actualité liée au Venezuela connaît des développements extrêmement rapides. Donald Trump a pris la parole depuis la Maison Blanche, il y a quelques minutes, pour annoncer que les Etats-Unis décideront quelles entreprises pourront exploiter le pétrole au Venezuela.

Ces propos, qui seront suivis de réactions des entreprises concernées, nous poussent à relancer dès maintenant notre suivi de la situation en direct.

Nous fermons ici ce direct consacré, depuis samedi 3 janvier, à l’enlèvement de Nicolas Maduro et aux suites diplomatiques de l’intervention américaine au Venezuela.

Notre rédaction reste mobilisée pour en couvrir les conséquences, pour les Etats-Unis comme pour le reste du monde. Vous pouvez notamment suivre les publications à venir sur la page de notre site rassemblant les sujets internationaux.

Merci à toutes et tous pour votre lecture et votre participation. A bientôt !

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dit espérer « rapprocher les positions » entre la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et l’opposition, menée par Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil à Madrid, à l’issue d’entretiens avec les deux dirigeants.

« Nous souhaitons accompagner le pays dans cette nouvelle étape et contribuer à rapprocher les positions. C’est le message que j’ai transmis à Delcy Rodriguez et Edmundo Gonzalez Urrutia », a-t-il déclaré sur le réseau social X.

Le Venezuela a évoqué des discussions « exploratoires » avec les Etats-Unis en vue du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, rompues depuis 2019, selon un communiqué du ministre des affaires étrangères Ivan Gil.

Le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, en place depuis la capture par les Etats-Unis de Nicolas Maduro, « a décidé d’entamer un processus exploratoire de nature diplomatique avec le gouvernement des Etats-Unis, visant à rétablir les liens diplomatiques entre les deux pays », dit le communiqué.

Ivan Gil a par ailleurs confirmé que des diplomates américains sont à Caracas. « Ils se sont rendus à Caracas pour effectuer un premier diagnostic en vue d’une reprise progressive des opérations » diplomatiques américaines au Venezuela, avait annoncé auparavant un porte-parole du département d’Etat américain.

Le président colombien, Gustavo Petro, a demandé à la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, de joindre leurs forces contre le narcotrafic, arguant que ce sujet était devenu « l’excuse parfaite » pour justifier une « agression » contre les pays d’Amérique latine.

M. Petro invite Mme Rodriguez à agir « ensemble » afin que les barons de la drogue soient « vaincus par les peuples unis ».

De puissantes guérillas financées par le trafic de cocaïne opèrent à la frontière entre la Colombie et le Venezuela.

L’opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, a appelé à la reconnaissance « explicite » de sa victoire à la présidentielle de 2024, officiellement remportée par Nicolas Maduro.

« La reconstruction démocratique au Venezuela est conditionnée par la reconnaissance explicite des résultats des élections du 28 juillet 2024 », a-t-il assuré lors d’un entretien téléphonique avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, selon un communiqué publié par son équipe.

Visé par un mandat d’arrêt émis par les autorités vénézuéliennes, Edmundo Gonzalez Urrutia avait fui son pays en septembre 2024 et trouvé refuge à Madrid. L’opposition vénézuélienne, qui a publié les procès-verbaux de bureaux de vote – qualifiés de faux par le pouvoir – assure qu’il est le vainqueur légitime de la présidentielle.

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Published: Jan 10, 2026

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